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[Lightroom] Guide du nomadisme

Que vous ayez deux ordinateurs ou pas, il n’est pas rare d’avoir à jongler entre plusieurs machines. Dans tous les cas, se pose toujours le problème du partage des fichiers de travail. Dois-je les placer sur un disque externe ou sur le « Cloud » ? Nous vous proposons aujourd’hui de voir comment mettre en oeuvre chacune de ces solutions avec Lightroom, en comparant leurs avantages et inconvénients.

Elément et rappel important, dans le cadre de l’utilisation qui nous intéresse, ayez à l’esprit que Lightroom ne modifie jamais vos originaux. Pour référencer et traiter vos photos, Lightroom créé une base de données appelée catalogue. C’est elle qui renferme toutes les opérations que vous êtes amené à faire dans chacun des modules.

Attachez-vous à travailler avec des méthodes fiables qui ont fait leurs preuves et posez-vous les bonnes questions…

En d’autres termes, pour travailler sur plusieurs machines avec Lightroom, le catalogue de travail doit impérativement être accessible d’un ordinateur à l’autre. Pour vos photos, si le logiciel permet de travailler sur des vignettes de prévisualisation sans avoir nécessairement besoin d’accéder aux originaux cette caractéristique ne vous sera d’aucune utilité dans le module Développement. Dans ce cas, il faudra aussi veiller à les rendre disponibles.

Partager un catalogue Lightroom avec un disque externe

Dans l’idéal, pour utiliser Lightroom sur 2 ordinateurs, il suffit de placer son catalogue sur un disque dur externe, puis de le connecter sur la machine avec laquelle on doit travailler… Si cette solution peut être envisagée pour de petits catalogues, elle présente certains inconvénients et pas des moindres :

  • Les disques durs nomades, s’ils ont fait des progrès restent relativement lents par rapport à leurs confrères embarqués.
  •  Le simple fait de brancher et débrancher un câble présente le risque de faire vieillir prématurément la connectique.
  • Un disque dur externe est plus facilement voué à être malmené : chocs, vols… D’où l’intérêt de ne pas lui confier vos données sensibles comme vos originaux ou votre catalogue principal.
  • Placer son catalogue sur un disque externe ne règle pas le problème d’accessibilité à vos originaux. Si vous placez ceux-ci sur le disque externe, ils renforceront les problèmes de lenteur et de capacité.

Vous l’avez compris, cette option n’a pas notre préférence. Par contre, il ne faut pas pour autant jeter aux cochons votre disque externe.

Admettons que vous ayez besoin voyager et que vos devez impérativement finir de traiter un lot d’images. Et bien, il est possible de demander à Lightroom de créer un catalogue contenant seulement les données propres à ces photos et l’exporter avec les originaux sur un disque externe. Lightroom extraira de votre catalogue principal, juste les données qui correspondent à votre besoin et créera un nouveau catalogue, plus léger.

De la sorte, vous n’emporterez avec vous que les fichiers qui vous sont nécessaires. De retour de voyage, il suffira de fusionner ce catalogue avec votre catalogue de principal. Voyons en détails comment ça marche.

Cinder et exporter un catalogue

1/ Commencez par connecter votre disque externe à votre fixe puis, dans Lightroom sélectionnez les photos à partager. Enfin, ouvrez le menu « Fichier>Exporter en tant que catalogue ».

2/ Dans la fenêtre de dialogue, validez les options proposées comme ci-dessous.

— Si vous ne devez pas traiter les photos dans le module développement, décochez toutes les cases.

3/ Bien vérifier que l’export est complet avant de quitter Lr et de déconnecter votre disque nomade.

Travailler sur le second ordinateur

4/ Branchez le disque externe sur le second ordinateur et ouvrez le catalogue précédemment créé et travaillez avec.

Fusionner 2 catalogues

5/ De retour chez vous, ouvrez Lightroom sur votre premier ordinateur et connectez y votre disque nomade.

6/ Rendez-vous dans le menu « Fichier>Importer à partir d’un autre catalogue » et validez les options comme ci-dessous.

A savoir

Notez que vous pouvez créer un catalogue sur votre second ordinateur lors d’une séance de prise de vue à l’extérieur de chez vous et commencer le post-traitement. De retour chez vous, il suffira de fusionner les 2 catalogues comme à l’étape 5.

Mise à jour par rapport à Lightroom 5 : L’arrivée des Aperçus dynamiques change la donne… Consultez ce petit complément. Par ici.

 

Partager un catalogue Lightroom sur le « Nuage »

Terme à la mode, le « Cloud » ou « Nuage » pour franciser l’appellation, consiste à placer ses données sur un serveur Web et y accéder d’où on le désire.

Le principe est de créer sur chacune des machines un dossier qui se synchronisera avec les données du serveur Web au travers d’Internet. Le plus connu, le plus simple et plus accessible de ces services est Dropbox. Concrètement, vous placez les données que vous voulez partager dans le dossier Dropbox de votre ordinateur, puis, dès qu’il sera connecté au Web, ils seront envoyés sur le serveur Dropbox. Lorsque celui-ci détectera une autre machine où Dropbox est installé avec vos identifiants, il transférera son contenu vers cette nouvelle machine. Le lien principal permettant cette synchronisation est bien entendu Internet.

Astuce

La synchronisation se fera plus rapidement si vos machines sont connectées à un même réseau, voire sur un même routeur Internet. Attention, Dropbox a besoin que vos deux ordinateurs soient connectés au Web. Toutefois, s’il voit qu’un transfert par LAN est possible, il le fera, vous faisant ainsi gagner un temps appréciable !

 

Remplacer son disque externe par Dropbox

Avec un tel système plus besoin d’un disque dur nomade. Pourtant, nous ne vous conseillons pas de transférer votre catalogue principal sur un disque virtuel tel que Dropbox. Premièrement, parce qu’il grèvera rapidement l’espace disque mis à votre disposition qui est de base de 2Go. Si vous pouvez augmenter la taille de l’espace disque offert par Dropbox pour un tarif relativement raisonnable, il faudra encore disposer d’une connexion internet fiable et rapide. Enfin, il existe un risque de voir apparaître des conflits en cas de synchronisation partielle de vos données dus aux latences de l’accès Internet. Pour nous, le risque est trop élevé et nos tests semblent corroborer nos craintes.

— Ici, Lightroom a détecté un conflit et dupliqué le catalogue incriminé. Il faudra choisir entre l’un ou l’autre et perdre inévitablement une partie de son travail. Cette situation n’étant pas la pire, mais la plus favorable en cas de conflit…

Toutefois, avec certaines précautions, il est possible de remplacer le disque dur externe par la Dropbox. Dans la procédure présentée précédemment, il suffit d’exporter le catalogue dans Dropbox au lieu du disque externe.

Risques et règles de sécurité

Que vous soyez dans une option un ordinateur fixe et 1 portable ou plusieurs ordinateurs fixes, certaines consignes de sécurité doivent être respectées. Et étrangement, si à la première lecture les 2 options semblent se ressembler, les contraintes sont bien différentes. Dans le premier cas de figure, nous partons du principe que votre ordinateur portable est une machine nomade. Elle est presque tout le temps avec vous.  Ce cas de figure est le plus simple et certainement le plus courant. Les règles ici permettent d’éviter que votre catalogue principal et celui qui a été exporté n’entrent en conflit et viennent à ruiner votre travail.

Les consignes à suivre pour une configuration de travail 1 ordinateur fixe et 1 portable

  • Être le seul à travailler avec ses catalogues Lightroom.
  • Connecter les 2 ordinateurs à Internet ou au même réseau (voir capture ci-après) lors de l’exportation du catalogue (étapes 1 à 3), et attendre la fin de la synchronisation de Dropbox sur les 2 machines avant de tout éteindre.
  • Avant de fusionner les catalogues (étapes 5 à 6), connecter les 2 ordinateurs sur Internet ou sur le même réseau et laisser finir la synchronisation entre les dossiers.

Dans le second scénario, celui où vous ne travaillez qu’avec des ordinateurs fixes, les contraintes et risques sont plus élevés. En situation, nous sommes typiquement là dans le cas où vous profitez de votre pause déjeuner pour avancer vos retouches ou votre editing via l’ordinateur du travail ou en déplacement dans une résidence secondaire où vous avez un autre ordinateur. Ici, l’utilisation de Dropbox pose plusieurs problèmes. Le plus gros souci est certainement celui de la sécurité de vos données. Nous avons vu qu’avec Dropbox, vos fichiers sont transférés tant à la fois sur Internet que dans un dossier local de chaque machines. Ayez à l’esprit qu’en cas d’utilisation frauduleuse d’un de ces ordinateurs, vous mettez en périls vos données…

Les consignes à suivre pour une configuration de travail avec plusieurs ordinateurs fixes

  • Être le seul à travailler avec ses catalogues Lightroom.
  • Créez une session sécurisée sur chaque machine avec accès par un mot de passe personnel.
  • Avant de commencer à travailler avec Lightroom, vérifier que l’ordinateur est connecté à son réseau ou au Web et que le dossier Dropbox n’est pas en cours de synchronisation.
  • S’assurer en ouvrant le dossier Dropbox que la date de création et de modification des fichiers est cohérente.
  • Après avoir fermé Lightroom et avant de clôturer votre session sous votre machine, s’assurer que le dossier Dropbox a fini sa synchronisation (au besoin, vérifier la date de modification des fichiers).
  • Avant de fusionner les catalogues (étapes 5 à 6), vérifiez dans le dossier Dropox de votre machine principale que les dates de modification de vos fichiers correspondent à votre dernier travail.

Partager d’autres données de Lightroom qu’un catalogue

Bien qu’il présente une part de risques, le cas où nous ne sommes pas réticents à associer Lightroom à Dropbox, c’est pour partager des plug-ins, des paramètres prédéfinis ou des Templates (Web, Impression, Diaporama…). Ces éléments variant peu, les placer sur Dropbox vous évitera d’avoir à les réinstaller sur chaque machine. Surtout si elles ont des systèmes d’exploitation hétéroclites.

L’idée est de déplacer le dossier qui contient ce petit monde dans le dossier Dropbox et de leurrer Lightroom à l’aide d’un raccourci.

Le dossier à copier dans Dropbox s’appelle « Lightroom ». Selon votre système d’exploitation, il ne se situe pas toujours au même emplacement :

  • Mac Os X Léopard à Lion Mountain : Users/Votre nom ou  « utilisateur »/Library/Application Support/Adobe/Lightroom. Pour les versions Lion et Lion Mountain voir cet article pour pouvoir visualiser la bibliothèque.
  • Windows XP : C:\Documents and Settings\Votre nom ou « Administrateur »\Application Data\Adobe\Lightroom
  • Windows Vista et Seven : C:\Users\Votre nom ou « Administrateur »\AppData\Roaming\Adobe\Lightroom
Une fois le dossier « Lightroom »  copié de votre machine principale vers Dropbox, renommez l’original en « Lightroom-Old ». Vous pourriez l’effacer, mais dans le cas où vous ayez fait une fausse manipulation, il est toujours bon de savoir qu’il est facilement récupérable.
Maintenant, créez un raccourci (ou Alias sous Mac Os) en lieu et place du dossier renommé.

Sur vos autres machines, pas besoin de copier quoi que ce soit. Cherchez, puis renommez juste le dossier « Lightroom » . Enfin, créez en lieu et place un raccourci vers le dossier « Lightroom » qui se trouve dans Dropbox.

Attention !

A l’heure où nous écrivons ces lignes, il semblerait que quelques plug-ins de Timothy Armes ne soient pas compatibles avec le partage de données tel que nous vous le présentons. Nous l’avons alerté sur le sujet, mais sans retour de sa part. Prenez donc garde si vous travaillez par exemple avec Jigasawrus, Impact, Elegance, WSPP Impact ou WSPP Filmstrip. Si vous avez l’un de ces plug-ins, il ne faudra pas déplacer le dossier « Lightroom », mais seulement ceux — les dossiers qu’il contient à l’exception du dossier « Web Gallery » —  et créer des raccourcis pour chacun d’eux…

Conclusion et avis personnel

Nous avons vu qu’assurez une cohérence de travail et d’échange de données avec une configuration en multi-postes reste délicat. Ce n’est pas pour rien qu’Adobe spécifie que Lightroom n’est pas encore apte à travailler en réseau.

Bien entendu, vous trouverez toujours des personnes pour vous dire que ça fonctionne sans problèmes, pourtant, nos essais prouvent le contraire, et nous vous invitons à la plus grande prudence. Amateur, expert ou professionnels, vos clichés sont précieux, alors ne prenez que des risques mesurés. Votre activité photographique est assez chronophage  sans pour autant avoir à venir bidouiller l’informatique pour récupérer vos fichiers.

Si pour vous, devoir travailler avec 2 machines est une réalité à laquelle vous devez trouver des solutions, nous avons deux propositions à vous faire.

La première est de privilégier le partage de votre catalogue principal avec un disque externe comme expliqué au premier chapitre. C’est à notre avis la méthode la moins dangereuse pour vos données.

Notes

On ne le répétera jamais assez, faites des sauvegardes de votre catalogue principal. Pensez aussi à supprimer les plus anciennes sauvegardes pour ne pas encombrer votre disque dur de données inutiles.

La seconde — à vous de voir si cela est intéressant dans votre situation — concerne la mise en application de notre dernière astuce pour partager le contenu du dossier « Lightroom ». Celui qui contient vos Presets, Template et autres. Personnellement, c’est ce que nous ferions… Malheureusement, les plug-ins de Thimothy Armes nous sont trop précieux et comme ils ne sont pas compatibles avec Dropbox, nous attendrons qu’ils le deviennent en nous contentant d’utiliser un disque dur nomade pour le partage du catalogue de travail.

[Astuce] Créer un négatif avec Lightroom, Aperture, NX2, C1 et autres…

Le genre humain est bien étrange. Avez-vous remarqué comme quoi il est rarement satisfait ? Quand il a ce qu’il veut, il lui arrive régulièrement de vouloir son contraire…

Pour anticiper, combler ou confirmer ce constat nous allons vous expliquer comment inverser la tonalité d’une image pour obtenir un effet « Négatif ».

Avec Lightroom, Capture NX2 et Aperture 3…

Comme il en fallait un pour l’exemple, nous avons porté notre choix sur celui qui nous semble à ce jour le plus couramment utilisé : Lightroom. Mais les explications qui suivent sont aussi valables pour Capture NX2, Aperture 3 et les plug-ins Nik Software.

De gauche à droite les courbe paramétriques modifiées de Lightroom, Aperture 3, Capture NX2, HDR Efex Pro 2 de Nik Software. Les autres plug-ins de la suite Nik Software sont aussi compatibles avec cette astuce. Dont Silver efex Pro 2…

Jusqu’à la version 2 de Lightroom, il fallait faire preuve de ruse… La manipulation demandait à créer un fichier .Irtemplate, puis à lui « balancer » des lignes de code. Pour les puristes, il suffisait d’exporter un preset « vierge », puis de changer son nom et les lignes de codes correspondantes aux paramètres de la courbe des tons…

Depuis Lightroom 3 et maintenant Lr4, il suffit d’inverser les seuils du point blanc avec celui des point noir au niveau de la courbe paramétrique. Le procédé s’opère à partir du module Développement et du panneau Courbe des tonalités.

Vérifier que le choix Courbe à points et bien sur « Linéaire »

Saisir avec la souris le point noir (en 1 ci-dessous) et le glisser vers le haut de l’histogramme. Faire l’inverse avec le point blanc (2). Sauvegarder le résultat comme (3).

Bien que sauvegardé dans la base des données des courbes personnalisées, Il existe un autre moyen pour retrouver rapidement cet effet ; en l’enregistrant sous forme de preset. Sans quitter le module Développement, cliquez sur le bouton (+) qui se trouve à droite du titre Paramètres prédéfinis (volet escamotable de gauche).

Ne cocher que les cases Courbe des tonalités et Processus. Dans le cas d’une numérisation de négatifs par lot, appliquez ce paramètre à l’importation des images !

Une mise en garde reste de mise. Comme nous avons inversé la tonalité des clichés, à l’exception des curseurs Contraste,  Clarté, Vibrance et Saturation, tout les autres seront inversés. Par exemple, pour éclaircir l’image, il faudra abaisser la valeur du réglage Exposition, pour réchauffer la balance des blancs, il faudra décaler la température vers la gauche…

Comparaison Avant/Après. A comparer avec la capture ci-dessous…

Après avoir inversé la courbe, en décalant la teinte vers les verts, on coorerise l’image en violet… Tout le contraire de ce qui aurait du se produire… Normal, la courbe est inversée ! Idéal pour réaliser des triptyques.

Une autre piste pour les récalcitrants… Dont C1

Evidemment, nous avons poussé le test avec les logiciels que nous avions sous la main. Forcément, il devait bien y en avoir un de récalcitrant pour confirmer la règle. Capture One de chez Phase One est un de ceux-là.

Mais, c’était sans compter sur notre obstination. Et nous l’avons trouvé ! Il faut dire qu’elle n’était pas loin. À défaut de pouvoir travailler la courbe des tons, nous nous sommes rabattus sur le panneau Niveaux que l’on trouve sous le volet  Exposition.

Faire alors glisser le point noir à mi-course vers le point blanc, puis glisser le point blanc à l’extrème gauche de l’histogramme. Enfin, placer le point noir à la place du point blanc.

En cliquant comme en (1) ci-dessus on pourra créer un Effet utilisable facilement et applicable à la volée à un ou plusieurs clichés.

Pour conclure…

Dans les outils que nous avions à notre disposition, entre autres Capture One, Capture NX2, les plug-ins Nik Software (CEP4, SEP2, HDR Efex Pro 2…), Lightroom 4, nous avons malheureusement rencontré un cas désespérant : Canon DPP. Avec lui, et dans sa version actuelle, il n’y a rien eu à faire.

Convertir une photo en négatif avec Aperture 3 est aussi enfantin qu’avec Lightroom. Le procédé est exactement le même !

Pour les logiciels qui acceptent de voir triturer inverser leur courbe paramétrique, ayez à l’esprit que la manipulation doit se faire sur une courbe linéaire. Aucun point ne doit avoir été posé au préalable. Il faut intervenir en amont du traitement. Toutefois, il n’y a aucune contre-indication à modeler la courbe par la suite.

Capture NX2 n’est pas en reste et l’adjonction de quelques U-Points ci et là, produisent des effets surprenants

Enfin, la plupart des logiciels dispose de fonctionnalités qui permettent de sauvegarder des jeux d’améliorations et ainsi vous permettre d’appliquer votre effet à une ou plusieurs images, voire dès le transfert de la carte mémoire vers le disque dur de votre ordinateur. N’oubliez pas de vous servir de ces propriétés.