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Gagnez un trépied Nivelo 245BK aluminium

Aujourd’hui, bon nombre de photographe ne jurent que dans l’acquisition de nouveaux d’objectifs ou le renouvellement de leur APN pour trouver le saint Graal.

Pour ce type de photo un trépied est indispensable…

Pourtant, le bonheur est parfois à porté de main et sans mettre en péril le budget du ménage. Il suffit de compléter sa besace de quelques petits accessoires bien choisis : ouvrages techniques, matériel informatique (SSD, sondes, spectromètre, écran large gamut…), des télécommandes filaires, cartes mémoires de grande capacité, filtres polarisants ou neutres, trépieds, monopodes, flash, diffuseur, parapluie, voire des stages de perfectionnement.

C’est dans cet esprit que nous allons tacher de vous présenter plus régulièrement du matériel et vous aider à faire le bon choix. Nous allons débuter cette nouvelle section avec la prise en main du trépied Nivelo 245BK de Vanguard.

Attention un petit jeu vous attend en fin d’article pour gagner ce trépied. Soyez bien attentif…

Présentation

L’avantage du Nivelo, quel que soit son modèle, est qu’il est prêt à l’emploi et parfaitement adapté aux amateurs ou ceux qui n’ont pas de notions de ce que l’achat d’un trépied implique… Entendez par là, que contrairement aux modèles haut-de-gamme, il n’a pas besoin d’être associé à une rotule et à des plateaux rapides. Tout est inclus dans le paquet, même le sac de transport.

Fig.1

Le Nivelo 245BK est livré avec sa housse de transport. Notez que la colonne centrale peut être allongée.

Petit (37cm) et léger (1,14 kg), ce trépied est aussi agréable à transporter qu’à utiliser. Selon le terrain et le déploiement du nombre de sections, il est possible de jouer sur l’écartement des pieds entre 25° ou 50° (Fig.3). Très utile pour améliorer la stabilité de l’ensemble surtout lorsque les 5 sections sont déployées.Si la présence d’un niveau à bulle est intéressante, dans la pratique vous verrez que le calage est bien délicat…

Sans avoir —aux yeux des professionnels— l’aura de Gitzo, Vanguard est un acteur majeur parmi les fabricants d’accessoires photos. Oeuvrant depuis plusieurs années dans l’ombre des plus grandes marques, c’est en 1990 que Vanguard pris son indépendance pour livrer ses produits sous sa propre marque. Depuis, l’entreprise Taiwanaise, n’a cessé de produire des accessoires de qualité en faisant le principal de sa renommée dans le secteur des sacs photo et des trépieds, domaines où elle fût primée en 2009, 2010, 2011 et 2012… Si le trépied que nous allons vous présenter n’a pas été un des heureux élus, certains des brevets qu’il embarque ont eux, bien participé au succès de la marque.

Quick Fold et Twist’n lock

Pour se différencier de la concurrence, le Nivelo compte sur deux systèmes « made in » Vanguard. Le Quick Fold et le Twist’n lock. Malgré une certaine similitude avec le nom de certains sandwichs, ça ne se mange pas… Le Quick Fold est l’appellation donnée au système breveté par Vanguard qui permet de basculer la colonne centrale à 180° pour positionner la tête du trépied au ras du sol. Attention, la notice met bien en garde sur le fait que la colonne doit basculer complètement et ne pas se trouver en position intermédiaire comme ci-dessous. Très honnêtement, si l’idée est intéressante, au quotidien ne pas pouvoir placer la colonne dans un autre angle que 180° reste restrictif et pas forcément très pratique. L’option étant présente, on ne rechignera pas, mais son apport reste limité.

Fig.2

Un mauvais exemple d’utilisation du Nivelo. Si la stabilité du trépied est peu mise à contribution avec un compact, il n’en sera pas de même avec un boitier un peu plus conséquent. Le poids en charge maximal annoncé étant de 3kg…

Au sujet du Twist’n lock, le bilan est un peu plus positif. Pour que vous sachiez à quoi l’on fait allusion, ce système permet en un quart de tour de verrouiller et déverrouiller chaque section du trépied. Nous avons lu chez nos confrères et notamment chez mon ami Renaud Labracherie (FocusNumériques) que ce système n’était pas aussi maniable que vanté. Pourtant, nous avons réussi à l’utiliser sans peine. Il faut tout de même prendre garde à bien bloquer toutes les sections avant de reposer le trépied au sol… Mais l’habitude s’acquiert assez rapidement. Par contre les bruits de mécanisme, fond parfois un peu peur quant à la pérennité du système. Néanmoins, cette remarque est tout à fait subjective et laisse juste transpirer notre ressenti à l’utilisation.

Fig.3

Le système Twist’n Lock

Sur le terrain

Une fois le plateau rapide vissé au dessous de l’APN, l’appairage avec le trépied se fait aisément. On vous conseille tout de même de déployer les pieds et de développer les sections du tripode avant de lui associer un APN. Coté écartement des pieds, justement on est assez déçu. Tout simplement parce qu’il n’y a aucune option de verrouillage. Très honnêtement, ça ne rassure pas trop. Mais il y a d’autre grandes marques qui ne le proposent pas, même sur des modèle bien plus haut de gamme…. Au passage, on remarque que Vanguard a pris le soin de désaxer un peu le niveau à bulle intégré en le plaçant sur la manette de verrouillage du plateau rapide (en 1 sur la Fig.4). C’est un petit détail, mais il prouve que le fabricant taïwanais porte de l’intérêt au confort d’utilisation de ses produits.

Fig.4

Si comme nous, vous trouvez le niveau un peu petit, il en existe des modèles à moins de 20€ que l’on fixe sur la griffe porte-flash de l’APN. En 1 le niveau à bulle du Nivelo, en 2 un des produits de la marque Phottix.

Après quelques essais sur le terrain, il s’est avéré que le Nivelo joue bien son rôle de support d’APN mais cela à quelques exceptions prêtes. Ne pas envisager une utilisation sur un terrain accidenté, et ne pas trop le charger, même si la notice annonce qu’il peut supporter jusqu’à 3kg de matériel. Pour exemple, malgré toutes nos précautions, nous avons eu de la peine à obtenir des images nettes avec un Nikon D800 et son 16-35mm f/4 (Un peu plus de 2kg) au 1/15s même en utilisant un déclencheur filaire. Une petite précision toutefois, si l’on ne déploie pas plus d’une à deux sections, le tripode reste alors assez rigide pour envisager un taux de réussite autour de 85 %. Avec un hybride ou un compact, lors de nos tests, on peut envisager d’aller au delà, mais avec ses 5 sections ouvertes il faudra tout de même faire preuve de prudence.

Pour conclure…

Le Nivelo ne perdra pas la tête

Si le Nivelo est prêt à l’emploi en proposant un système de fixation complet pour un APN, sachez que contrairement à un modèle plus haut de gamme, vous n’aurez pas la possibilité de le faire évoluer. Entendons par là, qu’il n’est pas possible de remplacer la tête 2D par un tête à rotule 3D, offrant un peu plus d’option de réglage. Toute en plastique, elle remplie bien sa fonction et le plateau rapide est très fonctionnel.

Fig.5

À droite la tête 2D du Nivelo. À gauche, la Manfrotto 468GRC2 sur rotule, montée sur notre trépied tout terrain UNILOC.

Stabilité

Pour assurer le coup, on n’y fixera qu’un hybride, un compact ou un reflex estampillé « Amateur ». Entendez par là, léger. Pour finir, si l’aluminium est un  matériaux permettant un gain de poids intéressant, c’est au détriment de la stabilité. Le faible diamètre des 2 dernières sections handicapent trop la stabilité du trépied pour envisager une utilisation au-delà d’1,10 mètre de hauteur, soit le déploiement de 2 sections. Dans cette configuration, c’est quasiment un sans faute.

Les exclusivité Vanguard à l’épreuve

Enfin, pour les systèmes Quick fold et Twist’n lock, seul le dernier est intéressant à condition de bien saisir ses subtilités. Exemple :  si vous ne voulez développer que 2 sections du trépied. Commencez par saisir la seconde bague (en partant du haut), puis tournez jusqu’à ce que les 2 sections soient déverrouillées. Les développer et serrer le tout. Ne cherchez pas à tout allonger inutilement. Avoir de petites mains est un avantage… Dommage que les bagues ne soient pas plus épaisses. On y gagnerait en confort. Comme sur du Gitzo ou Benro… À noter que nous préférons largement ce système aux clapets, qui pour nous cassent trop souvent. Coté inconvénients  attention par contre au sable qui pourrait s’y loger…

Autant, le Quick fold (rotation de la colonne centrale) est agréable sur l’Alta Pro, autant avec le Nivelo et son bridage à 180° en rotation sans palier intermédiaire nous fait écrire que ça ne sert pas à grand chose… Sauf si on a un compact et que l’on veut prendre le risque de fixer la colonne centrale comme sur la Fig.2, ce qui est interdit par le constructeur.

Bilan

Sans trop tergiverser, on peut affirmer que le Nivelo est un trépied à usage urbain. Petit, léger et discret, il accompagnera les photographes dans leur prises de vue de monuments la nuit ou en intérieur par exemple, mais ne pas développer plus de deux à trois sections selon votre matériel. Pour ce qui est de la colonne rotative, on aurait préféré qu’elle puisse s’allonger un peu plus avec une option permettant de la dé-solidariser  pour s’en servir de monopode dans certains situations.

Finalement, le Nivelo est un bon trépied pour les baroudeurs, mais ceux des villes…

Au final, malgré un bilan à première vue plutôt mitigé, il reste — dans cette gamme de prix (autour de 160 €) — un excellent choix si vous avez bien en tête ses défauts. Surtout que la construction est sérieuse. D’ailleurs, les autres marques ne font pas vraiment mieux…

On vous conseillerez bien de vous rabattre sur le 244BK qui possède une section de moins, mais sur Internet, son tarif est plus élevé que le 245BK !

Pour information nous avons trouvé le 245BK à 105 € sur Amazon.

Maintenant, si vous voulez vous faire votre propre idée ou si vous estimez que ce trépied est pour vous, nous vous proposons de gagner notre modèle d’essai.

Pour cela, rien de plus simple, répondez à cette question « Comment est appelé le système qui permet d’allonger les pieds du Nivelo ? » à cette adresse : admin(at)fotopassion.fr et laissez un commentaire sur cette page.

Tirage au sort le 10 février 2013…

Les caractéristiques techniques

  • Hauteur pieds déployés : 1610 mm
  • Hauteur pieds rétractés : 370 mm
  • Poids : 1.14 kg
  • Poids maximum supporté : 3 kg
  • Nombre de sections des pieds : 5
  • Diamètre des pieds: 24 mm
  • Niveau à bulle
  • Plâteau à relâche rapide
  • Tête 2D

Sources : Vanguard

 

Lightroom 3 : Test de rendu

Comme promis, je vais vous livrer mes essais effectués entre Lr2 et Lr3, sur la base de fichiers RAW issus de différents boitiers. Pour ces tests, j’ai exporté les fichiers avec exactement les mêmes corrections dans les 2 logiciels. Mais attention, qui dit nouveau moteur de traitement, dit aussi paramétrages différents. Il se peut que certaines images se trouvent trop piquées avec Lr3 et demande à être légèrement modifiées. Surtout si vous distribuez ou affichez vos photos par voie numérique. Côté impression papier, rien ne change, au contraire, il semblerait que ce nouveau moteur de dématriçage soit bien adapté pour cette pratique :-)

Mais, ne tardons plus, voyons les résultats en image.

Canon 10D

En comparant le rendu des 2 logiciels, j’ai été agréablement surpris : le rendu des 2 est très proche et malgré le fait que l’exposition de l’image ait dû être rehaussée de +0,5, le bruit reste discret et le piqué convenable (6Mpx). Si la version de Lr3 semble un peu plus bruitée en chrominance, ce n’est pas dérangeant, je trouve même que ça rajoute de la matière. Étonnamment, dans ce cas, Lr3 n’apporte pas un gain très significatif par rapport à Lr2.

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10D-800-05-4

Canon Eos 10D – 800Iso – Traitement d’exposition: +0,5

Canon 20D

Avec le 20D et un RAW à 1600Iso, on perçoit une nette différence. Observez la banderole « Adidas » pour vous en convaincre. Le rendu dans les noirs est plus équilibré et ne souffre pas de sortes d’aplats, d’autant que j’ai apporté une correction d’exposition de +0,9. Le piqué est légèrement meilleur, mais le bruit un petit peu plus présent avec Lr3. mais là encore, je ne trouve pas que ce soit un problème d’autant qu’il n’est pas désagréable. Par contre, j’apprécie le rendu de la pelouse qui perd de son aspect « moquette» (par rapport à Lr2), ce qui est l’un des problèmes majeurs du numérique et que l’on rencontre aussi avec le pelage de certains animaux… +1 pour Lr3.

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20D-1600-09-4

Canon Eos 20D – 1600Iso – Traitement d’exposition: +0,9

Canon 5D

Justement, en parlant de pelage d’animaux, j’ai choisi une image prise en flagrant contre-jour avec mon 5D (135/2 + multiplicateur 1*4). En plus de démontrer là encore que Lr3 prend véritablement le dessus par rapport à Lr2, cet exemple met aussi en évidence un problème qui ne semble pas avoir été pris en compte (du moins cette fois-ci) : la correction des aberrations chromatiques.  J’ai pourtant tout essayé, mais le résultat que vous observez est le meilleur que j’ai pu obtenir :-(

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5D-800-125-Lr2vsLr3-1-4

Canon Eos 5D – 800Iso – Traitement d’exposition: +1,25

Comment ne pas échapper à un comparatif avec DPP… Je n’ai pas résisté. Pas facile pourtant à réaliser, car il faut chercher à avoir un rendu comparable, tout en faisant en sorte que l’ensemble de la photo reste équilibré. Pour ce cas, j’ai placé le curseur de netteté de DPP à +6, la correction du bruit de chrominance à +6 également et la correction du bruit de luminance à +2. Je ne dépasse JAMAIS +3, sinon les détails sont bien trop lissés. Coté rendu, j’ai du mal à me déterminer et même les tirages papiers que j’ai faits n’ont pû me départager…sauf pour les aberrations chromatiques. Donc un léger avantage encore à DPP pour sa capacité à traiter plus efficacement les franges colorées, mais Adobe a pratiquement comblé son retard par rapport en DPP !

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5D-800-Lr3vsDPP-1-4

Canon 5D – 800Iso –

Nikon D200

Comme pour les RAW Canon, j’avais pris l’habitude d’utiliser Capture Nx pour traiter les fichiers difficiles, Lr n’étant pas très à l’aise à ce petit jeu. Mais qu’en est-il avec Lr3 ? La première figure ci-dessous démontre encore une fois la supériorité de Lr3 par rapport à Lr2. Le traitement des ombres est nettement à son avantage.la petite correction d’expo de +0,33 doit aider un peu… On aperçoit même la trame du tissu du pull noir. +1 pour Lr3.

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D200-800-033-Lr2vsLr3-4

Nikon D200 – 800Iso – Traitement d’exposition: +0,33

Alors, qu’en est-il fasse à Nx… Là encore, on n’est pas loin du rendu (pas en colorimétrie) de l’un par rapport à l’autre. Pour ce test, j’ai affiné Nx au mieux avec une intensité à +3, un curseur netteté réglé à +5, le tout en Haute qualité.

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D200-800-033-Lr3vsNx-4

Nikon D200 – 800Iso – Traitement d’exposition: +0,33

Sony A900

Bien mal menés par Lr2, abandonnés par le soft livré avec le boitier, les possesseurs d’A900, n’avaient par d’autres recours que de se tourner vers Dxo pour obtenir la quintessence de leurs RAW (ARW). Bien dommage quand on sait les qualités du boitier. Dès qu’on y met l’oeil dans le viseur et qu’on le prend en main, on a tout de suite envie de le se l’approprier :-) Et bien, de tous les comparatifs, le résultat le plus bluffant est bien celui-ci. Lr3 mérite la mention « Sony approuved » :-) De quoi réconcilier les « sonystes » qui semblaient bien avoir étaient abandonnés par Adobe !

Particulièrement sous-exposé, l’exemple ci-dessous (à 1600 Iso) a subi une correction d’exposition de +1,63 et le résultat obtenu avec Lr3 est tout simplement inattendu !

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Sony Alpha-1600-plus163-4

Sony A900 – 1600Iso – Traitement d’exposition: +0,33

Conclusion

Le nouveau moteur de Lr3 arrive à point nommé et risque de finir d’assoir Lightroom dans le rôle de leader des logiciels de post-traitement. Avec la version 2 Adobe avait frappé un grand coup dans le monde des catalogueurs avec un module Bibliothèque fortement remanié ; avec la version 3, Adobe valide véritablement un nouveau standard de logiciel destiné aux photographes. Avec l précédent moteur d’ACR, je me contentais de dire que Lr était un DAM doté de fonctions de traitement d’image. Aujourd’hui, la donne semble changer et le retard en terme de qualité par rapport aux dématriceurs « maison » (DPP, Nx…), s’est largement resserré et se trouve relativement négligeable en comparaison de la polyvalence et surtout de la possibilité d’avoir un workflow tout RAW non destructif. Seul DPP de par sa gratuité garde un léger avantage.

Reste un dernier palier à franchir avec l’ajout de modules tiers tel que par exemple Dxo qui ne se laisse pas abattre et qui garde un avantage dans le traitement des hautes sensibilités (hormis la correction des défauts des objectifs).

Astuce

Il est possible d’utiliser le moteur de conversion de Lr2 dans Lr3 et vice-versa. Ca se passe dans le  menu Settings>Process version.

– Version 1 : moteur de Lr2.

– Version 2 : moteur de Lr3.

Prise en main rapide du Canon 7D

Hier, j’ai profité de mon passage à Visa 09 à Perpignan pour prendre en main le nouveau Canon 7D. Je ne vais pas vous rejouer le communiqué de presse de Canon, ni même la traduction de DP Review… Juste quelques lignes pour confirmer ce que la fiche technique laisse entrevoir. Sur le stand canon Pro tout était prêt pour l’évènement… sauf la presse et les professionnels de la photo. Il était d’ailleurs étonnant de ne pas voir une longue file d’attente pour mettre la main sur le nouveau joujou.

Profitant du manque de concurrence de la part de mes confrères, il ne fût dès lors pas très difficile d’empoigner un de ces boitiers et de le porter à hauteur de mes lunettes. Quel plaisir ! Sans être du niveau de celui d’un Alpha 900, la différence entre un 5D de première génération et ce 7D est flagrante. C’est lumineux, large et la notion de confort s’en voit nettement améliorée.

L’obturateur

Dans la foulée, on ne résiste pas à enfoncer l’obturateur. Oups, le bruit est complètement différent de ce que l’on avait l’habitude d’entendre. Je ne saurais vous le décrire, mais ce qui est évident c’est qu’un un gros effort a était produit pour offrir une plus grande discrétion. Rare dans cette gamme d’appareil et notamment chez canon, la vélocité de l’obturateur.  Avec un cadence à 8 images/secondes, ça déménage. D’ailleurs sur le modèle essayé, j’ai trouvé le déclencheur un peu sensible et le moteur s’emballait rapidement. A vérifier sur d’autres modèles. Pour finir, l’obturateur serait donné pour 150 000 déclenchements. Mais ne prenez pas cette donnée pour argent comptant car l’obturateur est une pièce d’usure et s’il vous abandonne à 100 000 vous pourriez avoir du mal à faire valider son remplacement par le SAV.

L’autofocus

Un petit coup d’oeil sur la configuration de l’AF que je passe rapidement en mode de suivi. Petit déplacement du boitier en translation pour valider si les ingénieurs ont bien travaillé… Là encore, même si les essais furent rapides, ils confortent la fiche technique. L’AF est particulièrement réactif, et ce, malgré la faible lumière ambiante et l’utilisation un objectif n’ouvrant pas une ouverture à 2,8 (nouveau 15-85  f/3,5-5,6 IS USM).

Pour en finir avec l’AF, j’ai choisi un des capteurs latéraux le plus excentrés pour vérifier la pertinence de la précision de ceux-ci. Surprise : résultat excellent. Alors que dans la même configuration, il est quasiment impensable d’avoir une mise au point rapide d’un des capteurs excentrés de mon 5D, ici, avec le 7D, c’est du sans fautes. Même si la plage de détection reste encore un peu centrée (il faut bien trouver à redire…) ce nouveau module est franchement réussi. Restera à confirmer tout ça dans des tests terrains poussés.

Côté mesure d’exposition, ne pouvant mettre une carte Compact Flash (les représentants Canon anglais qui avaient apporté les boitiers nous surveillaient de prêt) , il est dès lors très délicat de juger de sa pertinence… Et il en est forcément de même pour la qualité des images !

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Prise en main

Ce qui plait tout de suite, ce sont les détails de prise en main. Cette fois-ci les utilisateurs on réellement étaient écoutés. Et on retrouve ça dans des détails tels que le déplacement du commutateur ON-OFF qui se retrouve maintenant sous la molette de choix des modes de prise de vue. Il n’aura fallu que quelques années pour se rendre compte que le positionnement juste sous la roue codeuse faisait qu’il pouvait être accroché par la ceinture et basculer trop facilement d’un état à un autre. La remarque valant aussi pour le verrouillage de cette roue codeuse et l’ancien système laisse place à  un bouton en translation horizontale. Dans le même genre, les boutons d’activation de la mémorisation de prise de lumière ou de sélection des capteurs AF sont plus saillants et du coup plus facile à trouver et évite de quitter l’oeil du viseur pour les activer.

Autre point qui va plaire à ceux qui viennent de chez Nikon,c’est une touche supplémentaire configurable située juste à gauche du déclencheur. Mais, il y en a pour tout le monde et les éventuels anciens « Pentaïstes » se réjouiront de voir un bouton permettant de choisir de shooter en RAW sans avoir à passer par le menu de base.

Le menu… justement, parlons-en. Si les boitiers canon ont pour réputation de pouvoir être facilement et rapidement pris en main, le menu de configuration avec l’implémentation de nouvelles fonctions (affichage d’un niveau en mode Live View, gestion du groupement des capteurs AF…) demandera à ce que vous jetiez au moins un rapide coup d’oeil à la documentation. Mais là encore, on n’en est pas au niveau d’autres marques et avec le manuel en support vous vous en sortirez très bien. Notez qu’un menu personnalisé peut être créée permettant alors une rapide configuration des fonctions que vous utilisez le plus souvent.

Petit regret, je n’ai pas pû tester la compatibilité du pilotage d’un flash à l’aide du flash interne. Je ne doute pas que cela fonctionne très bien avec des flashs de la marque, mais j’aurais voulu savoir comment se comportait mon Metz AF1… Toujours coté flash, Canon annonce une synchro au 250ème.

Canon 7D

Juste pour finir, j’ai aussi monté le tout nouveau 100 Macro IS Hybrid. L’objectif est beau, relativement léger, en tout cas pas vraiment plus lourd que le modèle non IS. Bien que l’environnement qui m’entourait ne se prêtait pas franchement à ce type de cliché, jetez un oeil à l’image ci-dessus. J’ai fait la mise au point sur le logo Canon de l’objectif. La vitesse d’obturation est au 1/15s.

Pour conclure, je remercie chaleureusement le service pro Canon France pour son accueil et sa disponibilité. C’est à souligné ;-)