[Lightroom 5] Export de catalogue allégé

Pour compléter notre article sur le nomadisme, nous allons vous présenter comment optimiser votre espace disque lors de vos déplacements, grâce aux Aperçus dynamiques. Nous avons vu dans notre article de présentation de Lightroom 5 qu’il y avait deux manières pour créer des Aperçus dynamiques…

Lr5

En fait, il y en trois. Nous avons volontairement fait l’impasse sur le sujet car cette troisième option est un peu particulière, puisqu’elle crée des Aperçus dynamiques à l’exportation et pas directement au sein du catalogue de travail.

Partir léger…

Lorsque l’on doit voyager, nous avons vu qu’il est possible d’exporter une sélection d’images en tant que catalogue, puis d’importer ce catalogue à son retour (CF article sur le nomadisme). L’inconvénient, c’est qu’il faut embarquer ses originaux si l’on veut les corriger avec le module Développement.

Avec Lightroom 5, lorsque l’on exporte une poignée d’image en tant que catalogue, on peut choisir de laisser les originaux à leur emplacement et de créer des Aperçus dynamiques.

La capture ci-après détaille les options à valider selon comme vous voulez travailler. Pour cela, sélectionnez les images à exporter, activez le menu Fichier>Exportez en tant que catalogue, cochez la première case de la fenêtre de dialogue et optez pour le choix 1 ou le 2.

Exportation de catalogue

Cochez la case 1 pour embarquer les originaux, ou la case 2 pour vous contenter des Aperçus dynamiques…

Ci-dessous, le résultat en terme d’occupation disque dans le cas où l’on embarque les originaux ou les Aperçus dynamiques…

Comparaison avec ou sans apercus dynamqiues

Avec une sélection de 20 images (RAW, TIFF…), la différence en terme d’occupation disque n’est pas négligeable entre le fait de faire suivre les originaux ou les Aperçus dynamiques…

Les nouveautés de Lightroom 5

L’information semi-officielle avait commencé à filtrer dès ce lundi. C’est donc sans grand secret que nous vous confirmons que la Beta officielle de Lightroom 5 est disponible dès maintenant sur le site Adobe.

Contrairement à la dernière mouture, la refonte n’est en apparence pas aussi profonde. Rappelez-vous que pour Lightroom 4, Adobe avait entièrement reconsidéré son moteur de dématriçage pour faire croitre de manière spectaculaire le traitement des hautes lumières. Cela nous avait valu, au passage une redistribution des curseurs d’ajustement des tons.

LR5

Enfin, Lr4 avait emboité le pas à Aperture pour proposer deux nouveaux modules Cartes et Livres, se mettant au diapason avec Aperture, et répondant ainsi aux demandes des utilisateurs. Pour finir, Adobe avait adopté le softproofing, histoire de contenter autant les professionnels que les amateurs…

Après cet intermède archéologique, revenons en à Lightroom 5. Si de prime abord, ce nouvel opus pourrait sembler moins ambitieux, que la version précédente, l’apport des Smart Previews, des nouveaux masques de retouche et de l’extension de l’outil de correction des tons sont loin de présenter un intérêt désuet.

Cela sans parler des algorithmes de travail qui sont sans cesse optimisés pour une fluidité accrue et les quelques améliorations de confort que vous pourrez découvrir au cours de sa prise en main…

Bibliothèque

Les Aperçus dynamiques

Certainement LA grosse nouveauté de Lightroom, les aperçus dynamiques sont pour nous une avancées considérable. Ils apportent une nouvelle dimension à la flexibilité de Lightroom pour les grands voyageurs.

Ses derniers se trouvent entre les miniatures et les Raw propriétaires. En fait, se sont de petits DNG compressés qui permettent de travailler sans que vos photos ne soient en ligne.  De fait, vous pouvez retoucher vos images dans le module Développement lorsque vous êtes en voyage, et vous pourrez même les exporter jusqu’à une résolution maxi de 2540 pixels sur le plus long coté. ce qui suffit souvent pour partager ses photos sur Internet ou par email.

Sous l'histogramme, en 1 les photos sans Aperçu dynamique, en 2 avec aperçus, en 3 avec aperçu, mais dont l'original est hors ligne, en 4 aucun aperçu dynamique et original hors ligne.

Sous l’histogramme, en 1 les photos sans Aperçu dynamique, en 2 avec aperçus, en 3 avec aperçu, mais dont l’original est hors ligne, en 4 aucun aperçu dynamique et original hors ligne.

Revers de la médaille, votre disque dur gonflera un peu plus, car ces Aperçus dynamiques ont un poids. Mais ce n’est rien comparé à celui des originaux, notamment ceux du Nikon D800. Nous espérions que Nikon optimiserait son micrologiciel pour diminuer la taille de ses fichiers brut, comme le fait Canon, et en fait, c’est Adobe qui apporte la réponse…

La création d’aperçus dynamiques, se fait à l’importation, ou après coup comme illustré sur la capture ci-dessous. Evidemment, ils peuvent aussi être supprimés à la demande.

Les 2 manières pour créer des Aperçus dynamqiues

Les 2 manières pour créer des Aperçus dynamqiues

Les Aperçus dynamiques vont véritablement simplifier le flux de travail des photographes baroudeurs (à lire par ici) et sans domicile fixe, mais aussi ceux qui possèdent par exemple un APN gonflé de pixels et un ordinateur pas tout autant sur-dimensionné…

Pour ceux-là, créer des aperçus dynamiques à l’importation, puis déconnectez le disques portant les originaux. Là, Lightroom travaillera seulement sur la base des Aperçus dynamiques. Pour l’avoir testé avec des NEF issus d’un D800, malgré un gros Mac PRo, le confort reste de mise. Effectivement la manipulation n’est pas forcément toujours simple (personnellement, je renomme le dossier contenant mes originaux), mais Adobe planche sur la possibilité de pouvoir travailler en priorité avec les Aperçus dynamiques.

 Collections : de nouveaux critères arrivent

Comme preuve qu’Adobe écoute ses clients, de nouveaux critères de tri font leur apparition au sein des collections dynamiques. C’est ainsi que l’on pourra maintenant créer des règles établies sur le statut des aperçus dynamiques, le format de fichier PNG, la profondeur de couleur (bits), le nombre de canaux de couleur, le profil colorimétrique ou encore la taille des fichiers(en Mpx).

Les Collections dynamiques proposent de nouveaux champs. Chantilly sur le gâteau, ils sont maintenant listé moins anarchiquement...

Les Collections dynamiques proposent de nouveaux champs. Chantilly sur le gâteau, ils sont maintenant listés moins anarchiquement…

 

Développement

Si l’arrivé des aperçus dynamiques nous a enchanté, les nouveautés du module Développement ne sont pas en reste.

Avant de lever le voile sur ce qui vous attend dans le module de Développement de Lightroom 5, nous tenons à indiquer que la copie et l’application de retouches locales sur une même image est enfin possible.

Pour obtenir cet effet, nous avons empilé 5 masques de correction avec le filtre radial. 4 avec une Clarté à -100 et 1 masque inversé avec une Netteté à 70.

Pour obtenir cet effet, nous avons empilé 5 masques de correction avec le filtre radial…

Après avoir créé un masque de retouche avec l’outil de dégradé ou le filtre radial (voir ci-après), utilisez le raccourci clavier [Alt/Option] + [Ctrl/Cmd], tout en maintenant ces touches enfoncées, cliquez sur la pastille de la retouche et déplacez-là. Un nouveau masque apparait avec les propriété de celui créé initialement.

Pour le pinceau, c’est un peu plus compliqué. Ou disons plutôt que la fonction est plus limitée. Elle permet seulement de copier la retouche et de l’appliquer par dessus celle existante. Maintenez les touches du raccourci clavier enfoncées puis cliquez juste sur la pastille de retouche au pinceau.

Filtre radial

Pas encore aussi souple que les régions de Béziers, le filtre radial satisfera les amateurs de flous et de vignettage en tout genre. Il pourra aussi sauver la mise en accentuant les angles des photos prises avec des culs de bouteille…

Filtre radial

Pour agrandir ou diminuer un filtre tout en préservant son aspect, enfoncez la touche [Shift/Maj] pendant son redimensionnement.

Vite fait, pour que le filtre occupe toute l’image maintenez la touche [Ctrl/Cmd] enfoncée pendant que vous créez le filtre, ou s’il existe déjà, faites un double clic de souris sur sa pastille (tout en maintenant le raccourci clavier actif).

Redressement des images : mettez nous ça au carré

Caché dans le panneau Correction de l’objectif, le volet Basique regroupe les corrections de base que vous pouvez vouloir appliquer à une photo. Cela se modélise sous forme de cases à cocher et de boutons. Seuls ces derniers sont véritablement nouveaux.

Redressement simplifié

Niveau, redresse l’horizon

Vertical, redresse l’horizon et les verticales mais sans excès (ne travaille pas sur sur la notion induite par le curseur Horizon du volet Manuel)

Complet, agit sur tout les paramètres proposés par le volet Manuel pour redresser l’image. Attention, le facteur de recordage risque d’être important.

Auto, Produit le même effet que Complet, mais reste plus modéré, produisant un recadrage moins prononcé.

Avant-Après… Si vous avez effectué un recadrage avec l’outil dédié, maintenez la touche  [Alt/Option] enfoncée pour ne pas perdre votre correction lorsque vous activerez les boutons de l’outil de redressement.

Attention, il faut que les fuyantes soient bien prononcées. L’algorithme étant principalement conçu pour traiter des photos d’architecture.

L’affichage d’une grille est particulièrement utile avec les corrections optiques. Allez pour cela, faire un petit tour dans le menu Affichage>Inscrustation de loupe.

Correction des tons directs et le pinceau…

Et oui, on l’attendait celui-ci. Prévu avec Lightroom 4, il aura été repoussé jusqu’à Lightroom 5. Pour autant, ne croyez pas utiliser le pinceau de correction comme vous pouvez employer celui de Photoshop ou même de Capture NX. Celui de Lightroom se contente de copier une zone en adaptant le contraste et la luminosité à la partie à traiter. Reste que pour gommer un fil disgracieux sur  un ciel bleu, il fait le travail.

Utile pour éliminer les fils électriques, le pinceau de correction l'est aussi pour supprimer certains éléments disgracieux.

Utile pour éliminer les fils électriques, le pinceau de correction l’est aussi pour supprimer d’autres éléments parasites.

Pour cela, appelez l’outil de correction des tons et maintenez le bouton droit de la souris enfoncé tout en glissant sur la zone à corriger. L’autre méthode, que l’on trouve moins pratique est de cliquer sur l’extrémité du fil, puis en appuyant sur la touche [Shift/Maj] cliquez sur l’autre extrémité.

Pour supprimer exhaustivement les tâches de poussières sur un cliché, appuyez sur la touche [A] ou cliquez sur la case comme ci-dessous. Là, le cliché passe en noir et blanc et les petites « pétouilles » vous sauteront aux yeux !

Appuyez sur A pour mieux apercevoir les petites taches...

Appuyez sur A pour mieux apercevoir les petites taches…

La suite garçon…

D’autres modules comme Livres et Diaporama bénéficient de l’effet Lightroom. Pour ce dernier, il est possible d’insérer des séquences vidéos. Une bonne chose quand on se dit qu’Aperture le fait depuis maintenant quelques années…

Pour le module Livre, retenez que la saisie de texte a été améliorée et qu’une page personnalisée peut être sauvegardée et disponible dans le sélecteur de modèles. Malheureusement, nous en connaissons qui vont bouder de voir que côté prestataire, Blurb reste le seul choix possible…

Nous allions oublier qu’un mode plein écran existe [F]. Maintenant, pour changer le mode d’affichage de l’interface, il faudra le faire avec [Shift/Maj] + [Ctrl/Cmd] + [F]. Si vous avez plus de chance que nous, [Shift/Cmd] + [F] vous fera la rotation entre tous les modes d’affichage de l’interface. Toutefois, il semblerait que ça ne marche pas complètement avec la version française de Lightroom 5.

Si nous ne vous l’avons pas encore dit, Lightroom permet maintenant d’importer des images au format PNG ! Une bonne chose quand on sait que certains logiciels de capture d’écran travaillent dans ce format… Avec préservation de la transparence s’il vous plait !

Notes

Les mises en garde concernant cette beta publique restent de mise, comme ne pas travailler avec son catalogue principal, mais avec une copie…

Lightroom 5 est compatible avec Windows 7 et 8 ainsi que Mac OS 10.7 et 10.8. Pour les autres, il faudra faire évoluer vos machines…

[Nik Software] Collection printemps 2013…

Après quelques annonces peu encourageantes quant à l’avenir des plug-ins Nik Softwares, de nouveaux signes peuvent faire penser qu’après un peu de ménage, la célèbre suite logicielle va perdurer…

Pas forcément mieux, mais moins cher !

C’est avec beaucoup de plaisir que nous avons appris que la collection de plug-ins Nik Software avait fait peau neuve mais surtout voyait son tarif évoluer plus que favorablement.

S’il n’est plus possible d’acquérir un plug-in de manière autonome, la collection complète est désormais disponible pour moins de 150 $ (moins de 120€) ! Ce qui représente approximativement 70% de remise en comparaison au tarifs pratiqués avant que Google ne reprenne les rennes. Lisez les commentaires pour avoir une remise supplémentaire…

Pour ce prix, vous vous trouvez avec palette de 6 outils performants et véritablement professionnels.

Source : http://www.niksoftware.com

[Outil Mac] The Touch

Apparue sur le blog Utiliser-Lightroom.com, une petite application destinée à vous simplifier la vie et gagner en productivité va bientôt débouler dans l’App. Store : The Touch.

Pourquoi vous parler de The Touch ? Tout simplement car elle est destinée à doper la gestuelle permettant de piloter Lightroom et Final Cut Pro X. Deux logiciels qui demandent beaucoup de navigation au sein de menus, curseurs et autres palettes. The Thouch, en ajoutant des raccourcis tactiles devrait vous simplifier la vie…

Limité à ces 2 seuls logiciels, il n’est pas dit que le liste des logiciels compatibles ne viennent pas à s’étoffer. Attention, il faut impérativement posséder un iPad, un Magic Trackpad ou un MacBook…

En tout cas, c’est là, une belle initiative de Tim Armes et Vincent Zorzi.

Tim a qui l’on une doit belle série de plug-ins pour Lightroom au travers du site Photographers-toolbox.com. Quant à Vincent Zorzi, vous pourrez trouver une palette de son talent et de son activité sur le site Lesyeuxouverts.com.

Sources

L’application et toutes les informations afférentes seront disponible sur Arcticwhiteness.com.

Celui-ci n’ayant pas encore de flux RSS, nous vous invitons à nous suivre sur Twitter ou ici même pour vous tenir informer de la disponibilité du produit. Disponibilité apparemment toute (très) proche…

Mise à jour du 22/03/2013: Apple a validé l’application et elle est disponible sur l’Apple Store.

[Astuce Lightroom] Peaufinez le maquillage de votre modèle

Suite à la question d’un lecteur concernant l’amélioration d’un portrait qu’il avait effectué, nous allons vous montrer une petite astuce visant à compléter le maquillage de votre modèle…

Attention, on n’est pas ici dans les basiques corrections locales qu’on peut trouver ci et là. On a voulu sortir des sentiers battus et répondre efficacement un besoin.

Le pas à pas

La pratique de la photo de portrait nécessite un coup d’oeil mais ausis un peu d’habitude pour corriger dès la prise de vue certains défauts.

Si d’aventure, un post-traitement s’avère plus simple et plus rapide concernant par exemple le blanchiment des dents d’un modèle (voir en fin d’article), d’un point de vue imperfection de peau, un petit coup de maquillage habillement appliqué pourra faire gagner du temps.

Pourtant, lorsque l’on ne fait pas appel à un (ou une) professionnel, la gente féminine lorsqu’elle se maquille, ne porte le fond de teint que sur le visage. Si cela est suffisant au quotidien, ce n’est pas le cas pour une séance photo. La photo ci-dessous atteste nos dires.

Fig.01

La différence de teinte entre le menton et le cou est comme qui dirait « on ne peut plus visible ».

Pour rattraper ça, c’est très simple et l’opération ne prend pas plus de 2 minutes. Pour l’exemple, on a même pris la liberté de travailler sur un fichier Jpeg ! Pour commencer, ouvrez le panneau des retouches locales au pinceau et suivez les étapes de la Fig.2 ci-dessous.

Fig.2

Cocher la case en (2) va circonscrire la retouche aux pixels ayant les mêmes attributs que ceux qui se trouvent au centre du pinceau. Pour vérifier la portée de l’effet, afficher le masque de la correction avec le raccourci clavier [O]. 

La seconde grande étape est d’appeler le correcteur de teinte…

Fig.3

En route pour un petit maquillage « numérique ». 

 

Pour s’assurer que la teinte sera la même, l’idéal est de prélever un échantillon de couleur sur le menton du modèle. Maintenez le bouton droit de la souris enfoncé au-dessus de la pipette, puis glissez sur le visage du modèle. Enfin relâchez le bouton de la souris.

Fig.4

Lightroom permet facilement de prélever une teinte hors du cadre prédéfini…

Fig.5

Jugez sur pièce de l’effet « Avant/Après ».

Le mot de la fin

Pour conclure, la figure 5 vous rappelle où trouver quelques recettes beauté pour vos portraits et en bas de la liste comment les gérer (création, suppression…). Rapidement, « Adoucir la peau » fait appel au curseur Clarté, « Blanchiment des dents« , atténue la Saturation et augmente légèrement l’Exposition et vous trouverez ci-dessous les ajustements correspondants au « Renforcement de l’iris« …

Fig.6

Snapseed pour Mac et Windows est mort

Rappelez-vous que si Nik’Software avait abandonné Color Efex Pro pour Capture Nx depuis quelques temps, il semblait que Nikon était toujours autorisé à distribuer la version 3 via son magasin en ligne. Pourtant, ce petit arrangement a du prendre fin début d’année après un laconique communiqué de presse du géant Nippon.

Aujourd’hui, c’est Snapdeed pour Mac et Windows qui fait les frais de l’opération « coup de balai » de Google. Au même titre, au passage que Google Reader, sauf qu’ici l’arrêt de Snapseed prend effet immédiatement.

À tord ou à raison, les faits sont là. Heureusement, les versions mobiles de Snapseed pour iOs et Androïd restent disponibles et ce, gratuitement. Alors ne vous en privez pas car cette application est une perle.

Sources
Blog Google
Le site dédié à Snapseed

[Nikon D800] Prise en main et réglages de base d’un 36Mpx

Après maintenant plus de 9 mois passés en compagnie du D800, je pense qu’il est grand temps de vous donner nos premières impressions, mais surtout quelques pistes de pré-réglages afin d’exploiter au mieux ce boitier, ou pour d’autres voire les avantages qu’ils proposent par rapport à un D700, voire un D600.

Ne vous attendez pas à un test complet du D800. Ce n’est pas le sens de cet article. Au lieu de faire une énième version du compte rendu d’un reportage, je préfère vous faire découvrir les options du D800 qui vous serons utiles et vous faire partager mon expérience.

36 Mpx, ça aide pour les panoramiques… Photo imprimée au format 180 x 60 cm sur Canson Infinity Canvas Artist Matte 390 gr.

 

Le maître mot est principalement de vous indiquer comment optimiser les réglages de votre D800 pour en tirer tout le jus, gagner en productivité et peut-être au passage, tordre le coup à des à priori et « on dit »

Evidemment, je ne ferai pas l’impasse sur les quelques déboires rencontrés, mais je ne les stigmatiserai pas non plus. Vous verrez qu’il y a une explication rationnelle à chaque critique qui a pu s’abattre dur le D800. Même si la perfection n’existe pas.

Un D800 à sa main

Comme lorsque l’on monte dans une voiture, il faut toujours régler les rétroviseurs, le fauteuil conducteur, la hauteur du volant si proposer, ect… Avec un reflex, c’est pareil.  Qui plus est avec un boitier expert ou professionnel.

Mesure Spot

Lors de la prise en main d’un boitier, je commence toujours par faire le tour des menus afin de voir comment retrouver mes marques par apport aux habitudes que j’ai. Ensuite, je me plonge quelque peu dans le manuel pour voir s’il n’y a pas moyen d’y découvrir quelques perles (dans le bon sens du terme).

 

Habitué à un D700, on ne se retrouve pas en terre inconnue avec un D800. Rapidement, j’ai commencé par attribuer la mesure spot à la touche Function (Réglage personnalisé f4, page 311 du manuel)). Pas besoin de sortir l’oeil du viseur pour aller activer la mesure spot.

Mémorisation de l’exposition

Dans le mode par défaut, lorsque l’on enfonce le bouton de déclenchement, le boitier fait la mise au point en même temps qu’il lance l’analyse et mémorise la mesure de lumière de la scène. Pourtant, il existe pas mal de situations qui font qu’il est préférable de séparer les deux actions : contre-jour, scène difficile à exposer. Pour cette raison, je préfère attribuer la gestion de la mise au point seulement au bouton AF-ON (Réglage personnalisé a4, page 283 du manuel).

Ainsi, en activant la touche Function et en enfonçant à mi-course le déclencheur, on peut précisément piquer la lumière sur un endroit précis, avant d’effectuer la mise au point et enfin déclencher. J’avoue qu’on y perd un peu en réactivité, c’est pour ça que j’ai sauvegardé deux jeux de réglages perso. Celui par défaut et celui-ci. Pour en savoir plus sur cet aspect, consultez le manuel utilisateur page 280.

Choisir rapidement le format de cadrage

36 Mpx, si ça peut laisser dubitatif quant à la qualité des images produites, tout le monde s’accordera à dire qu’en terme de flexibilité et d’option de recadrage, l’apport est énorme. Si l’option APS-C est vraiment limite avec les Nikon D3s car les images qui en résultent sortent avec une résolution de 5,3 Mpx, 7,1 Mpx pour un D4, alors que le même rapport avec un D800 voit produire ce dernier des Raw de 16 Mpx ! Ça laisse de la marge et rend ce dernier drôlement polyvalent.

Si Nikon n’a pas jugé bon d’offrir des formats Raw d’une résolution plus faible que 36Mpx comme le propose Canon, on pourra modifier la zone de cadrage pour abaisser le poids des Raw. Malheureusement  il faudra composer avec le nouveau facteur de crop. Si Nikon faisait évoluer son micrologiciel dans le bon sens, le D800 serait une véritable bombe. Mais il cannibaliserait le D4. M’enfin, quand même… Ça boosterait les ventes de D800 et ça me ferait drôlement plaisir !

Si comme moi vous ne voulez pas vous encombrer d’objectifs lourds et encombrants, quelques objectifs fixes bien choisis vous rendront de fiers services avec un D800. Pour jongler facilement d’un rapport de recadrage à l’autre, j’ai associé la fonction « Choisir la zone de cadrage » à la touche Fn + la molette de commande (Réglage personnalisé f4, page 314 du manuel). Un pur bonheur !

Petite astuce, pour griser la zone en dehors du recadrage actuel, désactivez réglage personnalisé a5, page 284 de manuel utilisateur.

Zoom rapide

Pour éviter d’appuyer plusieurs fois sur les boutons loupe à gauche du boitier pour juger de la qualité d’une cliché en mode de Prévisualisation, je configure le bouton central du sélecteur pour basculer alternativement de la visualisation plein écran au mode loupe, après avoir opté pour le mode de grossissement modéré pour le réglage personnalisé f9, pages 309 et 310 du manuel.

Aller plus loin avec son D800

Optimiser la dynamique

S’il est un sujet où le numérique a considérablement fait des progrès, c’est au niveau de la dynamique. Attention, ce n’est pas la proportion du boitier à réagir, mais plutôt celle à encaisser les gros écarts de contraste. Dans ce domaine, le D700 était et reste un excellent boitier, mais le D800, malgré des photosites plus nombreux, propose une latitude de correction impressionnante et fait jeu égal avec les références du marché. Jusqu’à 1600 ISO il reste le meilleur en terme de rendu.

Attention, ne vous trompez pas. La plupart des personnes — lorsque l’on parle de dynamique — jugent l’affaire sur la capacité des boîtiers à récupérer les hautes lumières… Si l’exposition dite « à droite » atténue le risque de montée du bruit numérique, elle est aussi plus disposée à brûler les hautes lumières et créer des aplats, si elle n’est pas maîtrisée. Elle est aussi plébiscitée car en abaissant l’exposition, on garde un maximum de détails dans les ombres. Mais ça, c’était avant le D800.

Le Nikon D800 n’est pas taillé pour exposer à droite… Avec une sur-exposition de +1 IL la récupération des hautes lumières n’est pas du tout convaincante.

 

Avec un D800, vous allez pouvoir retrouver facilement de la matière dans les ombres. Les ombres… C’est en fait l’un des points faibles du numérique. Bien que des subterfuges permettant de les rehausser aient vu le jour ses dernières années, il n’en restait pas moins que les fichiers bruts étaient pauvres dans cette partie de l’histogramme. Heureusement, le D800 nous a réconcilié dans ce domaine. J’ai été véritablement bluffé par la capacité de l’imageur Nikon à trouver de la matière là où je pensais qu’il n’y en avait plus. Et cela avec une monté des petits pixels colorés et blanchâtres anarchiques maîtrisée (le bruit) !

Ici, le rattrapage de 3IL ne pose aucun problème. On est bien sûr à 160 ISO, mais aucune monté de bruit ne se fait sentir. On adore…

Si l’on doit certainement cela à un travail de tout premier ordre de la part du service R&D, la possibilité de travailler avec un fichier brut en 14 bits n’y est pas étrangère. En Raw 12 bits, nous avons 4096 nuances de luminosité par couche de couleur (Rouge, vert, Bleu), contre 256 en Jpeg. En 14 bits, on passe à 16384 nuances par couches ! Effectivement, les fichiers sont plus lourds, mais en optant pour une compression sans perte dans les réglages du boitier, vous maintiendrez un niveau acceptable…  C’est le prix à payer pour profiter à 120% des Raw du D800. Étrangement, cette option est calibrée par défaut pour du 12 bits. Vérifiez dans le menu « Prise de vue>Enregistrement NEF (RAW) » (page 86 du manuel) que l’échantillonnage des NEF se fait bien en 14 bits et que l’enregistrement est configuré sur « Compression sans perte ».

D-Lighting Actif

Pour rester sur la dynamique, si vous dématricez vos Raw avec Capture NX2, paramétrez le D-Lighting actif sur le mode Auto (page 175 du manuel). Sans ce réglage, le D-Lighting dans le panneau Développement ne pourra pas être configuré et vous perdrez le meilleur de ce que peut apporter cet outil. Maintenant, sachez que cette technologie n’est pas pris en charge par les autres dématriceurs de Raw.

Pour bénéficie des avantages du D-Lighting actif, il faudra activer l’option dans les réglages du D800. Sans ce pré-requis, le menu en jaune restera irrémédiablement grisé…

Sensibilité

La sensibilité ISO et ses qualités sont des sujets qui ont largement fait débat à l’annonce du Nikon D800. Les uns jugeant qu’un capteur de 36 Mpx ne peut pas rivaliser avec un 12 Mpx ou un 16 Mpx, les autres argumentant que ISO et résolution ne sont pas forcément incompatibles. C’est à vrai dire toujours un peu le même discours dès qu’un reflex repousse un peu plus loin les didacts de la résolution…

Nikon D800 – Sigma 150 f/2.8 macro non OS
Main levée au 1/40ème – f/3.2 – 1600 ISO

 

Avant de tordre le coup à certaines idées pré-formatées, nous allons voir comment exploiter au mieux les nouvelles options du D800 en matière de configuration des ISO et les nouveautés par rapport au D700.

Le contrôle automatique de la sensibilité ISO est une avancée considérable par rapport au D700 qui en est dépourvu.

Différemment du D3s, le Nikon D800 apporte un réglage supplémentaire dans le gestion des ISO : le mode «Sensibilité ISO Auto». Avec cette option, l’appareil gère les ISO afin d’opter pour une vitesse d’obturation minimale qui soit en adéquation avec l’objectif utilisé. Pour se faire, celui-ci s’inspire de la règle qui veut que pour éviter les flous de bouger, il faille ne pas descendre en deçà de l’inverse de la focale employée.

Une fois paramétré,  il n’est pas obligatoire de repasser par le menu du D800 pour activer ou désactiver la gestion automatique des ISO. maintenant seulement la touche ISO enfoncée et tourner la molette avant sur le boitier.

Par exemple, vous montez un 70-200mm, et bien quand vous êtes à 105mm, l’appareil adoptera une sensibilité qui permettra de ne pas descendre en dessous du 1/100ème de seconde. A 200mm vous serez au minimum au 1/200ème.

Ça  c’est pour un réglage « normal ». En effet, on peut influencer l’automatisme en jouant sur une échelle de 5 paliers allant de « Plus lent » à « Plus rapide ». « Plus lent » correspond à une vitesse d’obturation plus faible que celle qui est conseillée. À configurer quand on utilise des  objectifs stabilisés. « Plus rapide » quand on a la tremblote ! Le point milieu correspondant exactement à la régle énumérée ci-dessus.

La gestion automatique des ISO permet de mieux se concentrer sur la prise de vue

 

Dommage que le D800 ne reconnaisse pas automatiquement la présence d’un système de stabilisation.

Concrètement, on trouve ces réglages au sein du menu « Prise de vue>Réglage de la sensibilité » avec une présentation détaillée en page 111 du manuel utilisateur.

Vidéo

Si d’aventure vous voulez vous initier à la vidéo, voici quelques pistes bonnes à savoir avec le D800. Pour une utilisation optimale, fixer le scintillement (« Menu Configuration>Réduction du scintillement ») à 50Hz.

 

Pour les autres paramètres, rendez-vous dans le menu « Menu prise de vue>Paramètres vidéo>Taille d’image/Cadence » et chosissez 1920 x 1080 ; 25vps. Soit une résolution de 1920 x 1080 en 25 images par seconde. 24 vps correspond à la cadence utilisée au cinéma et apparemment avec les Bluray. Maintenant, les écran TV pleinement compatibles ne sont pas encore légion…


Coté du « Menu Réglages Perso>Vidéo« , j’ai personnalisé la commande Fn (g1) pour régler le diaphragme, ce qui a pour effet d’attribuer la gestion de la fermeture de celui-ci avec la commande d’aperçu (g2). Attention, cette fonctionnalité n’est disponible qu’en mode A et M, et seulement avant l’enregistrement (contrairement à certains écrits littéraires sur le sujet…). Enfin, le bouton de mémorisation de l’exposition me sert à ajouter un repère (g3).

Lorsque le réglage personnalisé g4 est configuré sur « Enregistrement de vidéos » une télécommande filaire peut piloter l’enregistrement vidéo à distance (page 324 du manuel utilisateur).

Dernières astuces, privilégiez le mode manuel avec une obturation au 1/50ème. Cela pour être en phase avec notre réseau électrique de 50Hz ainsi que nos 25 img/s.

Quelques vérités…vraies

Il est étrange de voir les commentaires qui ont pu pleuvoir sur le Nikon D800. Que ce soit à son annonce, ou après. Bon, avouons que Nikon n’avait peut-être pas tout prévu et que les problèmes d’AF par exemple ne sont pas ou n’étaient pas fictifs. J’en ai personnellement fait les frais et mon boitier a du retourner par deux fois au SAV. La première fois, il est revenu « calé » mais au travers des microréglages que propose le boitier ! Bravo. Bien joué. Seulement, je n’avais pas livré l’ensemble de mes objectifs, donc, tout était loin d’être parfait. Et hop, retour au SAV. Si la première approche coté SAV Pro s’est bien passé, la seconde fois, de l’autre coté (la boutique pour les « amateurs »), j’ai eu l’impression d’être pris de haut. « Vous êtes Pro ? », « Vraiment ? », « Vous avez votre carte ? ». Et ben, disons que pour la carte, je l’ai attendu 4 mois après ma demande… Enfin, bref, ce n’est rien de bien méchant, mais c’est pour le principe.

 

Bon, finalement, l’appareil est revenu (en province) vierge de microréglages, mais cette fois-ci avec un AF aux petits oignons. Ouf ! Tout ça, m’aura tout de même couté presque 3 semaines, entre les 2 immobilisations et le laps de temps qu’il m’a fallu pour renvoyer mon appareil au SAV. Sans prêt d’un autre boitier comme vanté sur le site du service Pro… Disons à leur décharge que je ne l’ai pas demandé, mais on ne me l’a nonplus, pas proposé.

La précision de l’AF est nulle et il vaut mieux un D3s…

Le D800 ne sait pas faire la mise au point. Fuyez ce boitier conçu en dépit du bon sens et à l’emporte pièce. C’est plus ou moins ce que l’on pouvait lire ci-et-là sur les forums emplis de photographes hors-pair qui ont tellement de travail qu’ils passent leur temps à raconter n’importe quoi. Je ne critique pas les gens qui y cherchent une réponse, mais plutôt ceux qui les phagocytent en croyant avoir la parole divine.

Le meilleur, c’est de voir des protocoles farfelus qui tentent de comparer à 100% les fichiers bruts de D3s avec ceux du D800. Qu’elle hérésie ! Le summum du n’importe quoi. Pour faire un comparatif éloquent, il faut le faire à partir d’épreuves ayant une résolution identique, soit 4 256 x 2 832 pixels pour être à la taille maximale des fichiers délivrés par le D3s.

– Le Pic Saint Loup (Hérault) –

 
Nous nous sommes amusés à faire le test et le constat est loin d’être si alarmant pour le D800. Un petit article spécifiquement dédié va bientôt venir étayer tout cela. Prenez garde à ne pas chercher à couper les cheveux en 4, car sur un écran sans zoom à 100% (qui publie des photo en pleine résolution sur le Web… ?)  ou sur un tirage papier, on aura bien du mal à faire le distingo entre une photo issue d’un D3s ou d’un D800. Sauf au-delà de la résolution du D3s !

Donc, affaire à suivre très prochainement…

Au final

En conclusion, le Nikon D800 est un excellent appareil qui a eu ses défauts de jeunesse, mais qui aujourd’hui ont une réponse et sont traités. Sa dynamique, sa propension à récupérer des détails dans les ombres et ses options de personnalisation me ravissent. J’ai eu effectivement des moments de doutes lorsque j’ai été confronté au problème d’AF, mais c’est maintenant lointain.

Mais pour autant, le D800 n’est pas parfait et quelques petites améliorations logicielles pourraient le rendre incontournable. Je pense surtout à 2 options telle que le « Peaking » et la possibilité d’enregistrer des Raw dans une résolution moindre.

Focus Peaking sur un LCD externe Marshall. Une option qui serait bien venue…

 

Pour la première, c’est une fonctionnalité que proposent les moniteurs LCD externes, et qui permet par coloration des pixels, de voir les zones de l’image qui sont nettes. Sony propose nativement cette fonction. Pour ceux qui connaissent Capture One Pro, ça s’apparente à l’outil Focus Masque (menu « Présentation>Voir Masque Focus« ).

Pour la seconde (« mini » Raw) on pourrait alors envisager d’augmenter la cadence en rafale mais aussi de préserver la capacité de nos disques tout en accélérant le post-traitement. Mais ne nous leurrons pas, agir de la sorte serait marcher sur les plates-bandes du D4 et peut-être le futur D4s…