[Nikon D800] Prise en main et réglages de base d’un 36Mpx

mar 13, 2013 32 Commentaires

Après maintenant plus de 9 mois passés en compagnie du D800, je pense qu’il est grand temps de vous donner nos premières impressions, mais surtout quelques pistes de pré-réglages afin d’exploiter au mieux ce boitier, ou pour d’autres voire les avantages qu’ils proposent par rapport à un D700, voire un D600.

Ne vous attendez pas à un test complet du D800. Ce n’est pas le sens de cet article. Au lieu de faire une énième version du compte rendu d’un reportage, je préfère vous faire découvrir les options du D800 qui vous serons utiles et vous faire partager mon expérience.

36 Mpx, ça aide pour les panoramiques… Photo imprimée au format 180 x 60 cm sur Canson Infinity Canvas Artist Matte 390 gr.

 

Le maître mot est principalement de vous indiquer comment optimiser les réglages de votre D800 pour en tirer tout le jus, gagner en productivité et peut-être au passage, tordre le coup à des à priori et « on dit »

Evidemment, je ne ferai pas l’impasse sur les quelques déboires rencontrés, mais je ne les stigmatiserai pas non plus. Vous verrez qu’il y a une explication rationnelle à chaque critique qui a pu s’abattre dur le D800. Même si la perfection n’existe pas.

Un D800 à sa main

Comme lorsque l’on monte dans une voiture, il faut toujours régler les rétroviseurs, le fauteuil conducteur, la hauteur du volant si proposer, ect… Avec un reflex, c’est pareil.  Qui plus est avec un boitier expert ou professionnel.

Mesure Spot

Lors de la prise en main d’un boitier, je commence toujours par faire le tour des menus afin de voir comment retrouver mes marques par apport aux habitudes que j’ai. Ensuite, je me plonge quelque peu dans le manuel pour voir s’il n’y a pas moyen d’y découvrir quelques perles (dans le bon sens du terme).

 

Habitué à un D700, on ne se retrouve pas en terre inconnue avec un D800. Rapidement, j’ai commencé par attribuer la mesure spot à la touche Function (Réglage personnalisé f4, page 311 du manuel)). Pas besoin de sortir l’oeil du viseur pour aller activer la mesure spot.

Mémorisation de l’exposition

Dans le mode par défaut, lorsque l’on enfonce le bouton de déclenchement, le boitier fait la mise au point en même temps qu’il lance l’analyse et mémorise la mesure de lumière de la scène. Pourtant, il existe pas mal de situations qui font qu’il est préférable de séparer les deux actions : contre-jour, scène difficile à exposer. Pour cette raison, je préfère attribuer la gestion de la mise au point seulement au bouton AF-ON (Réglage personnalisé a4, page 283 du manuel).

Ainsi, en activant la touche Function et en enfonçant à mi-course le déclencheur, on peut précisément piquer la lumière sur un endroit précis, avant d’effectuer la mise au point et enfin déclencher. J’avoue qu’on y perd un peu en réactivité, c’est pour ça que j’ai sauvegardé deux jeux de réglages perso. Celui par défaut et celui-ci. Pour en savoir plus sur cet aspect, consultez le manuel utilisateur page 280.

Choisir rapidement le format de cadrage

36 Mpx, si ça peut laisser dubitatif quant à la qualité des images produites, tout le monde s’accordera à dire qu’en terme de flexibilité et d’option de recadrage, l’apport est énorme. Si l’option APS-C est vraiment limite avec les Nikon D3s car les images qui en résultent sortent avec une résolution de 5,3 Mpx, 7,1 Mpx pour un D4, alors que le même rapport avec un D800 voit produire ce dernier des Raw de 16 Mpx ! Ça laisse de la marge et rend ce dernier drôlement polyvalent.

Si Nikon n’a pas jugé bon d’offrir des formats Raw d’une résolution plus faible que 36Mpx comme le propose Canon, on pourra modifier la zone de cadrage pour abaisser le poids des Raw. Malheureusement  il faudra composer avec le nouveau facteur de crop. Si Nikon faisait évoluer son micrologiciel dans le bon sens, le D800 serait une véritable bombe. Mais il cannibaliserait le D4. M’enfin, quand même… Ça boosterait les ventes de D800 et ça me ferait drôlement plaisir !

Si comme moi vous ne voulez pas vous encombrer d’objectifs lourds et encombrants, quelques objectifs fixes bien choisis vous rendront de fiers services avec un D800. Pour jongler facilement d’un rapport de recadrage à l’autre, j’ai associé la fonction « Choisir la zone de cadrage » à la touche Fn + la molette de commande (Réglage personnalisé f4, page 314 du manuel). Un pur bonheur !

Petite astuce, pour griser la zone en dehors du recadrage actuel, désactivez réglage personnalisé a5, page 284 de manuel utilisateur.

Zoom rapide

Pour éviter d’appuyer plusieurs fois sur les boutons loupe à gauche du boitier pour juger de la qualité d’une cliché en mode de Prévisualisation, je configure le bouton central du sélecteur pour basculer alternativement de la visualisation plein écran au mode loupe, après avoir opté pour le mode de grossissement modéré pour le réglage personnalisé f9, pages 309 et 310 du manuel.

Aller plus loin avec son D800

Optimiser la dynamique

S’il est un sujet où le numérique a considérablement fait des progrès, c’est au niveau de la dynamique. Attention, ce n’est pas la proportion du boitier à réagir, mais plutôt celle à encaisser les gros écarts de contraste. Dans ce domaine, le D700 était et reste un excellent boitier, mais le D800, malgré des photosites plus nombreux, propose une latitude de correction impressionnante et fait jeu égal avec les références du marché. Jusqu’à 1600 ISO il reste le meilleur en terme de rendu.

Attention, ne vous trompez pas. La plupart des personnes — lorsque l’on parle de dynamique — jugent l’affaire sur la capacité des boîtiers à récupérer les hautes lumières… Si l’exposition dite « à droite » atténue le risque de montée du bruit numérique, elle est aussi plus disposée à brûler les hautes lumières et créer des aplats, si elle n’est pas maîtrisée. Elle est aussi plébiscitée car en abaissant l’exposition, on garde un maximum de détails dans les ombres. Mais ça, c’était avant le D800.

Le Nikon D800 n’est pas taillé pour exposer à droite… Avec une sur-exposition de +1 IL la récupération des hautes lumières n’est pas du tout convaincante.

 

Avec un D800, vous allez pouvoir retrouver facilement de la matière dans les ombres. Les ombres… C’est en fait l’un des points faibles du numérique. Bien que des subterfuges permettant de les rehausser aient vu le jour ses dernières années, il n’en restait pas moins que les fichiers bruts étaient pauvres dans cette partie de l’histogramme. Heureusement, le D800 nous a réconcilié dans ce domaine. J’ai été véritablement bluffé par la capacité de l’imageur Nikon à trouver de la matière là où je pensais qu’il n’y en avait plus. Et cela avec une monté des petits pixels colorés et blanchâtres anarchiques maîtrisée (le bruit) !

Ici, le rattrapage de 3IL ne pose aucun problème. On est bien sûr à 160 ISO, mais aucune monté de bruit ne se fait sentir. On adore…

Si l’on doit certainement cela à un travail de tout premier ordre de la part du service R&D, la possibilité de travailler avec un fichier brut en 14 bits n’y est pas étrangère. En Raw 12 bits, nous avons 4096 nuances de luminosité par couche de couleur (Rouge, vert, Bleu), contre 256 en Jpeg. En 14 bits, on passe à 16384 nuances par couches ! Effectivement, les fichiers sont plus lourds, mais en optant pour une compression sans perte dans les réglages du boitier, vous maintiendrez un niveau acceptable…  C’est le prix à payer pour profiter à 120% des Raw du D800. Étrangement, cette option est calibrée par défaut pour du 12 bits. Vérifiez dans le menu « Prise de vue>Enregistrement NEF (RAW) » (page 86 du manuel) que l’échantillonnage des NEF se fait bien en 14 bits et que l’enregistrement est configuré sur « Compression sans perte ».

D-Lighting Actif

Pour rester sur la dynamique, si vous dématricez vos Raw avec Capture NX2, paramétrez le D-Lighting actif sur le mode Auto (page 175 du manuel). Sans ce réglage, le D-Lighting dans le panneau Développement ne pourra pas être configuré et vous perdrez le meilleur de ce que peut apporter cet outil. Maintenant, sachez que cette technologie n’est pas pris en charge par les autres dématriceurs de Raw.

Pour bénéficie des avantages du D-Lighting actif, il faudra activer l’option dans les réglages du D800. Sans ce pré-requis, le menu en jaune restera irrémédiablement grisé…

Sensibilité

La sensibilité ISO et ses qualités sont des sujets qui ont largement fait débat à l’annonce du Nikon D800. Les uns jugeant qu’un capteur de 36 Mpx ne peut pas rivaliser avec un 12 Mpx ou un 16 Mpx, les autres argumentant que ISO et résolution ne sont pas forcément incompatibles. C’est à vrai dire toujours un peu le même discours dès qu’un reflex repousse un peu plus loin les didacts de la résolution…

Nikon D800 – Sigma 150 f/2.8 macro non OS
Main levée au 1/40ème – f/3.2 – 1600 ISO

 

Avant de tordre le coup à certaines idées pré-formatées, nous allons voir comment exploiter au mieux les nouvelles options du D800 en matière de configuration des ISO et les nouveautés par rapport au D700.

Le contrôle automatique de la sensibilité ISO est une avancée considérable par rapport au D700 qui en est dépourvu.

Différemment du D3s, le Nikon D800 apporte un réglage supplémentaire dans le gestion des ISO : le mode «Sensibilité ISO Auto». Avec cette option, l’appareil gère les ISO afin d’opter pour une vitesse d’obturation minimale qui soit en adéquation avec l’objectif utilisé. Pour se faire, celui-ci s’inspire de la règle qui veut que pour éviter les flous de bouger, il faille ne pas descendre en deçà de l’inverse de la focale employée.

Une fois paramétré,  il n’est pas obligatoire de repasser par le menu du D800 pour activer ou désactiver la gestion automatique des ISO. maintenant seulement la touche ISO enfoncée et tourner la molette avant sur le boitier.

Par exemple, vous montez un 70-200mm, et bien quand vous êtes à 105mm, l’appareil adoptera une sensibilité qui permettra de ne pas descendre en dessous du 1/100ème de seconde. A 200mm vous serez au minimum au 1/200ème.

Ça  c’est pour un réglage « normal ». En effet, on peut influencer l’automatisme en jouant sur une échelle de 5 paliers allant de « Plus lent » à « Plus rapide ». « Plus lent » correspond à une vitesse d’obturation plus faible que celle qui est conseillée. À configurer quand on utilise des  objectifs stabilisés. « Plus rapide » quand on a la tremblote ! Le point milieu correspondant exactement à la régle énumérée ci-dessus.

La gestion automatique des ISO permet de mieux se concentrer sur la prise de vue

 

Dommage que le D800 ne reconnaisse pas automatiquement la présence d’un système de stabilisation.

Concrètement, on trouve ces réglages au sein du menu « Prise de vue>Réglage de la sensibilité » avec une présentation détaillée en page 111 du manuel utilisateur.

Vidéo

Si d’aventure vous voulez vous initier à la vidéo, voici quelques pistes bonnes à savoir avec le D800. Pour une utilisation optimale, fixer le scintillement (« Menu Configuration>Réduction du scintillement ») à 50Hz.

 

Pour les autres paramètres, rendez-vous dans le menu « Menu prise de vue>Paramètres vidéo>Taille d’image/Cadence » et chosissez 1920 x 1080 ; 25vps. Soit une résolution de 1920 x 1080 en 25 images par seconde. 24 vps correspond à la cadence utilisée au cinéma et apparemment avec les Bluray. Maintenant, les écran TV pleinement compatibles ne sont pas encore légion…


Coté du « Menu Réglages Perso>Vidéo« , j’ai personnalisé la commande Fn (g1) pour régler le diaphragme, ce qui a pour effet d’attribuer la gestion de la fermeture de celui-ci avec la commande d’aperçu (g2). Attention, cette fonctionnalité n’est disponible qu’en mode A et M, et seulement avant l’enregistrement (contrairement à certains écrits littéraires sur le sujet…). Enfin, le bouton de mémorisation de l’exposition me sert à ajouter un repère (g3).

Lorsque le réglage personnalisé g4 est configuré sur « Enregistrement de vidéos » une télécommande filaire peut piloter l’enregistrement vidéo à distance (page 324 du manuel utilisateur).

Dernières astuces, privilégiez le mode manuel avec une obturation au 1/50ème. Cela pour être en phase avec notre réseau électrique de 50Hz ainsi que nos 25 img/s.

Quelques vérités…vraies

Il est étrange de voir les commentaires qui ont pu pleuvoir sur le Nikon D800. Que ce soit à son annonce, ou après. Bon, avouons que Nikon n’avait peut-être pas tout prévu et que les problèmes d’AF par exemple ne sont pas ou n’étaient pas fictifs. J’en ai personnellement fait les frais et mon boitier a du retourner par deux fois au SAV. La première fois, il est revenu « calé » mais au travers des microréglages que propose le boitier ! Bravo. Bien joué. Seulement, je n’avais pas livré l’ensemble de mes objectifs, donc, tout était loin d’être parfait. Et hop, retour au SAV. Si la première approche coté SAV Pro s’est bien passé, la seconde fois, de l’autre coté (la boutique pour les « amateurs »), j’ai eu l’impression d’être pris de haut. « Vous êtes Pro ? », « Vraiment ? », « Vous avez votre carte ? ». Et ben, disons que pour la carte, je l’ai attendu 4 mois après ma demande… Enfin, bref, ce n’est rien de bien méchant, mais c’est pour le principe.

 

Bon, finalement, l’appareil est revenu (en province) vierge de microréglages, mais cette fois-ci avec un AF aux petits oignons. Ouf ! Tout ça, m’aura tout de même couté presque 3 semaines, entre les 2 immobilisations et le laps de temps qu’il m’a fallu pour renvoyer mon appareil au SAV. Sans prêt d’un autre boitier comme vanté sur le site du service Pro… Disons à leur décharge que je ne l’ai pas demandé, mais on ne me l’a nonplus, pas proposé.

La précision de l’AF est nulle et il vaut mieux un D3s…

Le D800 ne sait pas faire la mise au point. Fuyez ce boitier conçu en dépit du bon sens et à l’emporte pièce. C’est plus ou moins ce que l’on pouvait lire ci-et-là sur les forums emplis de photographes hors-pair qui ont tellement de travail qu’ils passent leur temps à raconter n’importe quoi. Je ne critique pas les gens qui y cherchent une réponse, mais plutôt ceux qui les phagocytent en croyant avoir la parole divine.

Le meilleur, c’est de voir des protocoles farfelus qui tentent de comparer à 100% les fichiers bruts de D3s avec ceux du D800. Qu’elle hérésie ! Le summum du n’importe quoi. Pour faire un comparatif éloquent, il faut le faire à partir d’épreuves ayant une résolution identique, soit 4 256 x 2 832 pixels pour être à la taille maximale des fichiers délivrés par le D3s.

– Le Pic Saint Loup (Hérault) -

 
Nous nous sommes amusés à faire le test et le constat est loin d’être si alarmant pour le D800. Un petit article spécifiquement dédié va bientôt venir étayer tout cela. Prenez garde à ne pas chercher à couper les cheveux en 4, car sur un écran sans zoom à 100% (qui publie des photo en pleine résolution sur le Web… ?)  ou sur un tirage papier, on aura bien du mal à faire le distingo entre une photo issue d’un D3s ou d’un D800. Sauf au-delà de la résolution du D3s !

Donc, affaire à suivre très prochainement…

Au final

En conclusion, le Nikon D800 est un excellent appareil qui a eu ses défauts de jeunesse, mais qui aujourd’hui ont une réponse et sont traités. Sa dynamique, sa propension à récupérer des détails dans les ombres et ses options de personnalisation me ravissent. J’ai eu effectivement des moments de doutes lorsque j’ai été confronté au problème d’AF, mais c’est maintenant lointain.

Mais pour autant, le D800 n’est pas parfait et quelques petites améliorations logicielles pourraient le rendre incontournable. Je pense surtout à 2 options telle que le « Peaking » et la possibilité d’enregistrer des Raw dans une résolution moindre.

Focus Peaking sur un LCD externe Marshall. Une option qui serait bien venue…

 

Pour la première, c’est une fonctionnalité que proposent les moniteurs LCD externes, et qui permet par coloration des pixels, de voir les zones de l’image qui sont nettes. Sony propose nativement cette fonction. Pour ceux qui connaissent Capture One Pro, ça s’apparente à l’outil Focus Masque (menu « Présentation>Voir Masque Focus« ).

Pour la seconde (« mini » Raw) on pourrait alors envisager d’augmenter la cadence en rafale mais aussi de préserver la capacité de nos disques tout en accélérant le post-traitement. Mais ne nous leurrons pas, agir de la sorte serait marcher sur les plates-bandes du D4 et peut-être le futur D4s…

Autres articles intéressants

A propos de l auteur

Profil de l auteur non disponible

32 commentaires pour le post “[Nikon D800] Prise en main et réglages de base d’un 36Mpx”

  1. therve says:

    Merci pour cet article très intéressant.
    Toutefois, lorsque j’attribue à la commande Fn les commandes que vous préconisez, seule la fonction « Choisir la zone de cadrage » (touche Fn + molette de commande) répond à ma demande. En appuyant seulement sur la touche Fn, rien ne se passe, alors que le menu lui attribue la mesure Spot.
    Avez-vous un avis ?
    Merci.

    • Seb says:

      Je reporte ici les échanges que nous avons eu avec Thierry.

      Bonjour,

      Concernant la mesure spot, lorsque vous appuyez sur la touche Fn, le rapport de cadrage apparaît dans le viseur, mais si vous enfoncez ld déclencheur à mi-course, la mesure spot est alors activée. :)

      Seb

      • Therve says:

        Merci pour votre réponse,
        mais dans ce cas, le symbole de mesure spot n’est pas affiché dans le viseur ? Je trouve ça bizarre. Enfin, dans le mien, il n’apparaît pas. D’où mes interrogations.
        J’ajouterais que c’est la même chose si j’attribue une autre fonction à la commande Fn, celle-ci n’est pas opérationnelle dès lors qu’une autre fonction est attribuée à la commande Fn + molette. Si je supprime cette dernière (commande Fn + molette désactivée), alors la mesure spot devient opérationnelle et le symbole s’affiche normalement dans le viseur.
        J’ai beau réfléchir, je ne vois pas pourquoi cela ne fonctionne pas ;-(
        Si vous avez une autre idée, je suis preneur.
        Cdt.
        Thierry

      • Seb says:

        Pour moi ça fonctionne bien, sauf que… Quand j’appuie sur Fn, je vois le rapport de cadrage dans le viseur. Ensuite si j’enfonce le déclencheur à mi-course, j’ai une mesure spot qui s’effectue là où se trouve le collimateur autofocus. Rien d’autre n’apparaît sauf le collimateur AF actif…

  2. Therve says:

    C’est bon, je vous suis !
    J’ai procédé à quelques essais qui me confirment qu’une fois la touche Fn sollicitée, la mesure spot est bien active.
    Ce qui m’a induit en erreur, c’est que je m’attendais à une signalétique différente dans le viseur.
    En tous cas, cette combinaison est, comme vous l’annoncez dans votre article, d’une redoutable efficacité.
    Encore merci pour votre aide.

  3. Cocagne says:

    Encore merci pour la qualité de ces articles et leur adéquation avec nos interrogations.
    J’ai peu ou prou adopté ces réglages sur les D700 dés le départ tant ils paraissent évidents avec, mais ce n’est pas toujours judicieux ,une priorité au déclenchement .
    Le fait de préférer la map sur le bouton de ..map a un avantage : c’est que l’on peut rester en autofocus continu et en relâchant simplement la touche de map se retrouver en configuration ponctuelle pour par exemple décaler.

    Les paramètres personnels permettent d ‘ailleurs de programmer d’autres configuration des touches par exemple pour la commande à distance ou l’usage avec flash ou sur pied avec écran etc .. Ces boîtiers sont ajustables comme bon nous semble c’et un régal mais il vaut mieux ne pas rester trop longtemps sans les manipuler..

    Une remarque toutefois ,le brave D700 propose bien une fonction Isos automatique moins pratique d’accès il est vrai et à ce que je lis moins élaborée que celle décrite ici elle permet par exemple de choisir le mode manuel en restant calé sur son expo avec un étrange bug par contre si on bloque l’expo comme décrit ci dessus par le déclencheur on ne bloque pas vraiment les Isos sauf si on fait très vite on obtient parfois une valeur dans les Exifs autre que celle lue lors du déclenchement . pas fameux pour jouer des contrastes de lumière, du coup les Isos prennent trop la main.

    j’avais mis un moment la commande Isos auto sur une des deux touches de façade avec la spot puis en première position sur le menu perso et celle ci affichable par la touche menu mais finalement le duo spot en façade et blocage expo au déclencheur font si bon ménage que j’ai rangé de coté les isos auto après une période de curiosité.

    Encore merci pour ce retour de qualité sur un boitier qui représente un réel progrès par rapport au D700 qui reste et restera au demeurant une excellente machine à photographier. Mais le D800 apporte autre chose de totalement nouveau à la photographie en reflex plein format, il ouvre d’autre horizons.

  4. Aurélie says:

    Pour être passée du D700 au D800, en photo reportage je le trouve beaucoup plus lent pour trouver le point de focus, est-ce que du coup tu as essayé un D600 ? Je suis curieuse de savoir s’il est plus rapide que le D800…

    • Seb says:

      Bonjour Aurélie,

      Je n’ai pas eu cette sensation de lenteur. Peut-être aussi que je m’y suis habitué…
      Par contre, non, pas eu l’occasion de tester un D600 sur le terrain. Je trouve sa plage (au D600) beaucoup plus étroite que le D800. Alors, si plus réactif, mais qu’il faut se décaler :(

    • Cocagne says:

      Avec une même optique ou plutôt avec la même ?

      Un peu plus de calcul sans doute pour un résultat encore plus précis à coup sur Non ?

  5. David says:

    Tres bon article, meme experience.
    Seul bemol, le pic saint loup c’est pas dans le Gard mais dans l’hérault…

  6. Cocagne says:

    C’est le petit piège classique de nos positionnements au GPS !
    Qu’est ce qui est positionné le boitier ou le sujet ?
    Pour l’instant aucun logiciel n’intègre ni la distance de map ni la focale ni le gisement ce qui serait une piste pour enfin avoir un géo positionnement cohérent en paysage?

    Car ta vue du Pic saint Loup m’a tout l’air d’être prise de l’est vers l’ouest et de loin ce qui a pu tromper ton tag.

    • Seb says:

      Hello,

      Même pas. En fait j’habite à 1km de l’Hérault. Et comme je venais de renseigner des métadonnées sur mon village je suis resté sur l’idée du Gard.

      Mais la photo a aussi été prise dans l’Hérault. Pas de beaucoup… Mais tout est « Made In » Hérault :)

  7. Cocagne says:

    Cet angle de vue me fait penser à Fontanès ou plus vers l’est..
    On est alors effectivement encore dans l’Hérault et dans la région des gentilshommes verriers.
    Le D800 doit bien se prêter à ces exercices de paysage

  8. Bernard says:

    Concernant la précision du point AF, j’aimerais avoir des explications. En effet, j’ai remarqué qu’un certain nombre de mes photos prises dans des conditions de lumière faible étaient floues avec une focale de 70 mm, à 2.8 d’ouverture et à faible distance du sujet. J’ai imprimé une mire (Focus Test Chart) et fait un test dans ces mêmes conditions, mais avec la lumière en plus et le point AF au centre du viseur. Le maximum de netteté se trouve au point AF, même si à l’agrandissement, le texte n’est pas parfait. Est-ce suffisant pour en conclure que le réglage de l’autofocus n’est pas en cause et qu’il s’agit bien d’un problème d’utilisation ? Merci de votre aide.

    • Seb says:

      Bonjour Bernard,

      Lorsque j’ai supputé des problèmes d’AF, j’ai placé mon appareil sur trépied et j’ai utilisé les collimateurs AF les plus excentrés.

      J’ai alternativement utilisé la mise au point à travers le viseur et la mise au point en Liveview. S’il y a une différence assez nette de mise au point entre les 2, c’est que l’AF demande certainement un calage…

      Attention avec les focales inférieures à 40mm on a des risques de courbure de champ. Utiliser donc une focale de 50mm lumineuse… 70mm fait aussi l’affaire.

  9. jean maréchal says:

    Jean vous dit bonjour à tous et apprécie vos commentaires pratiques éclairés. Dans le D800 actuellement, il existe dans la zone de cadrage un crop à 1,2X ce qui donne 25 mpx mais nikon technique ne sais pas me dire si l’on peut encore descendre à -2 IL (5 im/s en je suppose 12 bytes) car en DX c’est -1IL (4 im/s seulement…..
    Quelqu’un a t’il testé cette position (1,2X) car j’aimerai acheter un D800E en espérant qu’il travaillera tjr à 5 im/s 12 bytes à ce crop intermédiaire ???

    • Seb says:

      Bonjour,

      J’avoue ne pas être certain de tout comprendre notamment le sujet des -2IL et -1IL.

      Je n’ai pas remarqué de ralentissement de la rafale en mode 1.2…

      • JE1000 says:

        Seb
        le capteur FX (24X36) du D800 est toujours sensible à – 2IL ( Indice de Lumination ou EV : Exposure Value) alors qu’en position DX il n’est plus que de – 1 IL .
        Alors que les D3 et D700 (FX 24X36) étaient limités à -1 IL . C’est donc un progrés important sachant que 1 IL correspond (rappel) à 1 valeur: de 1 diaphragme ou 1 temps de pose

      • Seb says:

        Hello,

        Je ne dis pas le contraire au sujet du progrès concernant la sensibilité de capteur AF. Par contre, je ne suis pas assuré que ça change quelque chose sur la cadence de la rafale.

        Seb

      • Seb says:

        Ce qui influence la cadence c’est la capacité du processeur à traiter les images qui s’enregistrent dans le buffer, les qualités intrinsèques de l’obturateur et le poids des fichiers…

        En DX, les fichiers pesant moins, le D800 n’a pas de raison de voir sa cadence en rafale baisser dans ce mode.

        Seb

  10. jean maréchal says:

    Attention au flou de bougé en numérique il il faut diviser l’inverse de la focale argentique encore par 2, soit pour 200mm=1/200/2= 1/400ème de seconde.

    • Seb says:

      Heuheu… Pas vraiment d’accord. Ce qui se dit (et s’écrit), c’est que vu la définition des capteurs à partir de 20Mpx, il serait de mise d’appliquer cette règle du double de l’inverse de la focale…

      Mais là encore, le flou de bougé sur le D800 (à moins d’avoir un problème personnel…) ne se voit pas nécessairement à 50% d’un agrandissement… Donc, un boitier bien fourni en pixels ne souffre pas plus de flou de bougé qu’un moins fourni. Seulement, sur le tirage max ça se verra plus. Par contre, pour un tirage à résolution identique, un D3s, un D700 ou un D800 ne souffrent pas plus les uns que les autres de flou de bougé. Il n’y en n’a pas un qui tremble plus que l’autre…

  11. Philou says:

    je me suis acheté le Nikon D800, avant j’aivais le D7000 !
    quand je photographiais des avions avec le D7000 j’avais les points autofocus qui cherchaient le sujet (les points se déplaçaient automatiquement !

    j’arrive pas trouver le réglage pour le D800 !
    vous pouvez m’aider SVP ?

    • Seb says:

      Bonjour,

      Il faut activer le mode de suivi 3D. Voir page 93 du manuel.

      Le suivi dynamique peut aussi faire l’affaire.

      Personnellement je ne suis pas des oiseaux. Mais pour du football c’est un mode (3D) qui me donne de très bons résultats.

      Seb

  12. JE1000 says:

    La plage de sensibilité dynamique du D800 est de : – 2 il (basse lumière) à 16 IL (haute lumière) le rêve serait d’augmenter aussi la sensibilité en haute lumière ce qui éviterait de « cramer » les htes lumières défaut récurrents des APN numériques…
    Enfin nous auront grâce au D800 au moins un peu plus de détails ds les noirs

  13. Galopin666 says:

    J’en reviens au flou de bougé … du sujet, pas de l’appareil !
    Avec le D800(E), même sur un bon trépied, il faut monter haut dans les vitesses, sauf à avoir un sujet immobile bien sûr .
    Par exemple en paysage, avec les effets du vent dans le feuillage, je règle sur 1/125 minimum avec un 24 .
    En dessous, ça fonctionne, mais en y regardant de plus près, on s’aperçoit vite que certaines parties de l’image sont floues !
    Au début, avec mon D800E, je croyais que j’avais des soucis de courbure de champ ( 14-24/2.8 ) ou que le capteur était défectueux … ?
    Le capteur est tellement puissant qu’il capte TOUT !
    Alors, avec l’expérience, je sais maintenant qu’il faut mieux monter en ISO pour préserver de la netteté, celle qui nous donne des photos dignes d’un moyen format .
    Essayez et comparez, c’est comme une révélation …

  14. Julien says:

    Bonjour,

    Merci pour votre article fort intéressant.
    Je viens de changer mon D200 pour un D800. Sur mon ancien boitier, je pouvais changer les points de collimateur directement sur l’appareil. Le D800 ne semble pas offrir autant de possibilités.
    Est il possible d’étendre la surface de ces points pour la prise de vue ?

    Merci d’avance pour votre réponse,

    Julien

  15. JE1000 says:

    Le D200 est au point de vue choix des collimateurs (surtout ceux groupés désaxés) le « nec plus ultra » que nikon a fourni sur ses APN-DX experts car je photographie beaucoup d’oiseaux en vol + ou – irrégulier et son successeur le D300 avait déjà abandonné ces collimateurs groupés désaxés, se targuant d’un suivi « irréprochable » en automatique hélas vérifié comme « incertain » lorsque le sujet évolue sur un fond assez contrasté et fouillé qui détourne l’AF m’obligeant à réduire le nombre de collimateurs (11) autour de la pastille centrale et alors hélas non décentrée… D’aprés Nikon l’extension de la plage couverte par les collimateurs en DX n’est techniquement pas possible en 24X36 (FX)
    Le D800 étant un appareil convenant uniquement aux photos « posées » plus statiques ne dispose pas des collimateurs groupés désaxés (alors que Canon prudemment les conserve)
    il va falloir se tourner ENFIN vers le D4S (le D4 n’en était pas muni???) qui à nouveau ressort ces fameux collimateurs groupés désaxés mais à quel PRIX… La spirale infernale du marketing n’a pas fini de sévir sur tous les produits…
    Un bon conseil travaillé comme moi à l’ancienne cad en mise au point MANUELLE et votre statistique d’images nettes remontera

  16. Julien says:

    Merci beaucoup pour votre réponse très claire. J’apprécie mon D800 mais il est vrai que la plage des collimateur est réduite. Même au posé, je ne parviens pas à faire des mises au point excentrée.

    A bientôt

    Julien

Laissez un commentaire

Notifiez-moi des commentaires à venir via email. Vous pouvez aussi vous abonner sans commenter.