Archives de catégorie : Retouche

Logiciels de retouches et informations diverses

Astuce Lightroom : Ajuster la taille du film fixe

À découvrir ou à redécouvrir, une petite astuce pour modifier la taille du film fixe (Filmstrip) dans Lightroom. Placez la souris juste à l’intersection de la fenêtre de travail principale et du film fixe (Fig.1). Lorsque l’icône  apparait, cliquez sur le bouton droit de la souris.

Fig.1

Optez alors pour l’une des tailles proposées :

  • XS : très petit
  • X : petit
  • M : moyen
  • L : grand
  • XL :très grand

Fig.2 – Version XS

Fig.3Version XL

Modifier l’affichage des métadonnées

Enfin, pour personnaliser l’affichage des informations sous les vignettes du film fixe, placez la souris sur l’une des miniatures et effectuez un clic droit de souris. Dans le menu contextuel, choisissez les options que vous voulez voir ou ne pas voir apparaitre.

Fig.4


[Astuce Lightroom] Outil courbe

Depuis la nouvelle Bêta 2 de Lightroom 3, vous avez la possibilité de travailler la courbe des tons comme avec la version 2 ou alors d’utiliser plus classiquement une courbe à point. Les habitués de Photoshop (et autres), seront ravis. Pourtant, l’outil tel que proposé par Adobe depuis l’avènement de Lightroom est performant et souple. Qu’à cela ne tienne, Adobe écoute ses clients (oui, oui) et Lightroom 3 sera bien doté en plus de son outil fétiche, d’une courbe à point.

Si j’ai bien insisté sur le « …en plus… » c’est que les réglages effectués avec l’une des deux fonction, n’influencent pas l’autre… Un peu comme si vous empiliez deux outils courbe (comme Aperture…).

Focus

Comme j’en ai pris l’habitude, rien de mieux qu’un petit pas à pas permettant ainsi quelques rappels. Pour se faire, j’ai pris une image que j’avais sous la souris. Je précise que cette photo et de Gilles Théophile, que j’ai quelque peu adapté (recadrage, traitement colorimétrique personnalisé…). Excusez moi si le rendu n’est pas à la hauteur, mais là où je me trouve, je n’ai pas d’écran calibré, par contre j’ai une fenêtre dans le dos…

Etape 1
J’ai sélectionné le cliché à partir du module bibliothèque, puis j’ai utilisé le raccourci clavier [D] pour basculer dans le module Développement. On va travailler avec le panneau Courbe des tonalités.

Etape 2
Pour surveiller les zones écrêtées, j’appuie sur la touche [J]. Ici, en orange, j’ai modifié les 4 zones de répartition des tons, puis j’ai ajusté mes curseurs (en rouge). Attention, je ne vous dis pas que vous ne tâtonnerez pas… Mais j’utilise souvent cette méthode pour ajuster le point noir et le point blanc de manière précise. Dans ce cas, je restreins au minima la zone des tons clairs et tons foncés.

Etape 3
Pour changer de type de courbe, cliquez sur l’icône en rouge. Les curseurs de réglage s’effacent et le panneau ne présente plus qu’une courbe. Vous noterez que pour plus de lisibilité, j’ai désactivé l’affichage de l’écrêtage. En bleu, j’ai cliqué sur ma courbe à certains endroits et j’ai déplacé les points que j’avais créé en maintenant le bouton gauche de la souris et en la déplaçant vers le ou vers le bas. Ces points sont supprimables en effectuant un double clic de souris ou en les faisant glisser vers un autre point.

En orange, vous pouvez opter pour un réglage à l’aide du TAT. A ce moment là, placez vous sur la photo sur une zone lumineuse que vous voulez modifier. Maintenez le bouton droit de la souris enfoncé et glissez de bas en haut pour atténuer ou intensifier la luminance de cette plage. Pensez bien à recliquer ensuite sur l’outil pour le dé-sélectionner.

Etape 4
Des paramètres prédéfinis sont présents au niveau de la liste déroulante Custom. Au bas de cette liste vous trouverez aussi la possibilité de sauvegarder votre réglage. Avant tout, appuyer sur la barre d’espace ou la touche [Z] pour zoomer et vérifier que votre image de souffre pas postérisation.

Un système ouvert

En réalité, les étapes devraient être réalisées dans l’autre sens. J’entends par là qu’il vaut mieux travailler la courbe à point, la sauvegarder si vous comptez la rappeler pour d’autres clichés, puis affinez le tout avec la courbe à curseurs ;-)

Info supplémentaire, pour ré-initialiser les réglages de la courbe à curseur, maintenez la touche [Alt] enfoncée et cliquez comme indiqué sur la capture ci-dessous. Pour la courbe à points, choisissez Linéaire dans la liste déroulante Custom.

Aperture 3 : Rappels sur l’importation

Lorsque l’on en vient à vouloir essayer, voire adopter définitivement (…) Aperture, on a bien du mal à se séparer des habitudes acquises avec l’organisation de ses photos en arborescence classique telle qu’elle est imposée par MAC OS. Les ressources sont nombreuses sur l’utilisation et la configuration du bouton Importer (présent dans la barre d’outils) pourtant, il n’est pas la seule passerelle permettant la prise en charge de vos images par Aperture. Malgré une notice relativement bien construite, un petit récapitulatif ne fera de mal à personne, surtout sur les notions d’images « référencées » et « gérées ».

Choix cornéliens

Lors de mon premier didacticiel dédié à Aperture 3 sur Le Monde de la Photo, je vous ai présenté le vocabulaire qui allait de pair avec A3. Pour ceux qui ont fait l’école buissonnière, je vais reprendre tout ça en étoffant un peu plus le sujet et la réflexion autour de l’importation.

Pour gérer vos fichiers numériques,Aperture offre deux options :

  1. gérer les images : importer les originaux dans la photothèque
  2. référencer les originaux à partir de leur emplacement actuel

En (1), les images sont copiées dans la bibliothèque d’Aperture. Une fois l’opération d’importation finalisée, Aperture n’aura plus besoin d’accéder à l’emplacement initial. Dans le cas où vos photos se trouvaient sur CD, DVD ou DD Externe, vous pouvez éjecter vos disques ; vous n’en aurez plus besoin et ils pourront vous servir d’archives. Si vous optez pour cette solution, je vous conseille de placer votre photothèque sur un disque externe pour ne pas grever l’espace disque dédié à votre système d’exploitation… surtout si vous possédez un seul disque comme c’est le cas avec les iMac !

En parlant d’archives justement, la gestion des photos au travers de la photothèque ou bibliothèque d’Aperture permet d’utiliser la Banque. La Banque permet de dupliquer une photothèque à l’emplacement que vous lui indiquerez. Les images référencées n’étant pas intégrées à la photothèque elles ne seront bien évidemment pas sauvegardées et seules leurs métadonnées et paramètres de développement le seront.

Ci-dessus le message d’avertissement d’Aperture avant la configuration d’une banque.

Lorsque les images sont référencées, elles restent à leur emplacement initial et Aperture crée un lien pointant vers chacune des photos. Un petit Tag en bas à droite des vignettes signale que les photos sont référencées. Si vous perdez ce lien, il pourra être reconstruit en cliquant sur la ou les images incriminées puis en passant par le menu Fichier>Localiser les éléments référencés… Notez que lorsque vous déplacez les photos via le Finder, dans un autre dossier du même disque, Aperture met automatiquement à jour le lien.

Avec cette méthode, vous préservez l’espace disque où se trouve votre photothèque, mais vous perdez la pleine utilisation des Banques. Vous pourrez les utiliser pour sauvegarder tout ce qui est paramètres de réglages et métadonnées, mais il faudra faire appel à une solution annexe pour la sauvegarde de vos photos.

Alors, quelle solution choisir ?

Personnellement, je ne pourrais pas vous répondre franchement. À vous de voir ce que vous préférez et surtout, cela se fera sans doute en fonction de vos habitudes. Des photographes préfèreront ne pas placer tous leurs oeufs (de Pâques -sic-) dans le même panier, d’autres le feront les yeux fermés. Sachez que si vous choisissez l’option (1), vous pourrez toujours ouvrir le paquet contenant la photothèque — clic-droit au-dessus de la photothèque à partir du Finder — et naviguer dans le dossier Masters pour y retrouver vos petits :-)

J’aurai tendance à dire que si vous pensez qu’Aperture et LE logiciel qu’il vous faut, alors importez les photos dans la bibliothèque. Sinon, référencez-les. Cela vous rassurera de savoir où se trouvent exactement vos images et qu’elles ont bien conservé la hiérarchisation arborescente que vous avez défini.

Importer: oui, mais comment ?

Comme je le disais précédemment, les références traitant du menu d’importation sont légions sur la toile et vous n’aurez pas de mal à trouver des réponses aux questions que vous pourriez vous poser à ce sujet. Par contre, êtes-vous en mesure de connaitre les différentes manières qu’il est possible d’envisager pour importer vos photos, voire vos dossiers, voire les sous-dossiers contenus ? Pis encore, savez-vous de qu’elle manière Aperture va gérer ces photos : prise en charge dans la photothèques ou simple référencement ?

Le bouton importation

Présent dans la barre d’outils d’Aperture, ce bouton laisse apparaître l’interface d’importation. Vous y accédez aussi par le menu Fichier>Importation>Fichiers… Particulièrement complète, c’est sur elle que vous trouverez le plus d’informations, tant dans le manuel d’utilisation que sur Internet. Pour choisir si vos photos doivent être copiées dans la photothèque ou laissée à leur place, voire copiées à un emplacement de votre choix puis référencées (cas d’une carte mémoire ou prise de vue connectée), rendez-vous dans le menu indiqué en bleu dans la capture ci-dessous.

À partir du Finder

Si vous ne voulez pas référencer vos fichiers numériques, mais les copier dans la photothèque, il est possible d’importer un dossier complet (ou des images) d’un Cliquez/Glissez/Déposez à partir du Finder vers la fenêtre ou l’icône d’Aperture. Dans le cas de l’importation d’un répertoire complet, il gardera sa structure telle qu’elle dans l’inspecteur d’Aperture. Les répertoires contenant des images seront convertis en Projets, les autres seront conservés comme tels.

Pour conserver la même arborescence que celle de votre disque, mais en référençant les images (sans les copier dans la photothèque), il faudra passer par le menu Fichier>Importer>Des dossiers comme Projets…

À partir du menu

Dernier choix possible : le menu Fichiers>Importer.

Dans ce menu, nous avons déjà abordé la première option qui est équivalente au bouton Importer de la barre d’outils. Pour le second choix, nous en avons fait une brève introduction lors du chapitre précédent. En le validant, vous avez accès à une fenêtre contextuelle qui va vous proposer une liste de choix. Dans mon cas, je veux référencer tout ce qui se trouve dans le dossier 2005-2009. Je sélectionne alors le répertoire, puis je veille à ce que le champ Stocker les fichiers soit bien à « Dans leur emplacement habituel », puis je valide.

Cela va prendre du temps, mais je vais avoir exactement la même arborescence que sur mon disque, comme si j’avais fait un Cliquez/Glissez/Déposez du dossier dans Aperture… Sauf qu’ici les images sont référencées.

Mise à jour du 13/10/2010 : Il est possible de gérer des images ou des dossiers (envoyées en gestion dans la bibliothèque d’Aperture) comme expliqué ci-dessus. Pour cela, en déplaçant l’arborescence ou les photos, maintenez les touches [Alt]+[Cmd/Pomme] enfoncées.

Les autres propositions coulent de sens et permettront de convertir une photothèque en un projet ou une bibliothèque iPhoto en Photothèque Aperture.

Le mot de la fin

Voilà, vous savez tout ou presque… Cet article fait suite à celui paru sur Le monde de la Photo sur le « Jargon Aperture« .

L’iPad : un gros iPod-touch

C’est sans surprise qu’Apple a présenté sa tablette iPad. Il semblerait qu’Apple voit l’avenir dans le tactile… Maniaques des écrans propres s’abstenir !

« Un gros iPod-Touch»

Nativement prévu pour se connecter sur le réseau de téléphonie mobile en Wifi ou 3G «data», l’iPad est plus un iPod-Touch qu’un iPhone.  Il semblerait que les opérateurs de téléphonie mobile soient intéressés par l’iPad comme pourrait le laisser entendre l’interview de Stéphane Ricard au micro de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1lors d’une récente interview, même si Orange a démenti par la suite…

Tablette iPad

La ressemblance avec l'iPhone ou l'iPod-touch est frappante

Et la photo ?

Mais ce n’est pas le sujet qui nous intéresse. Parlons photo. L’arrivée de ce super iPod-Touch expliquerait l’engouement d’Adobe à nous avoir sorti une version mobile de Photoshop.com. Gratuite et quelque peu bridée, elle pourrait permettre au géant américain du traitement de l’image de prendre la température quant à la possibilité de décliner une version plus puissante (et payante ?) de son application, mais cette fois-ci pour l’iPad.

Tout savoir sur Photoshop.com pour iPhone sur QuestionsPhoto.com

L’avenir nous le dira, mais en terme d’application de retouche, si Adobe peut surfer sur la notoriété de Photoshop, la concurrence existe sur iPhone et elle est de qualité avec entre autres PhotoForge et Photogéne. Affaire à suivre..

Viveza 2 téléchargeable

C’est hier soir que Nik’Software a décidé de lancer la nouvelle version de Viveza. Annoncé il y a quelques mois, Viveza2 est enfin disponible au téléchargement en version d’essai (14 jours) ou payante (199,95€). Une mise à jour de la version1 revient quant à elle à 99,95€ sauf si vous avez acquis Viveza1 après le 21 septembre, la nouvelle version vous sera offerte.

Quoi de neuf

L’interface principale ne change pas mis la liste des outils s’étoffe avec notamment la prise en compte de réglages « globaux » agissant sur l’ensemble de l’image. Dès que vous utilisez un U-Point, les réglages généraux (Global) laissent place aux réglages de sélection. Commencez donc par corriger votre cliché avec ces curseurs, puis appliquez des points de sélections aux zones qui le demandent.

Fig.1

sebabric_6Cliquez comme indiqué pour masquer ou faire apparaitre l’ensemble des réglages

Parmi les nouveauté, on trouve dans l’ordre un nouveau curseur appelé Structure (en rouge sur Fig.2). Ce curseur est équivalent à celui que l’on trouve dans Lightroom (Clarté) ou Capture One Pro  en ce sens ou il joue sur le contraste local de l’image. Son utilisation est véritablement douce et je l’utilise pour flouter un peu plus l’arrière-plan de mes macros :-)

Fig.2

Viveza2-1En vert, le réglage de la courbe des tons s’applique à l’ensemble de l’image

Autre nouveauté, le curseur Réglage des Ombres (en orange sur Fig.2). À la différence de luminosité, il n’agit que sur les ombres, pour les renforcer ou les atténuer.

Tout en haut de l’interface, deux boutons ont fait leur apparition : Grouper et Dégrouper (Fig.3). Il convient de les utiliser (surtout le premier) si vous désirez appliquer des réglages identiques à plusieurs zones de votre photo. Placez alors les U-points sur les zones du cliché à corriger, sélectionnez-les tous et cliquez sur Grouper. Dans la première version, cette possibilité existait mais tous les curseurs de réglages apparaissent en même temps à l’écran et on y perdait rapidement en lisibilité.

Fig.3

Viveza2_U-pointsTout en haut, le bouton pour poser de nouveaux U-Points

Comme auparavant, plusieurs images peuvent être sélectionnées et ouvertes dans Viveza. Par contre, je n’ai pas trouvé d’avertissement de zones sur ou sous-exposées. C’est un outil qui fait vraiment défaut et qui mériterait d’être rapidement ajouté.

Pour en savoir un peu plus, consultez l’aide en ligne où comme à son habitude Nik’Sofware à mis les petits plats dans les cadres en n’étant pas avare en vidéos et en informations diverses pour une prise en main rapide : Aide en ligne Viveza 2.

Pour qui ?

Comme pour la version 1, Viveza est configurable comme éditeur externe avec DPP (voir tuto ici), Capture One, Expression Media… C’est bon à savoir d’autant que Viveza 2 est bien plus complet que la première mouture et est un parfait complément à des logiciels tels que C1 ou DPP à qui il manque certaines fonctions…

Dpp et Viveza2

Viveza2 est disponible pour Mac (10.5 ou sup), Windows (Xp, Seven) en tant que plug-in pour Aperture, Lightroom (à partir de 2.3), Photoshop CS4 et Photoshop Elements au prix de 199,95€.

Télécharger Viveza 2 sur le site Nik’Software

Nik’Software: Viveza 2 pointe son nez

Décidément, le mois d’octobre est riche en nouveauté. Après le Canon 1D MkIV, Lightroom 3 en Beta publique, c’est au tour de Nik Software d’annoncer la prochaine mise à jour de Viveza : Viveza 2. S’appuyant sur sa technologie U-point, Nik Software pousse un peu plus loin les possibilités de réglages locaux. Interface revue, nouveaux outils (récupération des ombres, courbe des tons…), tout semble réunis pour pour que Viveza atterrisse dans votre logithèque où se voit upgrader avec cette nouvelle mouture. Viveza pour rappel n’est pas une version Standalone, in plug-in tournant sous Photoshop, Lightroom et Aperture (voir compatibilité en fin d’article).

Pour vous en convaincre, une vidéo de présentation est disponible sur le site américain, ainsi que quelques vidéos de prise en main.

Video-Viveza2.flv-1

Viveza2 sera disponible au prix de 199€. Dans le cas où vous fassiez l’acquisition de la Viveza1, vous bénéficierez de la mise à jour gratuite vers la version 2. Depuis ce jour la version 1 est d’ailleurs passée de 249,95€ à 149,65€ !

Le site Nik Software

Color Control Revolutionized

Régler les problèmes de luminosité d’un iMac

Malgré le savoir faire d’Apple en terme de colorimétrie et de gestion des couleurs, il est un problème qui persiste au le fil des ans : la luminosité excessive des écrans de la marque à la pomme, et notamment avec la version iMac 24″. Les forums foisonnent de mécontents, mais aussi d’indécis… Abandonner ou pas Windows est un dilemme, d’autant que l’investissement n’est pas négligeable et s’il faut prévoir le budget pour un second écran, le jeu n’en vaut peut-être pas la chandelle.  Mais alors, où est la vérité et que faire ?

Et bien, la vérité et que oui, les écrans Apple des iMac, même qualifiés comme des écrans d’art graphique, souffrent d’un défaut de luminosité qui ne permet pas d’envisager leur achat pour une utilisation photographique… Enfin, qui ne permettait pas… En effet, depuis que le problème existe, il est possible de contourner le problème de manière plus ou moins efficace selon la solution choisie. On distingue alors deux profils d’utilisateurs : ceux qui ont une sonde et ceux qui n’en ont pas…

Le terme « calibrer son écran » est un abus de langage. En fait, on calibre un couple carte graphique-moniteur. L’un n’étant rien sans l’autre. Cette notion est essentielle, car il n’est pas rare de voir des profils d’écrans disponibles via le Web… Attention, s’il est toujours noté pour quel écran a été établi le profil, il est généralement difficile de savoir quel type carte graphique était chargé de gérer l’affichage…

Vous n’avez pas de sonde…

Il n’est pas très difficile de trouver sur Google des solutions logicielles permettant d’atténuer la luminosité de votre écran, Shade et DarkAdapted étant les deux plus connus. Pour avoir essayé les 2, j’avais porté mon choix sur le second. Offrant plusieurs profils de réglages, il est facile de basculer d’un à l’autre. Vous pouvez par exemple créer un profil relativement sombre pour la photo et un autre un peu plus clair pour un usage plus courant. Malheureusement, cette solution n’est qu’un pansement sur une plaie ouverte, car rien ne permet de savoir précisément si la luminosité ainsi réglée correspond au 110-120 Candelas préconisés pour une utilisation photo. Vous pouvez bien essayer d’ajuster à l’oeil en comparant le résultat d’une photo tirée sur papier, mais le résultat ne sera pas vraiment précis et vous ne couperez pas à l’achat d’un spectromètre…

DarkAdapted · Controlling All ScreensDark Adapted est une solution qui permet configurer plusieurs profils

Calibrer simplement avec Mac Os
Apple ne pouvait pas faire l’impasse sur le besoin des utilisateurs ou du moins leur envie de vouloir étalonner leur écran. Au lieu de les laisser installer n’importe quoi, la marque à la pomme à doter son OS d’un outil d’étalonnage qui d’ailleurs n’est pas sans rappeler celle d’Adobe (Adobe Gamma) ou dans une moindre mesure QuickGamma (sous Windows). Pour le trouver, allez dans les Préférences Système et pointez la souris sur l’icône Moniteur. Dans la fenêtre de dialogue cliquez sur l’onglet Couleur, puis Etalonner. À partir de là, vous serez guidé tout au long du processus et vous n’aurez qu’à suivre les consignes. Seule recommandation, ne vous fiez pas aux notions « pour PC» ou « Pour Mac» pour le choix du gamma : choisissez la valeur 2,2. Une fois étalonné le profil apparait dans la liste de choix et s’ajoute au profil d’usine ; il ne reste qu’à le sélectionner pour valider son utilisation.

Vous avez une sonde…

Quel que soit le spectromètre sur lequel vous avez porté votre choix, il est accompagné d’un logiciel permettant d’établir un profil et de le charger au démarrage de l’ordinateur. Si comme moi vous avez acquis une sonde du type Spyder2, il y a des chances pour que vous soyez frustrés par le peu de réglages proposé par le logiciel Datacolor… Après quelques recherches sur le Web, j’avais fini par opter pour une solution alternative avec le logiciel ColorEyes Display de la société américaine Integrated. Malgré une version exclusivement anglaise, ce logiciel est relativement simple à l’usage et surtout, il propose de pouvoir choisir son type d’écran, avec une prise en charge des moniteurs Apple (iMac et « Cinema »). Oui, le logiciel est payant et il en coutera 175$ pour son acquisition, mais il est possible de s’en servir 10 jours et surtout, les profils établis resteront utilisables au-delà de ce délai :-). En sachant tout ça, il se pourrait que le bonheur se trouve aussi chez Integrated ! :-) Allons y faire un tour.ColorEyes Display Pro

ColorEyes Display est un logiciel « tiers ». Il prend en charge un grand nombre de spectromètres

Télécharger Color Eyes
Il y a encore quelques mois, s’inscrire sur le site Integrated pour obtenir ColorEyes faisait partie du parcours du combattant. Aujourd’hui la procédure est simple comme un bonjour (quoique pour certains, cela se perde…). Allez sur http://www.integrated-color.com et cliquez sur « ColorEyes Display Pro. Try it for 10 days ». Lorsque vous aurez rempli les champs affublés d’un astérisque et validé les liens de téléchargement apparaitront comme par magie :-)

Configurer ColorEyes Display

Simple, sobre et bien partitionnée, la fenêtre de dialogue principale de ColorEyes est un modèle de convivialité. Les 2 premières sections sont dédiées à la configuration de logiciel, la troisième ( Profile evaluation), à la gestion des profils établis et la dernière donne accès aux statistiques et à l’historique de vos différents calibrages. Enfin, tout en bas à droite, le bouton permettant de lancer la procédure d’étalonnage.Interface-ColorEyes-display

Tout en bas, les voyants sont tous au vert : le calibrage peut débuter

Application Setup

La nouveauté réside dans la possibilité de choisir un écran de type « Apple » dans le menu Monitor Settings. Notez, en 4, qu’il est possible de ne pas activer l’alerte de calibrage. Quand elle est activée, cette fonction permet d’afficher un message d’alerte périodique pour vous rappeler que l’étalonnage de votre moniteur devrait être vérifié. Personnellement, je ne l’ai pas activé (case non cochée).

Application setup ColorEyesPas à pas , tout ce qu’il faut savoir pour configurer l’application

Hardware Setup

C’est ici que l’on va indiquer au logiciel de forcer la luminoisté de l’écran à la valeur choisie (100 à 130 Candelas). Vu mon environnement, j’ai opté pour une valeur de 110 d, ce qui correspond parfaitement avec le rendu de mes tirages. Ci-dessous, pas à pas la procédure pour calibrer son écran à 6500K et à 110Cd. Notez que j’ai opté pour un gamma de 2,2 (en 2) qui malgré sa qualification « Windows » est tout à fait adapté aux configuration Mac d’aujourd’hui et il est même conseillé de ne pas utiliser le gamma 1,8…

Hardware Settings ColoreyesL’étape 4, n’est pas un passage obligé, mais de là, il est possible de verrouiller ses réglages

Calibrer

Si vous avez bien fini de tout configurer, tout les voyants de la fenêtre de dialogue principale sont au vert. Vous pouvez cliquer sur le bouton Profile Now.  Placez votre sonde à l’emplacement indiqué à l’écran. De préférence, placez la fenêtre au centre de celui-ci. Cliquez sur Start.Et là, vous en avez pour pas loin d’une vingtaine de minutes…

Mise en garde
Avant de lancer l’étalonnage, il faut que votre écran soit éclairé depuis au mois une trentaine de minutes, qu’il n’y ait pas de source lumineuse dirigée directement vers le moniteur et surtout que vous n’ayez pas activé la mise en veille automatique de l’écran : Préférences Système>Bureau et Eco. d’écran. De manière générale, veillez à ce qu’aucune application ne soit active…

Ci-dessous, la procédure pour vérifier si la luminosité de votre écran correspond à ce que vous attendez. Dans le cas contraire, contrôlez que vous avez tout configuré correctement et que toutes les conditions étaient présente pour un étalonnage de qualité.

ColorEyes Display-2Conclusion

Depuis que mon iMac a été re-étalonné avec cette solution, je peux dire que les tirages de mon Epson 2880 sont très proches de ce que je vois à l’écran et ceux réalisés en labo sont du même acabit. Je vous conseille donc de tester ColorEyes Display Pro, qui est un très bon logiciel aussi bien sous Mac Os que sous Windows. Certainement l’une des meilleures solutions pour corriger les défauts de luminosité des iMac.

Photoshop Elements 8 arrive

ENFIN ! Excusez moi de crier ma joie, mais je suis très heureux de vous annoncer l’arrivée de Photoshop Elements 8. On nous avait promis la version 7 pour Mac OS avec un décalage de quelques mois, mais elle n’est jamais arrivée. Aujourd’hui, la version 8 est disponible sous Windows et l’on nous promet qu’elle sera disponible pour les ordinateurs à la pomme courant octobre. J’ose croire que cette fois-ci ce n’est pas une arlésienne et c’est ce qui me met de bonne humeur.

Nouveau

Parmi les nouveautés, la fonction Redimensionner sans distorsion permet de déterminer par masquage les éléments qui ne doivent pas être déformés. Très rigolo à l’usage, le trucage n’est pas forcément applicable à tous les clichés, et on conseillera de travailler des photos dont l’arrière plan est flou… Moins révolutionnaire, mais toujours très utile, Elements propose d’obtenir une photo de type HDR (mais toujours en 8 bits) à partir de 2 clichés exposés différemments. Là encore, vous pouvez choisir d’être guidé pas à pas. C’est bien l’une des force d’Elements par rapport à CS qui demande une véritable maitrise des outils pour obtenir un résultat abouti.

Redimension-sans-distorsionFacile

Toujours aussi facile à prendre en main, l’interface de retouche rapide s’utilise comme un jeu d’enfant. De nombreuses fonctions ont été améliorées et la retouche sélective des couleurs, tout comme la dé-saturation partielle s’applique en un rien de temps.

colorisation

Plus d’infos

L’éditeur: Adobe
Disponibilité: Immédiate pour la version Windows et courant octobre pour Mac Os.
Tarif: 99,27€ hors frais de port  pour la version boite et 108.84€ pour la version téléchargeable.

LightZone reprend du service sur MDLP

Lors de son Numéro 13, MDLP proposait (dans sa version papier) un didacticiel Photoshop expliquant comment reproduire l’effet que l’on trouve sur les photos de Andrezj Dragan. Aujourd’hui, sur MDLP, c’est à mon tour de vous montrer comment « Draganiser » une photo avec LightZone.

S’il est difficile de créer un Style approprié avec LZ, ce pas-à-pas devrait vous donner les grandes lignes pour que vous puissiez créer votre propre interprétation de cet effet si particulier. Pour les curieux, quelques clichés métamorphosés avec cette technique ==> Galerie Dragan

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