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Visa d’Or 2012

LA 24ème édition du festival du photojournalisme Visa pour l’image a rendu son verdict pour les VISA d’Or qu’il attribue chaque année.

En omettant la crise économique, l’actualité marquant notre quotidien en ce moment porte essentiellement sur l’écologie et les mouvements de révolte et d’insurrection dans les pays arabes. Dans ce contexte, rien d’étonnant que ce sujet ait été mis à l’honneur.

Premier lauréat, Eric Bouvet s’est vu remettre un VISA d’or dans la catégorie News pour son reportage sur Bab al-Azizia (Libye), réalisé depuis la caserne fortifiée de Mouammar Kadhafi en août 2011. Ce photoreporter est bien connu du public et de la profession. Il est un spécialiste de ce type de sujet ; de la chute du mur de Berlin, à ce reportage, en passant par la libération de Nelson Mandela, il couvre et sait couvrir ces fait d’actualité.

Pour rester au coeur du printemps arabe, le New York Times s’est vu décerné le Visa d’or de la catégorie Presse quotidienne avec le reportage de Tomas Munita sur la Syrie (janvier 2012). Enfin, le Visa d’Or Humanitaire du Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a été remis à Mani pour son travail sur la précarité des soins, notamment d’urgence.

Dans ce tour du monde, de l’actualité, nous quittons l’Afrique du Nord pour des pays aussi éparpillés que le Yemen, l’Afghanistan ou l’Inde, pour un reportage sur « Les petites filles que l’on marie« . Un sujet choc, avec de superbe images. Ce reportage du National Geographic Magazine, on le doit à Stéphanie Sinclair. Pour l’occasion, c’est un Visa d’Or dans la catégorie Magazine qui est venu récompenser cette association.

La gente féminine reste à l’honneur avec Sarah Caron et son projet de reportage sur les femmes pachtounes au Pakistan. Elle se voit décerner le prix Canon de la femme photojournaliste.

Le couvent des minimes est un lieu magique pour ces expositions…

Parmi les prix hors Visa d’or, le Prix de la Ville de Perpignan Rémi Ochlik revient à Sebastián Liste (Getty Images) pour son travail sur les habitants d’une chocolaterie abandonnée du centre de Salvador de Bahia, au Brésil.

La Bourse Getty Images for Editorial Photography, récompense elle, Bharat Choudhary (Le silence des autres), Sebastián Liste, (Le Far Westbrésilien), Paolo Marchetti, (Le réveil du fascisme européen) et Kosuke Okahara,(Fukushima, extraits). La crise économique s’étant un peu invité au festival, la Bourse Pierre & Alexandra Boulat a été remise à Maciek Nabrdalik pour son projet sur les migrations économiques en Europe.

VISA pour l’image 2012

Coup de coeur de FOTOPASSION, le prix France24-RFI du Webdocumentaire a été décerné à « Défense d’Afficher« , un webdocumentaire sur le phénomène du street art dans huit villes du monde, réalisé par Jeanne Thibord, Sidonie Garnier et François Le Gall.

Pour conclure le palmarès, les Prix ANI/PixPalace et la Bourse Ian Parry ont consacré Misha Friedman, (Mourir de la tuberculose en ex-Union Soviétique) et à Adrian Fussel, (Mon nom est victoire). Notez que le jury a accordé une mention spéciale du jury à Marcelo Pérez del Carpio et ses félicitations à Hilde Mescis Kleven.

ATTENTION : le festival se poursuit toute cette semaine et le week-end qui vient : Voir le site et les exposition du festival VISA pour l’image.

La semaine du 17 au 21 septembre étant consacré au secteur de l’éducation.

VISA pour l’image Edition 2012 : du 1 au 16 septembre

Après la révolution numérique, le printemps arabe en 2011, les éléments naturels qui redessinent notre avenir au quotidien, la violence des mineurs, les actuels évènements en Syrie, l’actualité est riche et 2012 n’y échappe pas.

Tout cela, on le doit à des hommes et des femmes qui risquent leur vie au quotidien. C’est ce qui est arrivé à Rémi Ochlik et Marie Colvin ce 22 février 2012. Ils ont perdu tous 2 la vie à Homs en Syrie lorsqu’ils étaient en reportage. Morts dans des conditions toujours restées étranges…

Heureusement, leurs escapades ne finissent toujours pas aussi dramatiquement, mais combien ont vu leur vie de famille partir en décrépitude ?

Il n’y a donc rien de plus normal que de leur rendre hommage. C’est dans cette optique que pour la 24ème fois, la ville de Perpignan accueillera le Festival International du photojournalisme «VISA pour l’Image». Pour l’occasion, le grand prix de la ville de Perpignan a été rebaptisé Prix de la ville de Perpignan Rémi Ochlik. Un bien beau témoignage rendu à ce jeune photoreporter, qui en 2004 avait déjà exposé sont travail sur Haïti à Perpignan. Il avait alors seulement 21 ans…

Comme toujours, ce sera l’occasion de découvrir pendant prêt de 15 jours (du 1 au 16 septembre) le travail de ces photojournalistes qui écument la planète à la recherche de sujets inédits ou pour certains politiques font minent de ne pas en connaitre la nature, ni les conséquences. 15 jours d’expositions gratuites, de projections nocturnes, de remises de prix et de rendez-vous avec des passionnés de l’image.

Source

Site VISA pour l’Image

Télécharger l’application Visa pour l’Image sur l’AppleStore

Expositions – du samedi 1er au dimanche 16 septembre 2012
Semaine professionnelle – du lundi 3 au dimanche 9 septembre 2012
Soirées de projection – du lundi 3 au samedi 8 septembre 2012
Transmission pour l’image – du lundi 3 au mercredi 5 septembre 2012
Semaine scolaire – du lundi 17 au dimanche 21 septembre (sur rendez-vous)

Résultats des Visa d’Or 2011

Depuis ce dimanche, les résultats des prix remis lors du 22ème Festival international du photojournalisme de Perpignan sont tous décernés. Depuis 3 ans, mon chouchou reste le prix décerné au meilleur Webdocumentaire. Chaque année, France24 et RFI félicite et promeut ce que l’on appelle aussi un POM (Petite Oeuvre Multimedia). Mis à part le coté informatif je trouve ce concept très original. Les lauréats de cette édition étaient qualitativement d’un niveau très élevé.  Au final, c’est le Webdocumentaire « La Zone » qui remporte la palme, mais je les aurais bien mi ex-aequo !


Observez bien l’interface des Webdocumentaires.. Leur interface recèle des trésors d’ingéniosité…

Sources

VISA pour l’image fermera ses portes le 11 septembre et sera consacré aux groupes scolaires la semaine du 12 au 16 septembre : Consultez le site pour en savoir plus…

=> Les VISA d’Or

=> Tous les Webdocumentaires ayant concouru

VISA 2010… à suivre

De retour de Perpignan, je vais vous livrer mes impressions pour cette cuvée 2010 de VISA. Ayant pu jouir vendredi dernier d’une superbe journée. Bien chaude, comme sait en produire le mois de septembre dans cette région du sud de la France. Heureusement, les ruelles sont bordées de hautes bâtisses et l’ombre est facile à trouver… Quel bonheur de prendre son déjeuner à l’ombre d’un platane, juste au pied des escaliers de la chapelle du Tiers d’ordre.

Après un repas léger bercé par l’accent hispanique et anglo-saxon de mes confrères, je me suis aventuré dans à monter les quelques marches qui me séparaient de mon premier choc visuel.

Du beau…

J’avais eu le nez fin… Attablé à 12H00 précise, je me suis trouvé alors à la bonne heure pour apprécier (sans se serrer les coudes) paisiblement l’exposition de Danielle et Olivier Föllmi, « Sagesse de l’humanité ». Je suis resté réellement bouche bée devant certaines images. Il y avait tout : la netteté, la couleur, la douceur et surtout de la profondeur. Profondeur amplifiée par le texte qui accompagne chacun des clichés. Chaque phrase étant une pensée fondamentale d’un grand maitre de la sagesse de tout horizon.

Non loin de là, juste à une calade de pierre, on trouve l’Eglise des Dominicains. L’antre est vaste et héberge ici 4 expositions. C’est là que les organisateurs ont choisit de placer un tirage géant (en fait tirages assemblés…) de Michael Nichols représentant un gigantesque Séquoia avec quelques malheureux bûcherons  qui l’escaladent. Ils paraissent proportionnellement si ridicules… Malgré leur imposante stature, ces vieillards de parfois plus de 2000 ans (pour 90 mètres de haut), sont la proie de la guerre du bois… A l’heure actuelle, il ne resterait plus que 5% de la forêt originelle…

La photo de cet enfant qui se tourne vers le photographe, les yeux noyés de larmes par la mort de ses moutons m’a profondément ému. On pouvait sentir sa présence tellement sont expression était forte. Sans rage, sans haine, mais pleine de dépit.

Ceinturant l’intérieur de l’église, vous trouverez aussi des sujets tels que « Nous avons foi en Dieu » ou « Derrière le rideau : échos des ultimes bastions communistes », « Bangkok de tous les dangers ». Si ma mémoire est bonne, c’est dans cette série que l’on trouve un jeune enfant qui se tourne vers le photographe. Ses yeux sont noyés par les larmes. On peut lire dans son expression, une profonde tristesse mais aussi de l’incompréhension et beaucoup de résignation. C’est ça, saisir l’instant juste. J’ai vraiment été marqué par ce cliché. Il m’a bouleversé.

De la rigolade…

Après cette première mise en jambe, direction le couvent des minimes. Placé sur le haut de la ville, ce cloître qui date du 17ème, renferme le noyau dur de VISA.

Après avoir traversé une grande cour ensoleillée (pas un seul centimètre d’ombre, si ce n’est celle de 2 ou 3 marches d’escalier), une petite entré sur la gauche vous happe vers l’intérieur du couvent. Avant de poursuivre, un petit café pris dans la cour du couvent est de mise. Ce petit entracte terminé, je reprends mon chemin.

Ce jeune garçon souffle dans le vagin pour renforcer la fertilité de cette vache…

Ici, plus d’un quinzaine d’auteur exposent. Vous en trouverez de toutes les tendances. Du noir et blanc, à la couleur, du sujet de société, à la catastrophe naturelle en passant par la guerre, tout les vents de l’actualité sont cloitré (sic) ici.

Je ne serai pas honnête de vous dire que tous m’ont emportés. Mais j’avoue un faible pour Kazuyoshi Nomachi et Andrea Star Reese. S’il est des clichés du premier qui m’ont mis en admiration mais qui m’ont aussi fait sourire, ceux d’Andrea Star sont bien différents, mais beaucoup apprécié son exposition et notamment l’ambiance retranscrite.

Dur, dur…

Abandonner le couvent sans passer par le premier étage serait comme déguster une tarte aux fraises sans les fraises…

C’est à ce niveau que l’on trouve l’ensemble des photos du World Press Photo. Âmes sensibles s’abstenir. En effet, je tiens à alerter ceux qui ne sont jamais allés à VISA, ici les photos peuvent vous choquer et je ne vous invite pas à y aller accompagner de jeunes enfants. La mort, le sang et la détresse sont largement présents. Mais c’est aussi le travail du photo-reporter. Montrer cette partie sombre du monde : guerre, lapidation… Rien n’est caché. On en vient à se demander comment ces photographes arrivent à dormir après avoir été les témoins de telles horreurs. Il faut être solide pour endurer et oser s’aventurer à montrer ça.

Âmes sensibles s’abstenir…

Fin…

Malheureusement, ayant assisté toute la matinée à des conférences, le temps que j’avais de libre ne m’a pas laisser l’occasion de poursuivre ma visite de VISA 2010. Je vous invite donc à vous rendre sur le site officiel pour préparer votre prochaine destination : Perpignan ! Sachez juste que cette semaine est la dernière semaine ouverte au public (jusqu’à dimanche 12 septembre).

Prix et Visa d’Or

Lors des soirées de la semaine passée, de nombreux prix et des Visa d’Or ont été remis. Consultez cette page pour connaître les heureux gagnants. En complément, Benjamin Favier (Le Monde de La Photo) vous présente le gagnant du prix France24-RFI décerné au meilleur Webdocumentaire.

Le nouveau classement RSF…

Le moins que l’on puisse dire c’est que ce n’est pas joli, joli… A l’heure où l’on pronne les vertues de la démocratie, l’esprit d’ouverture dans le pays des droits de l’homme, on peut constater que la mise en application est difficile, voir douloureuse.

Sans faire de militantisme ni sans vouloir attaquer qui que ce soit, je me permets de vous rappeler que comme chaque année, Reporter Sans frontière publie son classement mondial de la liberté de la presse. Qu’on le veuille ou pas, en 7 ans, la France a perdu 22 places, passant de la 11ème à la 43ème. L’Italie et l’Espagne étant quant à eux relégués bien après nous… Par contre, félicitation à la Finlande qui depuis 2002 reste toujours dans le trio de tête.

RSF

Comme si le malaise de la profession de photographe ne suffisait plus, maintenant, on bride aussi le métier de reporter… C’est pas gagné.

Le site de Reporters Sans Frontières

VISA 09 c’est maintenant

Loin du brouhaha aoûtien, chaque année le festival international du photo-journalisme prend ses quartiers  dans la vieille ville de Perpignan. Pendant les deux premières semaines de septembre (du 29 août au 13 septembre 2009) la capitale Catalane vit au rythme de l’actualité Mondiale.

Visa est le lieu de rencontre entre photographes professionnels et amateurs de tout bord, mais c’est aussi l’occasion de voir des images banales de la vie et de la mort… Banales pour ceux qui les vivent, mais pas pour les autres !

VISA09

Si vous êtes du genre à vous épancher sur vos malheurs faites un tour à Perpignan (la météo est toujours clémente en cette période). Visa agira alors comme une thérapie et vous verrez que la vie est courte et que chaque moment de bonheur doit être apprécié à sa juste valeur.

Avant de vous rendre sur place, jetez un oeil à l’Applestore et téléchargez VISA09 pour iPhone. Cette application vous sera fort utile pour trouver rapidement les expositions suceptibles de vous intéresser…

Dans le cas où vous ne puissiez vous y rendre, sachez que cette année, Visa pour l’image a été l’occasion de primer un nouveau style de reportage : les Webdocumentaires. Pour en savoir plus, consultez consultez cette petite brêve ainsi que la liste des documentaires qui se trouvaient en finale.

France24-RFI