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[Lightroom 5] Trucs et astuces pour convertir ses photos en Noir & Blanc

Noir et blanc Lightroom

A l’époque de l’argentique, développer du noir et blanc n’était pas très difficile, mais il fallait trouver une pièce pouvant facilement être occulté, avec un point d’eau, une évacuation et éventuellement fermant à clef. Généralement, pour débuter, la salle de bain présentait les caractéristiques idéales…

La vulgarisation du numérique nous a permis de réhabiliter la salle de bain à sa vocation principale : se laver ! Fini aussi la fastidieuse opération du décapsulage de pellicule et la mise en place à l’aveugle du film sur la spirale des cuves Patersons…L’ordinateur et les imprimantes jet d’encre ont remplacé l’agrandisseur et autres bacs de chimie. S’il reste un coté nostalgique à l’évocation de ces souvenirs, les progrès du traitement d’image font que les produits qui existent aujourd’hui n’ont pas à vous faire regretter cette époque.

Lightroom et le Noir et Blanc

De nos jours, tout bon logiciel de post-traitement offre la possibilité de convertir des clichés en noir et blanc. Certains avec plus ou moins de bonheur, mais parmi les ténors, tous se valent plus ou moins. Attention, on ne parle pas ici de simple désaturation. On parle aussi de filtres applicable pour renforcer la présence du ciel par exemple, d’ajout de grain, de vignettage ou encore de virages de couleur pour singer les tirages d’antan.

Silver Efex Pro 2

Silver Efex Pro2 est un plug-in associable à Lightroom en tant qu’éditeur externe. Une solution qualitativement excellente. Mais Lightroom n’est pas en reste…

Lightroom possède tout ce qu’il faut pour ça : mélangeur de couches, courbe des tons, corrections locales… Tout un artifice de haute volée. Et comme si ça ne suffisait pas, on peut même appeler un plug-in spécialisé tel que Silver Efex Pro 2, Dxo Film Pack ou Topaz B&W Effects pour ne citer que les plus connus.

Le mélangeur de couches

Le mélangeur de couches est un outil très connu des amateurs d’images monochromatiques. Pour se voir affublé du titre de convertisseur N&B, posséder cet outil est indispensable. Lightroom n’échappe pas à la règle. Pour l’activer, il suffit tout bonnement de se rendre dans le module Développement de Lightroom et de cliquer sur NB.

Lightroom mélangeur de couches

L’image est alors transformée en noir et blanc, et le mélangeur de couches laisse apparaitre 8 curseurs de réglage. Par défaut, Lightroom applique un ajustement automatique qui permet d’obtenir une image présentant un bon équilibre général. Toutefois, le logiciel laisse le loisir d’agir sur 8 teintes afin de renforcer le contraste entre les plage de gris.

Lightroom Black and white

Ci-dessous, la transformation en noir et blanc laisse entrevoir que l’on a perdu le contraste de couleur entre l’arrière plan vert et le coquelicot. Dans la figure 4, on a abaissé la luminosité des verts pour qu’ils tranchent plus avec le coquelicot… C’est typiquement ce que l’on fait avec une photo de paysage où l’on cherche à contrasté le bleu du ciel avec le reste du paysage. On pourra renforcer localement l’effet avec les outils de correction locale en jouant sur la Température et la Teinte.

Lightroom Noir et blanc

1-Image d’origine ; 2-Simple désaturation ; -3-Paramètres par défaut du mélangeur de couches ; 4-Personnalisation du mélangeur de couches avec renforcement des verts.

En fait le mélangeur de couche vient en complément de la courbe des tonalités. Le premier agissant sélectivement sur le contraste, alors que le dernier travaille de manière globale.

Avant de voir faire pour interagir encore un peu plus sélectivement sur le contraste, laisser moi vous rappeler la présence du TAT.

2014-03-27_16-07-20
Disponible tant avec le mélangeur de couche qu’avec la courbe des tons, l’emploi du TAT est très intuitif. Cliquez sur son icone, placez le curseur sur la sélection à influencer, maintenez le bouton gauche de la souris enfoncé et déplacez celle-ci vers le haut ou le bas de l’écran pour voir tout de suite son effet. Magique !

Un substitut au mélangeur de couches : l’ Etalonnage de l’appareil photo

Un des principaux inconvénients du mélangeur de couches est que l’on peut lui trouver certaines limites dès que l’on joue un peu excessivement avec ses curseurs. Ces limites se matérialisent à l’écran par des aplats et des cassures dans la transition entre les niveaux de gris.

Posterisation

L’emploi excessif du mélangeur de couche engendre de la postérisation qui se caractérise par des cassures dans les transitions de gris.

La personnalisation des curseurs du panneau Etalonnage de l’appareil photo limite cette postérisation. Cette option sera à privilégier, même s’il reste possible de travailler aussi avec le mélangeur de couche. On peut donc les associer en privilégiant d’utiliser en premier lieu les ajustements du premier volet.

Lightroom noir et blanc

Les curseurs du panneau Etalonnage de l’appareil photo permettent de jouer sur les nuances de gris que l’on ait désaturé l’image via les réglages de base ou via le mélangeur de couches.

 

Désaturation partielle

L’inconvénient de l’emploi du mélangeur de couche est qu’il n’est pas possible de désaturer partiellement les éléments d’un cliché. Pour cela, il faudra transformer l’image en nuance de gris au travers du curseur Saturation qui se trouve dans les Réglages de base.

Desaturation partielle lightroom

Après avoir désaturé l’image dans le panneau Réglages de base, nous avons appelé le pinceau en cochant la case ‘Masque automatique’, puis nous avons ravivé la teinte en passant le pinceau sur les fleurs.

Selon l’importance des sujets à convertir en niveau de gris, l’approche sera différentes. Tantôt on désaturera l’image avec le curseur Saturation pour ensuite raviver ce qui doit l’être à l’aide du pinceau (option choisie ci-dessus), tantôt on prendra l’option de désaturer localement que ce qui nous intéresse, mais toujours à l’aide du pinceau.

Pourquoi privilégier principalement le pinceau ? Parce qu’il est le seul outil de correction locale à proposer la notion de masquage automatique. Cette option permet d’appliquer une correction de manière locale mais aussi sélective en ne sélectionnant que les pixels possédant les mêmes caractéristiques.

Colorisation partielle avec Lightroom

L’emploi du mélangeur de couche n’astreint pas à se passer de touches de couleur. Ici, nous avons teinté un à un chaque pavot.

Heureusement, on peut utiliser le mélangeur de couche tout en ayant l’opportunité de rajouter localement de la couleur. Ci-dessus, nous avons traité notre image en niveau de gris avec le mélangeur de couches, puis avec le pinceau, nous avons colorisé les fleurs des pavots. Et l’effet n’en est pas moins efficace…

Conclusion

Après ce petit tour du propriétaire, nous espérons que vous allez regarder vos photos différemment et peut-être leur donner une interprétation à laquelle vous n’aviez pas songé…

Sachez que si nous n’avons pas parlé du Virage Partiel, du Vignettage, de l’ajout du grain, ou de l’emploi du curseur Clarté, ni de l’impact de la balance des blancs, ces éléments sont des pistes qu’il serait bon que vous exploriez pour personnaliser vos photos.

Avant de nous quitter,voici mes derniers conseils:

– Shootez en Raw

– Préférez l’onglet étalonnage pour jouer sur le contraste des couleurs (ou plutôt des gris)

– Rappelez-vous l’existence du TAT

– Si vous desaturez des éléments à l’aide du pinceau jouez avec les curseurs Température et Teinte.

– Si vous voulez rajouter de la couleur à vos photos noir et blanc, pourquoi ne pas les coloriser ?

– Tester, explorez et amusez-vous !

Quel livre pour apprendre Lightroom 5 ?

Noël approchant, nous avons décidé de vous faire une petite rétrospective des ouvrages dédiés à l’apprentissage de Lightroom. Et tant qu’à faire, autant partir sur Lightroom 5.

Parmi les 3 ouvrages, nous n’avons pas inclus le célèbre « Lightroom pour les photographes ». Non pas qu’il ne soit pas au niveau, mais un peu de chauvinisme de fait pas de mal, et surtout, il est à gagner à la fin de cet article !

Lightroom 5 par la pratique

Photoshop Lightroom 100% Visuel (J-C Vallot/MA)

 Edité chez Micro Application, au travers de ce « 100% visuel », l’auteur de ce livre, Jean-Claude Vallot se propose de vous amener à découvrir Lightroom 5 au travers de 102 fiches pratiques, ventilées en 13 chapitres.
Du point de vue du contenu, le sujet est correctement couvert et l’auteur n’est pas avare en conseils. N’hésitant pas à se mouiller comme l’on dit, pour vous aider à mettre en pratique certains usages qu’il trouve opportun d’adopter. Même si nous ne sommes pas toujours en adéquation avec ce qui est conseillé, c’est une initiative appréciée.

Retrouvez JC Vallot sur son site haddok.fr et partagez avec lui sa passion pour la photo et pour Lightroom

Retrouvez JC Vallot sur son site haddok.fr et partagez avec lui sa passion pour la photo et pour Lightroom

Pour ce qui est du contenant, la collection 100% Visuel de Micro Application se décline sous un format de poche, avec une fiche d’exercice présentée sur deux pages et une capture d’écran par page. Du coup, l’auteur se voit parfois obligé de surcharger les captures d’annotation et de zoom qui gêne la lisibilité. Surtout que les captures sont de petite taille et présentent généralement toute l’interface de Lightroom. Bigleux (comme moi), veillez à avoir les lunettes sous la main et d’être dans un espace bien éclairé ! Enfin, on mettra au crédit de l’auteur, le fait d’avoir pris soin de faire un index. Chose que l’on ne trouve ne trouve pas dans les autres ouvrages chroniqués ici.

Vite fait, pour résumer...

Photoshop Lightroom 5Titre : Photoshop Lightroom 5 (collection 100% Visuel)

Auteur : Jean-Claude Vallot

Editeur : Micro Application

Nbre de pages : 256

Format : Poche

Prix : 15,50 €

On aime : le format de poche, les exercices variés et complets, le prix, la présence d’un index en fin d’ouvrage.
On n’aime pas : Les captures d’écran parfois trop chargées, les captures d’écran trop petites, l’absence des fichiers sources pour appliquer les exemples du livre, la liste des raccourcis claviers plus que légère.

Maxi Travaux Pratiques Lightroom 5 (P.Moll/Dunod)

Avec ses 61 « Maxi travaux pratiques » pour apprendre à maitriser Lightroom, Patrick Moll (aussi auteur du livre « Le format RAW« ) et les éditions Dunod nous offre une approche différente du Micro Application avec son 100% Visuel. On a ici un format proche du A4 (un peu plus court). Du coup, la mise en page est aérée et la lecture facile. Les travaux pratiques (pour lesquels les fichiers sources sont fournis sur cédérom) ne sont pas soumis aux mêmes contraintes qu’un format de poche. Ils sont présentés sur plusieurs pages, avec à chaque fois trois captures d’écran par page. Chaque capture présente une étape dans le TP et se trouve expliquée sur une douzaine de lignes (entre 500 et 600 caractères). Echappe à cette règle l’introduction de l’ouvrage. Coté sommaire, le sujet est bien amené et suit une logique qui se respecte.

Extrait tiré du livre 61 Maxi Travaux pour Lightroom 5 de Patrick Moll aux Editions Dunod

Extrait tiré du livre 61 Maxi Travaux pour Lightroom 5 de Patrick Moll aux Editions Dunod

Pour le contenu, les sujets de base sont couverts et permettent une immersion cohérente au monde de Lightroom 5. Pour aller un peu plus loin, Patrick Moll aborde avec discernement le sujet des plug-ins externes en présentant le principe mais aussi ceux qui complètent au mieux Lightroom. Et il reproduit le même schéma avec le module Web. Deux bons points à mettre à son actif.

Vite fait, pour résumer...

Maxi travaux pratiques Lightroom 5Titre : Maxi Travaux Pratiques Lightroom 5

Auteur : Patrick Moll

Editeur : Dunod

Nbre de pages : 272

Format : 193mm x 250mm

Prix : 24,90 €

On aime : La mise en page de l’ouvrage, la profondeur des explications, la fourniture des fichiers sources sur cédérom
On n’aime pas : Pas de lien Internet pour télécharger les fichiers sources, pas de petit recueil des raccourcis claviers, absence d’un index…

Lightroom 5 par la pratique (G.Théophile/Eyrolles)

Pour la troisième fois consécutive, Gilles Théophile et les éditions Eyrolles nous décline une mise à jour de la série « Lightroom par la pratique ». Pourquoi changer une recette qui marche ?
On se trouve ici avec un ouvrage assez conséquent puisqu’il atteint 300 pages. C’est clairement le plus épais de notre sélection. Toujours iconographié par les superbes photographies de Céline Jentzsch, vous pourrez télécharger les fichiers source (au format DNG) pour mettre en application les explications des exercices proposés.
Lightroom 5 par la pratique apparait comme classieux et agréable à lire. Les photos sont superbes, la mise en page intelligente et les police de caractères fines et légères sont appropriées aux codes du moment. Quant on parle de mise en page intelligente, c’est d’abord du au fait du format du livre. Un peu moins long mais plus large que « Les Maxi Travaux Pratiques pour Lightroom 5 » de chez Dunod, il fait la part un peu plus belle aux captures d’écran. Mais cette intelligence de mise en page prévaut aussi sur les explications des différentes étapes. Il semble que l’éditeur ait consenti à se donner parfois la liberté de proposer moins d’étape par page afin de privilégier la cohérence de l’explication. Bien vue.

Retrouver les photographies de Céline Jentzsch sur son site Cfotogenic.fr

Retrouver les photographies de Céline Jentzsch sur son site Cfotogenic.com

Pour le contenu, l’auteur Gilles Théophile connait Lightroom comme sa poche (peut-être mieux même si le pantalon ou la veste sont neufs…). La table des matières est concise et ne présente aucune surprise ou fausse note. Evidemment, comme les autres auteurs, Gilles Théophile distille constamment des conseils et surtout des astuces que vous ne trouverez pas ailleurs. Avantage que son expérience avec le logiciel lui confère. Son blog http://www.utiliser-lightroom.com est né avec la version bêta publique de la première version de Lightroom.
Coté bémol, on notera peut-être comme une sensation d’être un peu plus « borné » sur le chemin que les autres recueils sur Lightroom.

Vite fait, pour résumer...

Lightroom 5 par la pratiqueTitre : Lightroom 5 par la pratique

Auteur : Gilles Théophile

Editeur : Eyrolles

Nbre de pages : 300

Format : 210mm x 330mm

Prix : 26 €

On aime : La mise en page de l’ouvrage, la fourniture des fichiers sources, la profondeur des explications, les astuces distillées, les photos de Céline Jentzsch !

On n’aime pas : Pas de recueil des raccourcis claviers, pas de cédérom contenant les fichiers sources, l’absence d’un index, la sensation d’être un peu trop borné sur le chemin…

Lequel choisir

« Cocorico », toute fierté mise à part, la bonne nouvelle est qu’il n’y a pas d’ouvrage qui démérite et surtout pas un qui ne soit bâclé ou une pâle copie du manuel. Ou alors, les mauvaises langues n’ont lu ni les ouvrages ni le manuel en ligne.

Clairement, s’il y a un recueil qui se singularise des autres, 100% visuel de Micro Application est celui-là. Son format poche le place tout de suite dans la catégorie des penses bête ou des petits guides que l’on garde précieusement près de soit. Ensuite, son prix en dessous de 20 € (15,50 €) le met en ballotage favorable pour un certain public. On mettra tut de même en garde les futurs acquéreurs. Si le format de poche est un atout, il est aussi un handicap pour une compréhension facile. A réserver tout de même aux habitués du genre, ou à ceux qui veulent un petit pense bête toujours à porté de main (ou à coté de son portable).

Patrick Moll, ce n'est pas seulement Lightroom, c'est aussi le Format RAW et de nombreux ouvrages sur les boitiers numériques SONY. Lire son actualité sur http://www.alpha-numerique.fr

Patrick Moll, ce n’est pas seulement Lightroom, c’est aussi le Format RAW et de nombreux ouvrages sur les boitiers numériques SONY. Lire son actualité sur http://www.alpha-numerique.fr

Reste à départager les ouvrages de Patrick Moll et Gilles Théophile. Contrairement au 100% Visuel de MA, ces deux livres sont au-dessus de 20€. Si tant est que ce critère soit important à vos yeux. Mais il a une explication. Déjà de part le format des livres (taille, nombre de pages) mais aussi par le fait que les fichiers source sont mis à disposition. Pourtant, tout les deux peuvent être présent ssur votre table de chevet, tellement la richesse des explications se suffit. En fait, on peut en avoir deux lectures. Une première générale, pour savoir comment fonctionne Lightroom, et une seconde lecture plus pratique avec logiciel sous les yeux (et la souris), livre et fichiers sources, ou encore en cas blocage sur un sujet en particulier.

Même s'il est un expert Lightroom, Gilles Théophile traite aussi de l'actualité de Dx0 via son blog Utiliser-Lightroom.com

Même s’il est un expert Lightroom, Gilles Théophile traite aussi de l’actualité de Dx0 via son blog Utiliser-Lightroom.com

Maintenant, s’il faut vraiment n’en retenir qu’un, nous dirons que les 61 Travaux Pratiques de Patrick Moll sont plus appropriés à ceux qui seraient désireux d’ aller au-delà de ce que propose le logiciel en le customisant (image de l’esprit) avec des éditeurs externes et plug-ins tiers. En balance, les 59 exercices pratiques de Gilles Théophile présente Lightroom de manière rationnelle et vous fera découvrir Lightroom 5 jusqu’au plus profond de ses entrailles en vous fournissant toutes les clefs pour parfaire votre découverte par vous-même.

Et la formation vidéo ?
A défaut d’avoir vu pléthore de productions, nous ne pourrons vous parler que de ce que nous connaissons… La formation vidéo de Vidéo2Brain présentée par Gilles Théophile. Ou plutôt la formation de Gilles Théophile distribuée par Vidéo2Brain.

video2brain

On est là un peu dans le même registre que ce que dispense Gilles Théophile au travers de « Lightroom 5 par la pratique », mais un peu plus complet. Sous réserve de choisir de visualiser les 6 modules de formation. Coté prix, comptez 24,80 € par module de formation (6 au total…) ou un abonnement à partir de 19,90€/mois mais valable seulement en VOD (téléchargement non autorisé). La formation sous cette forme est intéressante, si vous plusieurs vidéos vous intéressent sur le site ou si vous connaissez Lightroom 4 et que vous voulez juste profiter du module dédié aux nouveautés de Lightroom 5.

Notre concours

C’est simple, pour espérer gagner une exemplaire de Lightroom  5 pour les Photographes, laissez nous un commentaire avec votre adresse email. Vous avez jusqu’au 18 décembre 2013 18h00 pour participer.

Il y aura peut-être même une ou deux surprises à la clef…

Lightroom 5 pour les photographes est paru ce mois de novembre chez Eyrolles. Si nous ne l'avons pas chroniqué, il reste une référence. Mais chère et encombrante...

Lightroom 5 pour les photographes est paru ce mois de novembre chez Eyrolles

Les nouveautés de Lightroom 5.3 RC

Lightroom-5.3

Lightroom 5 continue son bout de chemin et Adobe propose une petite évolution avec la version 5.3 Release Candidate. A la carte de cette nouvelle version, on trouve la prise en charge de nouveaux boitiers, de nouveaux objectifs, la correction de « bug » et de petites améliorations…

Sur ce sujet, il a semblé opportun à Adobe de changer un peu le comportement du mode automatique de la balance des blancs et d’améliorer l’ajustement automatique des niveaux. Voyons comment ça se présente…

La balance des blancs

Vous savez que pour activer la balance des blancs automatique, il faut choisir cette option dans la liste déroulante qui se trouve juste à côté du libellé BB. Et bien maintenant, on peut aussi maintenir enfoncée la touche [Shift/Maj] pendant qu’on fait un double-clic sur l’intitulé BB.

Pour revenir aux paramètres initiaux, faire un double clic sur l’intitulé « BB »

Pour revenir aux paramètres initiaux, faire un double clic sur l’intitulé « BB »

Mais la véritable nouveauté ne se situe pas là. Elle est juste en dessous… Pour être plus précis, on peut enfin régler automatiquement et indépendamment l’un de l’autre le curseur Température et Teinte. On utilisera le même raccourci clavier que précédemment, mis à part qu’ici on cliquera sur Température et/ou Teinte.

Réglage auto des niveaux

Les curseurs Blancs et Noirs qui se trouvent dans le volet Réglages de base du module Développement permettent d’ajuster le point noir et le point blanc de vos photos. Pour les régler manuellement on peut s’appuyer sur l’affichage des zones écrêtées. Pour ça, plusieurs options sont disponibles:

→ En utilisant le raccourci clavier [J]. Les zones écrêtées s’affichent alors directement sur l’image (en haut à droite capture ci-dessous)

→ En utilisant le raccourci clavier [Alt/Option] pendant le déplacement des curseur. Là, l’image passe en blanc ou en noir selon que l’on touche au curseur Noirs ou Blancs, laissant juste apparaitre les couchent hors plage.

Niveaux automatiques Lightroom

On a aussi la méthode « Tout automatique » et la « Semi-automatique ». Pour la première, il suffit de cliquer sur le bouton Auto à droite du libellé Tonalité. Pour la seconde, faire un double-clic sur le libellé Blancs et/ou Noirs tout en maintenant la touche [Shift/Maj]  enfoncée.

Lightroom_5.3

Pendant le réglages des curseurs Blancs et Noirs, surveillez le 2 icônes d’avertissement des zones écrêtées.

Le problème de ces 2 dernières méthodes —dans les version antérieures à Lightroom 5.3— c’est que l’automatisme d’ajustement du point noir et du point blanc (équivalent aux Niveaux Auto d’autres logiciels), ne s’appuie que sur l’image d’origine. Occultant complètement d’éventuelles retouches des tons, des couleurs et faisant abstraction de tout recadrage. Pourtant, on sait Ô combien ces éléments peuvent influencer le calage de l’histogramme.

En fait, Adobe ne fait que rectifier un comportement somme toute logique et qu’ont la plupart des autres logiciels de post-traitement…

La version 5.3 de Lightroom a revu tout ça et introduit un nouvel automatisme. Dorénavant, quand vous employez [Shift/Maj] + double-clic avec ces 2 curseurs, Lightroom adoptera des valeurs en corrélation avec les informations de l’image retouchée. Faites le test. Calez les valeurs, retouchez l’exposition ou recadrez l’images, puis relancez l’automatisme curseur après curseur…

Les nouveaux boitiers

  • Canon PowerShot S120
  • Fujifilm XQ1
  • Fujifilm X-E2
  • Nikon 1 AW1
  • Nikon Coolpix P7800
  • Nikon D610
  • Nikon D5300 (support préliminaire)
  • Olympus OM-D E-M1
  • Olympus STYLUS 1 (support préliminaire)
  • Panasonic DMC-GM1
  • Phase One IQ260
  • Phase One IQ280
  • Sony A7 (ILCE-7)
  • Sony A7R (ILCE-7R)
  • Sony DSC-RX10 (support préliminaire)

Les nouveaux objectifs

  • Canon EF-M 11-22mm f/4-5.6 IS STM
  • Nikon 1 NIKKOR AW 11-27.5mm f/3.5-5.6
  • Nikon 1 NIKKOR AW 10mm f/2.8
  • Nikon AF-S NIKKOR 58mm f/1.4G
  • Sigma 18-35mm F1.8 DC HSM A013 (monture Nikon et Sigma)
  • Sony E 20mm F2.8
  • Sony FE 28-70mm F3.5-5.6 OSS

Liste des Bugs corrigés

  • Problèmes lors de la mise catalogue des versions précédentes de Lightroom.
  • Des photos ne s’affichaient pas correctement après passage dans le service de publication.
  • Optimisation de catalogue non effectuée.
  • Outil de clonage mis à 0 après mise à jour du catalogue vers Lightroom 5.
  • Les réglages de balance des blancs automatiques ne sont pas enregistrés dans les instantanés.
  • L’objectif Sony 18-55mm est détecté comme un objectif 18- 55mm  Hasselblad au sein des correction de l’objectif.
  • La lecture des diaporama commence automatiquement même lorsque l’option diaporama manuel est activée.
  • Erreurs lors de la publication de photos sur Flickr via le Service de publication.
  • Le raccourci [Alt/Option]+[Cmd]+Glisser appliqué sur les puces des retouches locales pour les dupliquer, ne fonctionnait pas correctement.
  • La bordure noire apparaît autour du diaporama vidéo exportée .
  • Problème de rendu des images traitées avec le processus PV2003 lors de la mise à jour vers Lightroom 5.
  • Cliquer sur le bouton Réinitialiser en maintenant la touche [Shift/Maj] enfoncée faisait quitter Lightroom brusquement.
  • Accentuation et correction du bruit, non appliqués aux images exportées si elles ont été redimensionnée à moins de 1/ 3 de la taille de l’image originale .
  • La touche [Esc/Echap] ne permettait pas de quitter le diaporama si un clic-droit de souris avait était fait pendant que celui-ci tournait.
  • La fenêtre de dialogue Importer restait vierge pour les dossiers qui continuaient des fichiers PNG avec side-cars XMP.
  • Le panneau Métadonnées affichait des informations incorrectes après modification d’une photo publiée . S’il vous plaît noter que ce n’est le cas lorsque les métadonnées ont été modifiées après que la photo ait été publiée.

Source et téléchargement

Téléchargez Lightroom 5.3 via le Blog Adobe Photoshop Lightroom.

De Lightroom à Capture One: ce qu’il faut savoir

Lr-to-C1

Comme lorsque l’on change de marque d’appareil photo, il est important de mesurer le pour et le contre d’une telle décision. Utilisant tant Lightroom que Capture One, nous ne chercherons pas à influencer votre choix. Entre autres parce qu’il y a d’excellents articles sur le sujet et notamment sur Digital Photography Reviews.

Par contre, nous avons choisi de prendre le problème du coté de la mise en oeuvre de la bascule. L’annonce de la sortie de Capture One 7.1.4 étant une parfaite excuse, puisque le dématriceur Danois propose d’importer directement les catalogues de Lightroom.

Lightroom to Capture One

Ecrire les métadonnées automatiquement facilite le dialogue entre les logiciels de catalogage comme de post-traitement. Attention, aux règles de synchronisation qui peuvent annuler le travail fait précédemment, voire corrompre le fichier… Un écueil que devrait éviter l’import de catalogues « Autres », comme Lightroom par exemple

Evidemment, avant cette annonce, passer de Lightroom à Capture One était réalisable. Il fallait pour cela s’assurer que chaque image possédait son « Sidecar » au format XMP. Mais çette solution ne permettait de synchroniser que les métadonnées. C’est déjà bien mais  il y avait quelques contraintes. Par exemple l’impossibilité de récupérer les Libellés de couleur ou encore les Marques (Neutre, Rejetée, Retenue).

Import catalogue Lightroom dans Capture One

Depuis la version 7.1.3, Capture One propose d’importer des catalogues « Autres ». Pour l’instant, seul Lightroom est pris en charge. Capture One 7.1.4 rendant cette option compatible avec Mac OS X et Windows.

Alors que peut-on attendre du nouvel outil d’importation de catalogues tiers et en l’occurrence de catalogue Lightroom ? Capture One tiendra-t’il ses promesses ? C’est ce à quoi nous allons tâcher de répondre thème par thème.

Notes sur le process employé
Nos tests ont été effectués avec un échantillon de fichiers natifs NEF, CR2, mais aussi des  TIF, des JPEG et quelques copies virtuelles. Les catalogues qui ont tenté d’être convertis sont issus de Lightroom 5 et Lightroom 4. Les machines utilisées sont un Macbook Pro 2.3Ghz équipé de 16Go de RAM ainsi qu’un Mac Pro Dual Core 2.66Ghz équipé de 32Go, tout les 2 sous Mac OS X 10.8.4. 

Copies virtuelles et format de fichiers

Pour éviter d’alourdir les disques dur, Capture One comme Lightroom est capable de dupliquer des photos sans pour autant qu’elles soient physiquement copiées sur le disque dur. Elles n’existent que virtuellement sous la forme de jeux d’instructions propriétaires (lignes de texte).

On les trouve sous la dénomination de Copies virtuelles dans Lightroom et Variantes dans Capture One. Jusque là, le mimétisme est quasiment parfait. Sauf que la version actuelle de Capture One ne reconnait pas les Copies virtuelles. Elles ne seront donc pas importées dans votre catalogue Capture One malgré ce que pourrait le faire penser le rapport d’importation de Capture One…

Copie virtuelles Lightroom to Capture One

En haut à gauche l’original et ses deux copies virtuelles dans Lightroom. A sa droite, la fenêtre de dialogue affirmant que 3 fichiers ont été importés. En bas, dans Capture One, seul l’original est présent avec une interprétation colorimétrique un peu hasardeuse…

N’oubliez pas que si vous avez des fichiers PSD, ils ne pourront pas être du voyage, Capture One n’étant actuellement pas compatible avec ce format d’image numérique. Vous n’aurez d’autres salut que de les gérer autrement ou les convertir dans un format compatible.

Petite note au sujet des fichiers Tif, il semble qu’il faille s’ils possèdent des calques aplatir les calques s’ils en possèdent.

Les Collections

Les Collections étant devenues pour nous indispensables dans la gestion de nos catalogues, nous n’envisageons pas de ne plus pouvoir nous y appuyer et surtout de ne pas les retrouver dans un nouveau logiciel de catalogage. Une chance Phase One nous affirme que la nouvelle « moulinette » de Capture One sait les rapatrier sous forme d' »Albums« .

Pour mettre un peu de piment à notre test, nous avions quelques Collections statiques placées dans des Sous-ensembles… Résultat: Même pas peur. Capture One a su facilement convertir nos Ensembles de Collections et Collections statiques en Album et Ensembles d’Albums.

Album intelligents Capture One

Les Collections Dynamiques de Lightroom n’étant pas automatiquement rapatriées dans Capture One, il faudra les créer au sein de ce dernier.

Il y a tout de même une ombre, mais on ne peut pas parler d’un manque ou d’un oubli puisque Phase One annonce la couleur en précisant que les Collections Dynamiques ne sont pas importées. Il faudra créer de nouveaux Albums Intelligents en veillant de retrouver aux mieux les règles créées dans Lightroom. Nul n’est parfait…

Qu'est ce qu'un album ou une collection ?
Lorsque sa photothèque augmente au fil des années, voire tout bonnement des mois, on se trouve rapidement limité par l’organisation rigide et pyramidale des explorateurs de fichiers des systèmes d’exploitation. Attitré une image à un seul dossier est vite devenu trop restrictif. Des clichés de fleurs avec un insecte pouvant être placé dans un dossier Insecte, comme dans un dossier Fleur.

Albums dans C1, Aperture ou Picasa, Collections dans Lightroom ou encore Jeux de catalogues dans Iview et Media Pro, ces termes désignent des dossiers virtuels qui n’existent qu’au sein des bases de données des logiciels de gestion et de traitement d’image. Ils ont l’avantage de pouvoir virtuellement affecter une photo à plusieurs dossiers sans avoir à la dupliquer. Avec des fichiers de plus en plus lourds, le gain de place et loin d’être anecdotique.

De plus, les modifications apportées à une image sont visibles à partir de n’importe quel Album ou Collection auxquels elle appartient. Notez que Lightroom propose de créer des copie virtuelles lors de la création d’une Collection. Bien utile pour se créer un dossier virtuel de travail par exemple.

Mieux encore, les Albums intelligent et Collections Dynamiques « industrialisent » le classement de vos clichés. En effet, il suffit de créer des règles de différentiation en fonction de mot-clefs, Libellés de couleurs ou autres métadonnées de type Exifs ou IPTC pour ventiler automatiquement ses images dans l’un ou l’autre de ces dossiers virtuels.

Il n’est donc pas étonnant que ce type d’archivage se soit rapidement imposés comme le meilleur amis des photographes, leur permettant ainsi de s’appuyer sur une structure organisationnelle légère et robuste.

Les métadonnées

Que vous vous appuyez sur l’import de fichiers accompagnés de sidecar XMP sur l’outil d’importation de catalogues Lightroom, vous ne pourrez pas récupérer vos libellés de couleur et marques (Rejetée, Neutre et Marquée). En fin de ce paragraphe, vous trouverez une solution de contournement s’appuyant sur les collections.

Pour les autres données, nous n’avons pas noté de problèmes particuliers. Nous ne sommes pas infaillible, mais les métadonnées couramment utilisées sont bien synchronisées.

Retrouver les Libellés de couleur et les Marques dans Capture One

Pour ne pas perdre le travail effectué dans Lightroom au sujet des libellés de couleur il suffit juste de jouer avec les Collections Statiques et Dynamiques.

Pas à pas

Figure 1: Commençons par créer  au sein du module Bibliothèque de Lightroom, un Ensemble de collections que nous appellerons « Libellés ».

Collections-01

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Figure 2: Maintenant, allez dans le panneau Catalogue de Lightroom et sélectionnez « Toutes les photos ».

Lightrom toutes les photos

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Figure 3: Activez le menu « Edition>Sélectionnez par libellé de couleur>Rouge » pour filtrer les images possédant une balise de couleur rouge.

Collection-02

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Figure 4: Cliquez sur le bouton (+) qui se trouve à droite du panneau « Collections » et créez une collection statique comme ci-dessus. Vérifiez de la placer dans le sous ensemble « Libellés » et que la case « Inclure les photos sélectionnées » est bien cochée.

Collections-03

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Figure 5: Après importations dans C1, Glissez-Déposez les photos des albums sur les balises de couleur correspondantes.

Albums C1

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Pour les Marques (Neutre, Rejetée, Retenue), on agira de la même manière, en créant un ensemble de collections, puis en ventilant les photos dans des collections adaptées. Par contre, elles resteront dans les Albums, Capture One ne gérant pas ce type de Métadonnées.

Collections Lr et Albums

Conseil pour les marques: Pour les images appartenant à un album « Retenue », attribuez-leur un mot-clef « Retenue ». Idem avec les autres marques…

Interprétation des tons et des couleurs

Bien que Phase One annonce être en mesure d’interpréter approximativement les corrections colorimétriques et tonales des fichiers traités avec Lightroom, il ne faut pas en attendre des miracles.

Pourquoi ? Tout bonnement parce que ce qui fait la force et la faiblesse de ces 2 logiciels, c’est d’avoir leur propre moteur de conversion et par là même des recettes de gestion des couleurs et du contraste qui leur appartient et qu’il sera difficile de décrypter… Dès lors, on comprend facilement que Capture One ne saura pas interpréter sans vaille les valeurs de balance des blancs, d’exposition, de contraste ou encore de saturation de Lightroom.

Melange couleur Lightroom et Capture One

A gauche la version Lightroom et à droite, sa version importée dans Capture One. Si vous vous êtes appuyé sur le mélangeur de couche de Lightroom pour obtenir une version N&B, Capture One ne saura pas l’interpréter…

Cette différence de rendu sera d’autant plus éloquante que Capture One ne sait pas reconnaître les retouches locales, les virages partiels, les modifications TSL, les conversions monochromatiques –via l’outil de mélange des couleurs de Lightroom– ni le traitement apporté avec Lightroom concernant les aberrations des objectifs. Et parions, que cela va durer bien au-delà de la période de « Bêta test« .

Fichiers Masters ou Raw...?

Une alternative existe concernant la visiualisation du rendu Lightroom dans Capture One. Elle consiste non plus à gérer des fichiers natifs avec leurs ajustements paramétriques, mais des fichiers Tiff convertis par Lightroom.

Dès lors, vous ne gérez plus des Raw mais des fichiers que l’on appelle Masters. Attention, on parle là de fichiers Tiff 16 bits.

Le problème, c’est que c’est une option délicate à mettre en place lorsque sa photothèque comporte plusieurs milliers d’images. Mais tout est possible…

Les autres réglages…

Nous avons volontairement dissocié les réglages de base et colorimétriques des ajustement portant sur le cadrage des images. On entend par là, le re-cadrage, l’orientation et la rotation des images. L’orientation définissant l’action de redresser des lignes verticales ou horizontales et la rotation celle de basculer les clichés dans le sens horaire  (ou antihoraire) d’un multiple de 90°.

Après quelques errements, nous avons pu conclure que la synchronisation s’effectue sans anicroches… Sauf si l’original possède une ou plusieurs copies virtuelles. Dans ce cas, Capture One ne sait pas différencier les ajustements apportés à l’original de ceux apportés sur la coipe virtuelle. Pour le coup, il convertit les deniers réglages enregistrés par Lightroom.

Pour exemple, vous effectué un cadrage personnalisé sur l’original, puis un autre cadrage sur sa copie virtuelle, et bien capture One synchronisera le cadrage effectué sur la copie virtuelle. Mais si vous étiez revenu pour modifier le cadrage de l’original, il aurait récupérer le rapport de ce dernier cadrage… Et c’est vrai pour tous les paramètres d’ajustement qu’il sait interpréter…

Cadrage Capture One

En haut, les vignettes de prévisualisation dans Lightroom. En bas, on observe qu’après import dans Capture One, les information de recadrage, Orientation et Rotation ont été préservés.

Mais pas de panique, les cas sont rares en ce qui concerne les recadrages et autres types de rotation (et compris Orientation).

Conclusion

Alors, au final, que penser ce nouvel outil qu’est l’Importation de catalogues « Autres » ? Tout dépend si l’on se place du coté du verre à moitié vide ou du verre à moitié plein.

Du coté du verre à moitié vide…

Il faut reconnaitre que laisser de coté les copies virtuelles, les PSD, les Libellés et les Marques ne nous a pas enchanté. Heureusement que nous avons trouvé une parade pour ces deux derniers éléments, sinon, nous aurions étaient vraiment déçus.

Reste l’épineuse question de savoir s’il faut ou pas récupérer les ajustements réalisés avec Lightroom.

Autant pour le cadrage, l’orientation (y compris la rotation), nous apprécions de pouvoir nous y fier (sauf si présence de copies virtuelles), autant nous trouvons aussi inutile que ridicule la tentative de synchronisation de l’exposition, du contraste, de la balance des blancs ou encore de la saturation. Surtout que pour cette dernière, les utilisateurs de Lightroom font plus souvent confiance à la Vibrance, qui n’est pas au programme de Capture One.

Capture One

Au niveau des bémols, il y a encore du travail concernant la traduction. Oubli de virgules, erreurs d’orthographe… Sans parler d’une connaissance imparfaite de la version française de Lightroom. En effet, il n’y a pas de Tag de couleur, mais des libellés. Le pire étant la référence aux collections, où là, le terme est complètement ignoré et remplacé par Album. En tout cas, ça fait pas très sérieux.

Du coté du verre à moitié plein…

S’il n’y a pas de quoi se saouler (…), on apprécie l’effort fourni par Phase One. Même si simplifier le process du passage de Lightroom à Capture One peut leur apporter une clientèle supplémentaire. Néanmoins, tout les éditeurs de logiciels n’en font pas autant. Surtout que c’est pour le coup une possible source de mécontentement supplémentaire si l’opération se passe mal.

Mais après quelques balbutiements avec la version 7.1.3 pour laquelle l’import de catalogues n’était ouvert qu’au Mac OS X, Capture One 7.1.4 laisse entrevoir le meilleur pour un passage de Lightroom vers C1 en douceur.

Métadonnées préservées (à quelques notes près) et Collections rapatriées sont les points forts de ce nouvel outil. Cerise sur le gâteau, les ajustements jouant sur le cadrage sont correctement synchronisés en on ne s’en plaindra pas. Et puis, c’est tout de même mieux que ce que propose la concurrence.

Epilogue…

Dans ce contexte nous verrions d’un bon oeil la possibilité de choisir ce que l’on désire importer ou pas. Notamment concernant l’importation de la balance des blancs  et la tonalité des images.

Importation d images Capture One

Nous pourrions opter pour ne pas récupérer les données de Lightroom, mais appliquer à la place un « Style » créé dans Capture One et/ou une case à cocher pour appliquer les réglages automatiques comme le propose la fenêtre de dialogue Importer les images (CF capture ci-dessus). A avoir une approximation dans les ajustements, autant se baser sur les outils de Capture One…

Enfin, il faudrait trouver une parade pour –si ce n’est prendre en charge– afficher la présence de fichiers autres du type PSD. Phase One ayant dans ses cartons ce qu’il faut pour ça…

Pour le reste, évidemment, sans verser dans l’irréalisable, on souhaiterait pouvoir convertir les Libellés en Balises de couleur et voir les Marques prises en charge par C1. L’avenir nous dira si nous avons été écoutés.

La suite au prochain épisode…

Sources

Visitez le site Phase One.

Lightroom 5.2 et le nouveau mode d’exposition Auto

Un peu pris de court par l’arrivée subite de Lightroom 5.2, nous allons juste faire un petit retour dans le temps et vous parler du nouvel algorithme d’exposition automatique de Lightroom.

Depuis sa mise sur le marché, Lightroom –ou plutôt ses concepteurs– n’ont eu de cesse que d’augmenter la productivité des photographes et leur épargner le temps passé devant leur ordinateur. Grâce leur en soit rendu car le résultat et à la hauteur du projet. Même si l’on peut toujours s’attendre à mieux.

Après le processus de conversion 2003, 2010 et dernièrement 2012, un soin tout particulier a été apporté au dématriçage des fichiers brut de nos chers appareils photo numériques. Il était logique que les automatismes qui l’accompagne évoluent de même. C’est pour cette raison que l’équipe de développement d’Adobe a dernièrement (depuis Lightroom 5.2) modifié le comportement de son option Exposition Automatique.

Ci-dessus, pour exemple, une image pour laquelle nous avons appliqué l'exposition automatique... dans Lightroom 5.0

Ci-dessus, pour exemple, une image pour laquelle nous avons appliqué l’exposition automatique… dans Lightroom 5.0

La même image traitée en exposition automatique dans Lightroom 5.2...

La même image traitée en exposition automatique dans Lightroom 5.2…

Pour exemple, la photo ci-dessus n’a subit qu’une correction automatique. Mais une fois dans Lightroom 5.0, l’autre fois dans Lightroom 5.2. En observant les valeurs appliquées par l’algorithme, on notera que l’exposition est grandement revue à la hausse, alors qu’auparavant, on privilégié de l’abaisser. Notons que s’il s’avère que vous en faites pas toujours confiance à cette option, il est possible d’activer l’automatisme curseur par curseur… Pour cela, maintenez la touche [Shift/Maj] enfoncée pendant que vous effectuez un double clic de souris sur l’appellation de la correction (par exemple Exposition ou Contraste…). C’est valable pour les 6 curseurs de correction des tons.

Lightroom 5 version processus 2012

Attention, pour profiter du nouvel algorithme, il faut impérativement que vos fichiers soient convertis pour être traités avec le Processus 2012. Pour s’en assurer, regarder si un petit éclair apparait sous l’histogramme. Si tel est le cas, cliquez dessus pour mettre à jour votre ou vos photos vers le Processus 2012.

Lightroom 5.2 est disponible

Lightroom-5.2

Après une phase de beta publique d’un peu plus d’un mois, Adobe a jugé qu’il était temps d’introniser officiellement Lightroom 5.2.

Après la finalisation des nouvelles options que nous vous avons présenté ici, Lightroom 5.2 transforme l’essai en rendant compatible son moteur de dématriçage avec 14 boitiers de plus que sa release candidate:

Ci-après la liste des nouveaux APN pris en charge par Lightroom 5.2. En bleu, les nouveauté par rapport à la RC.

Canon EOS 70D
Canon PowerShot G16
Canon PowerShot S120 (prise en charge préliminaire)
• Casio Exilim EX-ZR800
• Fujifilm FinePix HS22EXR
• Fujifilm FinePix HS35EXR
• Fujifilm FinePix S205EXR
Fujifilm X-A1
• Fujifilm X-M1 (prise en charge préliminaire)
Leica C (Typ 112)Leica C (Typ 112)
Olympus OM-D E-M1 (prise en charge préliminaire)
Panasonic Lumix DMC-GX7
Panasonic Lumix DMC-FZ70
Panasonic Lumix DMC-FZ72
Pentax Q7
Pentax K-50
Pentax K-500
• Sony DSC-RX100 II
Sony A3000 (ILCE-3000)
Sony NEX-5T

On sera aussi heureux de voir que  les objectifs voient aussi leur prise en charge étendu de 12 nouveaux couple « Boitier/Objectif ».

Les objectifs, ne sont pas oubliés…

• Sony E 35mm F1.8 OSS
• Hasselblad LF16mm F2.8
• Hasselblad LF18-55mm F3.5-5.6 OSS
• Hasselblad LF18-200mm F3.5-6.3 OSS
• GoPro Hero 3 Black Edition
• GoPro Hero 3 Silver Edition
• GoPro Hero 3 White Edition
• Leica TRI-ELMAR-M 16-18-21 mm f/4 ASPH
• SIGMA 18-35mm F1.8 DC HSM (Monture Canon)
• SIGMA 120-300mm F2.8 DG OS HSM (Monture Canon, Nikon et Sigma)
 SIGMA 30mm F1.4 DC HSM (Monture Nikon)
• SIGMA 60mm F2.8 DN (Monture Olympus et Sony)
SIGMA 17-70mm F2.8-4 DC MACRO OS HSM (Monture Pentax et Sony)
• SIGMA 35mm F1.4 DG HSM (Monture Pentax et Sony)
• Nikon 1 NIKKOR 32mm f/1.2
• Sony DSC-RX1R

Pour le reste rien n’a vraiment changé si ce n’est des corrections de bogues. Encore diront les mauvaise langues… Mais l’essentiel est de les corriger !

Sans trop de surprise, les nouveaux curseurs des panneaux de Correction des défauts et Détails sont respectivement baptisés "Contour progressif" et "Lissage"...

Sans trop de surprise, les nouveaux curseurs des panneaux de Correction des défauts et Détails sont respectivement baptisés « Contour progressif » et « Lissage »…

Sources

Télécharger Lightroom 5.2 pour Mac OsX

Télécharger Lightroom 5.2 pour Windows

Précautions, aide et mise en garde…

Lightroom 5.2 RC en téléchargement

Lightroom RC 5.2

S’il peut paraître étrange qu’Adobe n’ait pas respecté un ordre logique de nommage pour cette nouvelle RC, c’est pour mieux se re-synchroniser avec les versions de Camera Raw.

Evidemment, cette mise à jour se sera faite attendre. Notamment pour les utilisateurs de la version Windows, pour qui l’export d’images de petite taille se voyait sanctionné par d’épreuves sans application de l’accentuation de netteté, ni traitement du bruit numérique… A lire par ailleurs sur ce sujet, la communication de Sharad Mangalick sur le blog d’Adobe.

Mais tout ça n’est que du passé.

Les nouveautés…

Si les pré-versions de type Release Candidate sont l’occasion de mettre à jour la compatibilité des fichiers Raw reconnus, d’ajouter quelques profils de correction d’objectif et de corriger les bugs remontés, celles qui suivent une mise à jour majeure apportent toujours leur lot de nouveautés. La 5.2 RC n’y coupe pas…

Pour commencer, Adobe nous promet une amélioration de la sélection automatique de la source servant d’étalon pour la suppression des défauts.

Pour information, Adobe conseille d’utiliser en premier lieu l’outil de Suppression des défauts (tâches et consort) avant d’envisager de recadrer ou de redresser vos photos. Le recours aux les retouches locales (filtres et pinceau) devant toujours se faire en derniers ressort.

Entre autre, le nouvel algorithme solutionne les cas où la source définie est hors du périmètre de la photo, si un recadrage a été effectué… Avec la RC 5.2, cela n’arrive plus et quand bien même ce serait le cas, il suffit de définir une nouvelle source avec le raccourci clavier [Shift/Maj]+[/].

Figure 1

Lightroom 5.2 RC menu contextuel

Plus besoin d’apprendre des raccourcis claviers par coeur grâce au clic droit de souris…

Si les raccourcis claviers associés à l’outil de correction des tâche et au pinceau non circulaire vous laissent de marbre, nous vous conseillons d’essayer les nouveaux menus contextuels. Un simple clic droit de souris sur la zone en cours de traitement donne accès aux options essentielles. Notez que ceci est aussi valable avec les outils de corrections localisées : le Filtre Radial, Dégradé, le Pinceau de correction.

Figure 2

Lightroom 5.2 RC

Le curseur « Contour progressif » de l’outil Suppression des défauts. La traduction arrivera avec la version finalisée de Lightroom 5.2.

En allant un peu plus crescendo dans les nouveautés, le panneau de dialogue de suppression des défauts s’enrichi d’un curseur (vois ci-dessus). Si ce dernier n’est pas officiellement baptisé, il risque fortement d’être appelé Contour Progressif tant son action se rapproche du curseur du même nom (celui qui se trouve dans le volet de correction du pinceau de retouche et au sein du Filtre Radial).

Figure 3

Figure 3 - Lightroom 5.2

Avec ou sans lissage du contour

Dès lors, il est possible de donner un coté plus naturel aux contours du pinceau non-circulaire en adoucissant le contour du masque de copie. Personnellement, je n’en suis pas fan.

Au sein du panneau Détail…

Plus subtil, au bas du panneau « Détail », dans le module de Développement, un nouveau curseur fait son apparition. Il vise à supprimer les artefacts colorés qui n’auraient pas été traités avec les réglages existants. En effet, peut-être avez-vous déjà été en prise avec une sorte de d’aplats colorés dans les basses lumières lors d’une récupération un peu pêchue ? Et bien, l’équipe de développement de Lightroom semblerait avoir trouvé une solution avec ce filtre ajustable.

Figure 4

Exemple Lightroom 5.2

Cliquez sur l’image pour voir à 100%, le résultat du nouveau curseur de lissage, au bas du panneau Détail

La figure 4, ci-dessus illustre ce phénomène (cliquez sur l’image). Mais on ne vous cache pas que tout les Raw ne se prêtent pas à une telle démonstration. Certains boitiers y étant plus sensibles que d’autres.

Attention, quelques fois les textures environnantes font les frais de ce traitement et perdent un peu de leur saturation. On aurait bien vu ce curseur ajouté à la liste des corrections locales, plutôt qu’ici…

De nouveaux boitiers et nouveaux objectifs…

On n’échappe pas bien entendu à l’augmentation du nombre de boitiers compatibles avec le moteur de dématriçage de Lightroom, ainsi que de nouveaux profils de corrections de l’objectif.

Nouveaux APN compatibles avec Lightroom

  • Casio Exilim EX-ZR800
  • Fujifilm FinePix HS22EXR
  • Fujifilm FinePix HS35EXR
  • Fujifilm FinePix S205EXR
  • Fujifilm FinePix F805EXR
  • Fujifilm X-M1
  • Sony DSC-RX100 II (Support préliminaire)

Nouveaux objectifs pris en charge

  • Sony E 35mm F1.8 OSS
  • Hasselblad LF16mm F2.8
  • Hasselblad LF18-55mm F3.5-5.6 OSS
  • Hasselblad LF18-200mm F3.5-6.3 OSS
  • GoPro Hero3 Black Edition
  • GoPro Hero3 Silver Edition
  • GoPro Hero3 White Edition

Et le reste…

Comme d’habitude de nombreux bugs plus ou moins sévères ont été éradiqués. Vous en trouverez la liste complète sur le blog d’Adobe.

Assez anecdotiquement, sachez que dorénavant les Aperçus dynamiques ne font non plus 2640 pixels sur le coté le plus long, mais 2560 pixels…

On ne cesse de le répétez à chaque Release Candidate, mais prenez garde car cette mouture reste une version Bêta.

Sources

Rendez vous sur le Blog d’Adobe pour en savoir plus et télécharger Lightroom 5.2 RC.

[Lightroom 5.0] Tout savoir sur le Zoom et la nouveauté de Lightroom 5

Lightroom 5.0

Si les nouveautés de Lightroom 5 font la part belle aux Aperçus dynamiques, au Filtra Radial, aux Correcteur de tons non circulaires et autres Upright, il est des fonctions qui ont bien moins été dissertées. C’est le cas de la nouvelle option Verrouiller le Zoom. Avant de nous lancer dans le « pourquoi-comment » de cette option, profitons-en pour revenir sur le fonctionnement du Zoom et poser quelques jalons au sujet du mode d’affichage Loupe.

Le mode Loupe

Tout d’abord, commençons par bien dissocier le mode Loupe du Zoom. Surtout que les deux appellation peuvent être prétexte à confusion.

Lightroom 5 loupe-Zoom

Le module Bibliothèque propose plusieurs mode d’affichage. par défaut les médias sont présentés sous forme de miniatures. Après activation du mode Loupe, ils prennent une large part de la fenêtre de prévisualisation.

Avec Lightroom, la Loupe Loupe permet seulement d’afficher les médias à la taille de la fenêtre de prévisualisation. C’est le mode par défaut que l’on trouve dans le module Développement. Dans le module Bibliothèque, il faudra l’appeler avec le menu Affichage>Loupe. Par contre, seul le mode Zoom permet de « rentrer » dans l’image.

Les raccourcis claviers propres au mode Loupe

Bien qu’on faire faire appel au menu Affichage pour travailler en mode Loupe, il est nettement plus rapide de s’aider des raccourcis clavier:

Module Bibliothèque

– [E] pour activer le mode Loupe dans le module Bibliothèque et basculer directement dans ce dernier si ce n’était pas le cas. Préserve le rapport d’agrandissement effectué dans le module Développement. Utiliser [G] pour retourner au mode grille.

– [Espace] autre alternative pour passer du mode grille au mode Loupe. Nécessite d’être déjà dans le module Bibliothèque.

Module Développement

– [D] pour activer le mode loupe dans le module Développement et basculer directement dans ce dernier si ce n’était pas le cas. Préserve le rapport d’agrandissement effectué dans le module Bibliothèque.

– [Espace] autre alternative pour passer du mode grille au mode Loupe. Nécessite d’être déjà dans le module Développement.

Le Zoom

Comme son nom l’indique, le Zoom permet de faire le focus sur une portion d’image. S’il suffit de cliquer sur une zone de l’image pour la voir s’agrandir, nous vous conseillons d’utiliser la touche [Espace] de votre clavier. Ce raccourci a pour but d’activer ou d’annuler le zoom. Mais il a aussi une toute autre vertu, celle de conserver le positionnement de l’agrandissement…

Dans notre exemple, pour chacune des 3 photos de Jules, nous avons placé à chaque fois la fenêtre du zoom de sorte qu’elle soit sur son visage. Par la suite, employer le raccourci [Espace] permet de retrouver le précédent positionnement du zoom sur l’image sélectionnée.

Néanmoins, il est des cas où l’on voudrait que le zoom reste toujours à la même position. Notamment pour scruter rapidement des photos en vue de les trier. Dans ce cas, rien de plus simple, allez dans le menu Affichage>Verrouiller la position du zoom. Si vous oubliez déverrouiller l’option, Lightroom reprendra sa configuration par défaut lorsque vous le relancerez. La vidéo ci-dessus vous permettra de comprendre un peu mieux comment réagit cette nouvelle fonctionnalité, propre à Lightroom 5.

Le panneau Navigation

Par défaut, les zooms s’effectuent en plein format au rapport 1:1. Toutefois, Lightroom vous donne la possibilité de choisir entre des 10 valeurs prédéfinies. Si ces valeurs sont modifiables grâce à l’échelle Zoom de la barre des taches, le panneau Navigation est spécialement adapté pour travailler de consort avec le Zoom.

Dans le fond, l'affichage du mode Loupe est fixé à "Adapter". Au premier plan, il est à "Remplir".

Dans le fond, l’affichage du mode Loupe est fixé à « Adapter ». Au premier plan, il est à « Remplir ». On peut modifier l’option avec les boutons entourés en jaune.

Les boutons « ADAPT » et « REMPL » régissent pour leur part l’affichage des photos dans le mode Loupe. Le premier affiche les photos en grande taille sur un fond gris, alors que le second « REMPL » pour Remplissage, fait en sorte que les photos prennent tout l’espace de la fenêtre de prévisualisation. Attention, cela induit habituellement un recadrage.

Double écran

Lightroom depuis la version 3 permet d’appeler un second écran de visualisation, et cela que l’on possède ou pas deux moniteurs.

Quelle que soit votre configuration (1 ou 2 écrans), l’appel de la Loupe se fait de la même manière qu’en mode simple écran ; au travers de la combinaison [Shift/Maj] + [E]. Sachez qu’il est aussi possible d’accéder directement au mode Grille, Comparaison ou Ensemble de ce second écrans, en ajoutant [Shift/Maj] ou raccourcis déjà connus: [G] pour Grille, [C] pour Comparaison et [N] pour Ensemble.

Loupe Interactive

Lorsque le second écran et donc activé, [Shift/Maj] + [Z] bascule le mode Loupe en Interactive. Avec cette option, les images survolée avec la souris dans le premier écran (mode Grille ou Film Fixe) s’affichent dans le second écran. Ajouter [Option/Alt] à la combinaison précédente vous fera passer du mode Normal au Mode Interactive en zoomant au rapport déjà prédéfini.

Exemple d'utilisation du mode Loupe avec 2 écrans
Lorsque nous traitons nos photos dans le module Développement, il arrive que nous voulions appliquer certains paramètres à d’autres images, tout en gardant le Film Fixe de petite taille. Pour ce faire, nous activons le mode Interactive sur le second moniteur —sans quitter le module développement— et dans le Film Fixe nous survolons les vignettes à la recherche des images à synchroniser. Dès que l’on en trouve une, on la sélectionne dans le Film fixe en y cliquant dessus en même temps que l’on enfonce la touche [Ctrl/Cmd]. Et on poursuit ainsi de suite. Une fois la sélection terminée, on clique sur le bouton Synchroniser. C’est une des possibilité d’utilisation, mais il y en a d’autre…

Conclusion

Nous espérons que ces petites précisions vous seront utiles. Pour notre part, nous travaillons ainsi.

Dans le module Bibliothèque, nous utilisons les raccourcis clavier [E], [G] et [D] pour jongler entre le mode Loupe et Grille,, mais aussi pour basculer vers le module Développement. Ne pas oublier la touche [C] pour comparer 2 images sélectionnées dans le Film fixe ou dans le mode Grille.

Pour la gestion du Zoom, nous l’appelons toujours via la touche [Espace] et nous nous appuyons sur le panneau Navigation pour gérer les rapports et placer la fenêtre d’agrandissement où bon nous semble.

Enfin, nous verrouillons la position du zoom uniquement dans les situations où nous avons une séries de clichés pour lesquels nous voulons comparer la mise au point et la profondeur de champs. Surtout en macro. C’est une aide au tri précieuse (Voir aussi ci-dessus le chapitre Double écran).

Voilà, boucle est bouclée et nous espérons vous avoir fourni des éléments qui permettrons d’améliorer votre productivité.

[Lightroom 5.0] Fin de la Beta publique

Lightroom 5.0

Après presque 2 mois de Beta publique, Adobe officialise la version commerciale de Lightroom 5.0.

Cette version 5.0 de Lightroom que nous présentions le 15 avril propose sur le papier presque tout ce qui pourrait nous ravir. Depuis quelques mois que nous l’utilisons nous aurions du mal à revenir à la version 4.0 tant nous nous sommes habitués à ses nouveaux outils et à sa réactivité.

Un gros effort à d’ailleurs été apporté sur ce dernier point entre la Beta publique et la version finale, avec par exemple un moteur d’affichage des vignettes revu.

Le 15 avril, nous vous expliquions comment fonctionnait l'outil Upright

Le 15 avril, nous vous expliquions comment fonctionnait l’outil Upright

Maintenant, nous avons écrit « presque » car nous pensons que le tampon de correction des défaut non rectilignes peut et doit être amélioré. Il devrait être un outil à part entière et proposer une zone de dégradé pour un effet plus naturel et moins tranchant. De même, si vous l’employez avec une photo recadrée (avec Lightroom), il est possible que la zone servant de duplication soit hors périmètre du nouveau cadre. Pas simple, si on veut choisir une autre zone de copie, sauf supprimer son cadrage. Gardez donc à l’esprit qu’à l’heure actuelle, il faut garder les options de recadrage ou d’Upright pour la fin du traitement de vos photos.

En appelant le correcteur de ton [Q], on peut s'appuyer sur une image monochrome pour faire ressortir des taches de poussières et autres...

En appelant le correcteur de ton [Q], on peut s’aider d’une image monochrome pour faire ressortir des taches de poussières et autres petites imperfections.

Parmi les bonnes nouvelles, l’Upright justement nous ravi, même si les photos de notre bibliothèque sont peu à avoir besoin de cette fonction. Mais celles en ayant besoin ont bien réagit à l’automatisme de redressement des lignes horizontales et verticales. La possibilité de copier un filtre dégradé ou radial fait aussi partie des bonnes idées, même si là encore, il y a quelques options de confort à apporter. Options qui à ne pas en douter vont rapidement venir s’ajouter à la liste des « Features » d’une prochaine mise à jour.

Sii elle est restée discrète, le « Verrouillage de la position du Zoom » saura trouver son public. A lire par ailleurs ici pour en savoir plus.

Reste que de toutes les nouveautés de Lightroom 5.0, ce sont les Aperçus Dynamiques (Smart Previews) qui restent celle que nous apprécions le plus.

Vous trouverez Lightroom 5.0 disponible sur le site Adobe au prix de Lightroom 4 (129,15€) et avec une politique tarifaire identique à ce que l’éditeur américain proposait auparavant (moins de 75€ TTC). Lightroom faisant parti du package Creative Cloud, les abonnés bénéficieront évidement de la dernière version.

A très vite…

NB: Sur le site Utiliser-Lightroom.com de Gilles Théophile vous trouverez aussi des informations concernant le HS du magazine Le Monde de la Photo consacré à Lightroom 5 mais aussi des nouvelles au sujet de son prochain ouvrage éditer chez Eyrolles et des vidéos de formations chez Vidéo2brain, toujours à propos de Lightroom 5.

[Lightroom 5] Export de catalogue allégé

Pour compléter notre article sur le nomadisme, nous allons vous présenter comment optimiser votre espace disque lors de vos déplacements, grâce aux Aperçus dynamiques. Nous avons vu dans notre article de présentation de Lightroom 5 qu’il y avait deux manières pour créer des Aperçus dynamiques…

Lr5

En fait, il y en trois. Nous avons volontairement fait l’impasse sur le sujet car cette troisième option est un peu particulière, puisqu’elle crée des Aperçus dynamiques à l’exportation et pas directement au sein du catalogue de travail.

Partir léger…

Lorsque l’on doit voyager, nous avons vu qu’il est possible d’exporter une sélection d’images en tant que catalogue, puis d’importer ce catalogue à son retour (CF article sur le nomadisme). L’inconvénient, c’est qu’il faut embarquer ses originaux si l’on veut les corriger avec le module Développement.

Avec Lightroom 5, lorsque l’on exporte une poignée d’image en tant que catalogue, on peut choisir de laisser les originaux à leur emplacement et de créer des Aperçus dynamiques.

La capture ci-après détaille les options à valider selon comme vous voulez travailler. Pour cela, sélectionnez les images à exporter, activez le menu Fichier>Exportez en tant que catalogue, cochez la première case de la fenêtre de dialogue et optez pour le choix 1 ou le 2.

Exportation de catalogue

Cochez la case 1 pour embarquer les originaux, ou la case 2 pour vous contenter des Aperçus dynamiques…

Ci-dessous, le résultat en terme d’occupation disque dans le cas où l’on embarque les originaux ou les Aperçus dynamiques…

Comparaison avec ou sans apercus dynamqiues

Avec une sélection de 20 images (RAW, TIFF…), la différence en terme d’occupation disque n’est pas négligeable entre le fait de faire suivre les originaux ou les Aperçus dynamiques…